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monoculture de maïs: rappel de certaines vérités

Communiqué de l’AGPM ( Association générale des producteurs de maïs)

L’AGPM entend dénoncer le dogmatisme de certaines associations environnementalistes,fustigeant des pratiques agricoles sans en connaître la réalité agronomique, économique, environnementale et paysagère.

Dans un récent communiqué, FNE demande de renoncer à la monoculture de maïs dans le cadre de la rédaction d’une nouvelle version du plan Ecophyto par le Député Dominique Potier.

Paradoxalement, elle en appelle à l’agroécologie et à la réduction de la chimie ignorant précisément tous les atouts du maïs à ces sujets. L’AGPM tient à rappeler certaines vérités.

Econome en intrants:

Le maïs est la grande culture pour laquelle les indices de fréquence de traitement (IFT) sont les plus bas. Il est donc stupide de limiter le maïs… pour diminuer le recours à la chimie.

Territoriale:

La monoculture de maïs s’explique par des spécificités géographiques, pédoclimatiques et économiques de certains de nos territoires. Sa suppression signerait l’arrêt de morts de nombreuses petites et moyennes exploitations et déstabiliserait des filières entières de produits transformés reposant sur la maïsiculture (productions animales labéllisées, filières spécialisées maïs semence et maïs doux…).

Performante:

La monoculture de maïs rime avec performance économique et environnementale. L’augmentation tendancielle des rendements en maïs sont là pour le prouver. Elle est compatible avec la biodiversité, en témoignent la diversité paysagère des zones où elle est présente.

Respectueuse des sols :

La monoculture préserve la fertilité des sols par une restitution importante de biomasse combinée à la pratique du mulching qui permet de garder une couverture hivernale limitant ainsi l’érosion.

Dans un contexte où l’agriculture française se doit de produire plus et mieux, gardons-nous des recettes toutes faites et empreintes de dogmatisme.

L’AGPM en appelle à des solutions pragmatiques compatibles avec la préservation de notre agriculture avec ces spécificités et de nos filières porteuses d’emplois et de valeur ajoutée.

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Conditions météo et tensions politiques se répercutent sur les marchés alimentaires

Premières estimations des marchés alimentaires mondiaux en 2014/15

Photo: ©FAO/Olivier Thuillier

Perspectives de l’alimentation est une publication semestrielle qui présente l’évolution des marchés mondiaux des produits destinés à la consommation humaine et animale

Les conditions météorologiques dans divers pays et les tensions politiques dans la région de la mer Noire ont rendu les marchés alimentaires plus volatils, selon le dernier rapport de la FAO Perspectives de l’alimentation.

Dans sa première grande estimation pour 2014, la FAO situe la production céréalière mondiale à 2 458 millions de tonnes (y compris le riz usiné), en recul d’environ 2,4 pour cent par rapport au record de 2013, même si elle devrait encore rester au deuxième niveau de tous les temps.

Le fléchissement sera probablement plus marqué pour les céréales secondaires, bien que les niveaux de stocks demeurent relativement élevés. D’après les analystes, il n’y a pas lieu de s’inquiéter à ce stade, avant le début des campagnes principales de 2014/2015 – pour autant que les flux commerciaux ne subissent pas les répercussions des tensions dans la région de la mer Noire.

Dans l’ensemble, les stocks céréaliers mondiaux devraient rester à des niveaux relativement confortables, selon le rapport, une publication semestrielle présentant la situation du marché à court terme et les perspectives des principales denrées alimentaires. Compte tenu de la baisse des prix et des conditions météorologiques liées au phénomène El Niño, la production de riz pourrait reculer en 2014, en particulier en Asie. En Thaïlande, un repli des prix à la production pourrait être le principal facteur à l’origine d’une contraction des semis et de la production de riz.

En revanche, le commerce international pourrait atteindre des niveaux record en 2014, sous l’effet d’une offre abondante des pays exportateurs et d’achats accrus des importateurs traditionnels comme le Bangladesh, l’Indonésie et les Philippines.

La facture des importations alimentaires mondiales de 2014 pourrait se stabiliser à 1 290 milliards de dollars. En revanche, les factures des produits animaux devraient augmenter, soutenus par la hausse des volumes d’échanges et des prix.

Viande et produits laitiers

La production de viande et de lait devrait progresser en 2014. La production mondiale de viande passera à 311,8 millions de tonnes, soit un accroissement de 1,1 pour cent par rapport à 2013, traduisant la croissance dans les pays en développement qui portent essentiellement la hausse de la demande mondiale.

Il existe des différences marquées entre les types de viande, avec une reprise de la viande bovine et de volaille et une baisse de la viande de mouton et de porc. La volaille demeure le principal produit échangé avec 43 pour cent du marché total, suivie du bœuf, du porc et du mouton.

Si les cours mondiaux sont restés à des niveaux historiquement élevés depuis le début de 2011, sans signe de fléchissement général, les cours internationaux des produits laitiers ont reculé en mars et en avril, affichant des niveaux proches de ceux d’il y a un an.

Selon les prévisions, le commerce du lait devrait augmenter de 1,8 pour cent, s’établissant à 69 millions de tonnes, principalement sous l’effet de la demande croissante de l’Asie.

Pêches

La reprise économique des marchés traditionnels tels que les Etats-Unis et l’Union européenne dope la demande mondiale de poisson et de produits de la pêche, avec l’intérêt déjà soutenu des économies émergentes comme le Brésil et le Mexique.

Cette demande, associée à une pénurie de l’offre de certaines espèces d’élevage et sauvages, a stimulé les niveaux des cours mondiaux. Une fois encore, le phénomène El Niño pourrait réduire certaines prises en Amérique du Sud.

Saumon, crevettes, pangasius et tilapia font partie des espèces issues de l’aquaculture les plus demandées, tandis que celles des pêches de capture sont les crevettes, les calmars, le poulpe et le hareng. Les prix étaient légèrement en repli pour le thon, le maquereau et la morue.

Huiles et tourteaux

En 2013/2014, les cours des huiles et des tourteaux se sont raffermis compte tenu d’un équilibre précaire aux Etats-Unis, d’un ralentissement de la croissance dans la production d’huile de palme et d’une baisse des estimations de la production de soja.

La consommation mondiale des huiles et des tourteaux devrait continuer à augmenter, stimulée par la hausse de l’offre et la demande croissante des pays en développement en Asie, même si la consommation pourrait rester en deçà des prévisions face à la fermeté des cours internationaux et des amples disponibilités de maïs.

Sucre

La production de sucre a accusé des baisses marginales mais les échanges devraient être plus élevés, compte tenu de la demande accrue des pays importateurs.

Indice des prix alimentaires

Parallèlement, la FAO a publié son Indice mensuel des prix des produits alimentaires qui avoisinait les 209,3 points en avril 2014, en recul de 3,5 points (1,6 pour cent) par rapport à mars, et de 7,6 points (3,5 pour cent) par rapport à avril 2013, essentiellement sous l’effet d’une forte diminution des prix laitiers et d’une légère baisse de ceux du sucre et de l’huile végétale. En revanche, les prix des céréales et de la viande ont été légèrement plus soutenus.

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Voir également le bulletin mensuel AMIS Market Monitor qui passe en revue les principales cultures vivrières préparé par le Système d’information sur les marchés agricoles (AMIS) du G-20, hébergé au siège de la FAO à Rome.

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La ministre de l’écologie veut plus de biogaz : un voeu pieu sans le maïs

Lors d’une conférence de presse pour présenter les priorités de son ministère, la Ministre
de l’Ecologie a déclaré vouloir « au niveau national, une unité de méthanisation par canton rural ».

L’AGPM se félicite de cette déclaration qui dynamise le rôle de la méthanisation agricole dans la
production nationale de biogaz déjà soutenue par le Ministère de l’Agriculture.

L’AGPM est cependant consternée par le parti pris négatif affiché à l’encontre du maïs et son
utilisation en méthanisation alors même que sa productivité et sa polyvalence lui permette de
répondre efficacement au « produire plus et mieux » affiché par le Président de la République
François Hollande

L’AGPM regrette ce refus dogmatique d’utiliser des cultures énergétiques, et notamment le maïs, car
elles sont le plus souvent indispensables pour alimenter des installations économiquement viables.
En effet, les cultures énergétiques dédiées, ou s’appuyant sur l’utilisation innovante de Cultures
Intermédiaires à Vocation Energétique (dérobées, réalisation de 3 cultures en 2 ans), apportent un
pouvoir méthanogène complémentaire des effluents d’élevage, qui le sont peu. Ces systèmes, dans
lesquels le maïs a toute sa place, permettent donc de répondre aux enjeux de production
alimentaire, d’énergie et de couverture des sols. Enfin, la méthanisation peut constituer un élément
de stabilité du revenu des exploitations, céréalières ou d’élevage, et dans certains cas, un apport
d’engrais appréciable.

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MAÏS : ÉCONOMIE ET ENVIRONNEMENT

La Confédération Européenne de la Production du Maïs (CEPM), qui regroupe les
producteurs européens de maïs, renforce sa présence à Bruxelles en organisant le 24 avril un
séminaire sur les solutions agro-économiques innovantes offertes par la culture du maïs
dans le cadre du verdissement de la Politique agricole commune (PAC). Le séminaire a
permis de débattre entre les 70 personnes présentes : représentants des Institutions
européennes, conseillers de Représentations Permanentes, représentants d’associations
sectorielles et environnementales comme BirdLife Europe, et journalistes.

La couverture hivernale des sols après maïs garantit le maximum de bénéfices
agronomiques et environnementaux, quand elle respecte les préconisations voulues. A
défaut de pouvoir réaliser la couverture hivernale, une alternative existe : le « mulching »,
une technique agronomique pratiquée depuis 300 ans dans les vallées de grands fleuves.

Le « mulching », qui consiste à broyer les résidus de culture et les incorporer
superficiellement au sol, est particulièrement adapté à la culture du maïs car les cannes de
maïs ne sont pas utilisées ni exportées. Cette gestion raisonnée des résidus permet, en
outre, d’obtenir d’excellents résultats en termes de restitution de matières organiques, de
séquestration du carbone et de protection contre l’érosion, mais également de réduire les
risques de maladies et parasites sans avoir recours aux produits chimiques.

Concrètement, pour continuer à être appliqué, le « mulching » doit être reconnu par la
Commission comme « pratique équivalente » à la couverture hivernale des sols dans le
cadre du verdissement de la PAC. Pour ce faire, les Etats Membres doivent notifier à la
Commission leur intention d’accorder l’équivalence à ces pratiques. C’est la Commission qui,
en dernier ressort, sera décisionnaire.

En s’inscrivant dans une démarche proactive, le séminaire a clairement démontré l’intérêt
des pratiques innovantes proposées par le secteur du maïs pour le verdissement de la PAC,
sachant que sur le long terme ces solutions devront se généraliser pour anticiper les futures
orientations de la PAC à l’horizon 2020.

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Consultation du public sur un projet d’arrêté d’abrogation relatif à la lutte contre chrysomèle des racines du maïs

Le présent projet d’arrêté vise l’abrogation de l’arrêté du 28 juillet 2008 modifié du ministre en charge de l’agriculture relatif à la lutte contre Diabrotica virgifera virgifera Le Conte et ce, au regard de l’évolution réglementaire de l’Union Européenne en la matière.

Contexte des projets de décisions

La chrysomèle des racines du maïs est aujourd’hui listé dans l’annexe I, partie A, chapitre II de la directive 2000/29/CE, concernant les mesures de protection contre l’introduction et la propagation dans l’Union d’organismes nuisibles aux végétaux ou aux produits végétaux.

Les mesures de lutte obligatoire sont définies au niveau européen dans la décision 2003/766/CE modifiée relative aux mesures de surveillance et de lutte obligatoire en vue d’éradication ou confinement de l’insecte sur le territoire de l’Union.

La directive d’exécution 2014/19/UE de la Commission du 6 février 2014 a modifié le statut de cet organisme en le supprimant de la directive 2000/29/CE.
En outre, la décision 2003/766/CE modifiée a été abrogée par la décision 2014/62/CE du 6 février 2014.

Cette évolution réglementaire fait suite au constat que la chrysomèle du maïs est aujourd’hui établie sur une grande partie du territoire de l’Union. Si aucune mesure ne permet plus désormais d’espérer son éradication ou confinement, des moyens de contrôle efficaces et durables peuvent par contre être mis en œuvre pour réduire au minimum l’impact de cet organisme sur le rendement du maïs, notamment par une rotation des cultures.

Au niveau national, en application de ces dispositions européennes, la chrysomèle du maïs est considéré un organisme de lutte obligatoire en tout temps et tout lieu. L’arrêté ministériel du 28 juillet 2008 modifié impose une surveillance officielle et des mesures de lutte obligatoire dans les zones d’éradication (mesures dans les zones délimitées de 6 km de rayon autour des piège ayant capturé l’insecte) ou en confinement (mesures sur la totalité du territoire des départements concernés par la chrysomèle).

Ces mesures, définies conformément aux prescriptions de la décision 2003/766/CE, consistent en des traitements contre les larves ou les adultes de l’insecte ou en la mise en place de la rotation des cultures.

Au vu de l ‘évolution réglementaire européenne, ces mesures nationales de lutte obligatoire seront levées par abrogation de l’arrêté ministériel du 28 juillet 2008 modifié.

Modalités de la consultation

La période de consultation est ouverte du 20 mars au 10 avril 2014 inclus.
Les observations peuvent être envoyées dans ce délai à l’adresse électronique suivante :
bssv.sdqpv.dgal@agriculture.gouv.fr

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Un projet d’arrêté interdisant la culture du maïs transgénique MON810 soumis à la consultation du public

Conformément à l’engagement pris par le Président de la République à l’occasion de la Conférence environnementale de 2012, Philippe MARTIN, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, et Stéphane LE FOLL, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, rappellent la détermination du Gouvernement à prendre les mesures nécessaires pour interdire la mise en culture de semences OGM afin de prévenir les risques environnementaux et économiques pour les autres cultures et l’agriculture.

Un projet d’arrêté visant à interdire la commercialisation et l’utilisation des variétés de semences issues de la lignée de maïs génétiquement modifié MON810, pour faire face aux risques environnementaux liés à la mise en culture de ces variétés est soumis à la consultation du public. Il entrera en vigueur avant les prochains semis.

Pour mémoire, le maïs MON 810 est un maïs génétiquement modifié pour lui permettre de lutter contre les insectes ravageurs du maïs. Il a été autorisé en 1998 sur la base de la directive (CE) n°90/220, dont les exigences en matière d’évaluation du risque étaient beaucoup plus faibles que celles mises en place à l’heure actuelle en application de la directive (CE) n°2001/18 qui l’abroge et la remplace. Une clause de sauvegarde avait été prise par le précédent Gouvernement mais celle-ci a été annulée par le Conseil d’Etat le 1er août dernier.

Une demande de renouvellement de l’autorisation du maïs MON810 est en cours dans le cadre du règlement (CE) n°1829/2003.

Le projet d’arrêté est consultable à l’adresse suivante : http://agriculture.gouv.fr/Consultation-du-public-MON-810
La consultation est ouverte du 17 février au 9 mars 2014 inclus. Les observations sur ce projet peuvent être adressées à l’adresse électronique suivante : consultation.ogm.dgal@agriculture.gouv.fr

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La culture du maïs OGM TC1507 autorisée dans l’Union Européenne

Un nouvel OGM, le maïs TC1507 du groupe américain Pionner, va être autorisé à la culture dans l’Union Européenne malgré l’opposition de 19 pays, a annoncé la Commission européenne. Les Etats membres ne sont en effet pas parvenus mardi à réunir une majorité pour la bloquer.

La France vote contre

Au total, 19 pays, dont la France se sont opposés à cette autorisation, mais ils ne totalisaient que 210 voix alors que la majorité de blocage était de 260 voix.

Les abstentions de l’Allemagne (29 voix), de la Belgique (12 voix), du Portugal (12 voix) et de la République Tchèque (12 voix) ont manqué, selon le décompte fait par le Conseil.

Cinq pays ont voté pour: Espagne, Royaume-Uni, Suède, Finlande et Estonie.

 » Il n’y a pas de majorité qualifiée contre et la Commission européenne doit approuver cette autorisation de culture. La Commission n’a pas d’autre choix que d’approuver l’autorisation de culture, mais elle n’a pas de date butoir pour le faire, à condition que le délai reste raisonnable » a indiqué Tonio Borg commissaire chargé de la Santé et de la protection des Consommateurs..

«Nous sommes dans une situation incongrue, car une minorité de pays est susceptible d’imposer un choix à une majorité», a pour sa part indiqué dépité le député européen savoyard Thierry Repentin.

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Projet de loi anti-OGM : une supercherie indigne

Communiqué de : Orama, UFS, AGPM, FNPSMS, relatif au projet de loi anti-OGM.

 » La proposition de loi de Monsieur le Sénateur Alain Fauconnier visant à interdire la mise en culture
de variétés de maïs génétiquement modifié est une supercherie indigne.

Cette proposition de loi est délibérément contraire au droit communautaire et porte atteinte à la
Constitution. Elle ne vise qu’à s’affranchir du contrôle du Conseil d’Etat dont la jurisprudence
confirme l’illégalité de telles dispositions.

Il ne peut être admis que des élus de la République bafouent l’Etat de droit en proposant, dans
l’urgence, une loi qui viole délibérément la hiérarchie des normes et qui ne résistera pas à la censure
du Conseil Constitutionnel ou de la Cour de Justice de l’Union Européenne.

Cette déconsidération des institutions est aussi un mépris des filières de productions agricoles
commençant par l’entrave, par des procédés dilatoires, à la liberté de semer des agriculteurs.

ORAMA, l’AGPM, la FNPSMS et l’UFS, qui avaient proposé au gouvernement une démarche
responsable et d’avenir, déplorent une telle orientation et en appellent à l’esprit de responsabilité
des parlementaires pour refuser de voter une telle loi et saisir le Conseil constitutionnel si cette
proposition venait à être votée. »

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2013 : année noire pour le maïs

La campagne de production 2013/2014 s’annonce sous les plus mauvais auspices pour le maïs grain et sera source d’importantes difficultés pour les maisiculteurs et leurs outils économiques.

Une réalité technico-économique qui impose de la clairvoyance et de la mesure dans les décisions prises en matière de facteurs de production et de politique agricole.

Des conditions météorologiques catastrophiques du printemps qui auront des conséquences très négatives en terme de rendement  avec des pertes estimées au niveau national à  10 % par rapport à la dernière moyenne triennale mais pouvant atteindre jusqu’ à 25 % voire 30 % dans de vastes régions maisicoles notamment du Sud-Ouest, de Midi-Pyrénées, d’Alsace et de Rhône-Alpes.

Parallèlement, une production mondiale et européenne de maïs au rendez-vous se traduit par une chute inexorable des cours alors que les coûts de production sont en progression constante.

En conséquence, des produits bruts qui ne couvriront pas les charges (séchage inclus) et donc une conjoncture dans laquelle, les soutiens directs seront la seule réponse pour parer à d’importants déficits d’exploitation.

Dans ce contexte, les décisions de politique agricole n’en sont que plus déterminantes pour  l’avenir de nombre d’exploitations maisicoles spécialisées. Il en est ainsi des facteurs de production nécessaires à la sécurisation des volumes (irrigation et réserves en eau, protection des plantes et homologation de molécules, … ).

Il en est également ainsi de la réforme de la P.A.C en cours dont on connaît déjà les impacts potentiellement très négatifs en raison de l’évolution des soutiens directs et de la non prise en compte des spécificités des exploitations maisicoles dans le dispositif du verdissement.

Autant de décisions qui traduiront la volonté ou non du Gouvernement d’accompagner des exploitations spécialisées, des systèmes de production spécifiques, des filières et des territoires confrontés au risque de la quadruple peine : perte de rendement, chute des prix, suppression de facteurs de production & PAC  discriminante.

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La SNCF vous donne la clé des champs

Les agriculteurs céréaliers s’associent à la SNCF pour une opération qui transforme les fenêtres de TGV en « écrans du savoir » agricole et rural. Jusqu’ au 12 mai 2013, la « SNCF vous donne la clé des champs » !

Passion céréales et SNCF vous donnent la clé des champs

La SNCF invite les jeunes voyageurs à découvrir la diversité des paysages agricoles et à reconnaître les éléments et les cultures qui composent la campagne française.

« À travers cette opération inédite, nous souhaitons révéler aux enfants le patrimoine culturel, naturel et alimentaire immense que composent les productions céréalières françaises » explique Jean‐François Gleizes, agriculteur et Président de Passion Céréales.

Grâce à un carnet d’observation illustré et avec l’aide de leurs parents, grands‐parents ou la complicité d’animateurs, les enfants apprendront à repérer dans les territoires traversés, les fermes, cultures et autres éléments de la biodiversité.

50 000 carnets seront offerts en gares parisiennes via le Pack Famille, un petit sac ludique contenant des jeux pour agrémenter le voyage. Ces carnets sont également distribués à bord des TGV Family circulant pendant les vacances de Pâques.

Certains voyageurs seront guidés à travers les paysages par des agriculteurs céréaliers qui embarqueront à bord de TGV évènements dans toute la France.

Enfin, un jeu concours accessible sur Internet et à bord, propose aux enfants de dessiner les paysages traversés. Un tirage au sort désignera les heureux gagnants .

Pour plus de renseignements:

Téléchargez le carnet d’observation illustré

Retrouvez le règlement du jeu-concours


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