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OGM : le droit a prévalu

Suite à la décision du Conseil d’État d’annuler la clause de sauvegarde portant sur le maïs Mon 810, l’AGPM (L’Association Générale des Producteurs de Maïs )  se félicite de constater que le droit à enfin prévalu sur des décisions arbitraires et démagogiques.

Une décision sans surprise… et qui souligne l’absence de risque

La décision rendue par le Conseil d’État le 28 novembre 2011 confirme la décision rendue en septembre dernier par la Cour de Justice de l’Union Européenne. En effet celle-ci, interrogée par le Conseil d’État, avait conclu à l’erreur de droit de la France sur le fondement de sa clause de sauvegarde.
Mais le Conseil d’État est allé encore plus loin en soulignant l’absence totale de preuve concernant un quelconque risque sur la santé ou l’environnement, justifiant une telle clause de sauvegarde.

L’AGPM souligne un grave préjudice économique

Au-delà des règles de droit, l’indisponibilité du maïs Bt, tolérant à la pyrale et à la sésamie, a généré des pertes économiques pour les agriculteurs touchés par ces parasites. Il est temps de redonner du sens aux déclarations : avoir une agriculture productive et compétitive implique d’accéder à toutes les innovations et les OGM en font partie.

Il est temps d’être responsable

Dans un contexte où les semis de maïs OGM redeviennent possibles, l’AGPM appelle le gouvernement à la responsabilité pour ne pas reprendre de décision de suspension par simple stratégie de court terme mais de donner rapidement un cadre concret à la coexistence, en cohérence avec la loi de 2008, prônant le choix de consommer et de produire avec ou sans OGM.

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Semences de maïs en Europe: Faudra-t-il gérer la pénurie en 2011/2012 ?

En juillet dernier, la F.N.P.S.M.S. (Fédération Nationale Française de la Production de Semences de Maïs et de Sorgho) prévoyait une forte réduction des disponibilités ensemences de maïs pour les prochains semis 2012. Cette prévision est aujourd’hui, non seulement confirmée, mais amplifiée.

Le stock en semences de maïs au niveau de l’UE représentait au 30 juin 2011 moins de 50 %
d’une année de ventes, soit un niveau déjà limité. Le ratio prévisionnel au 30 juin 2012 devrait
encore se réduire pour être en-dessous des 40 %, ce qui est un niveau notoirement insuffisant
pour alimenter le marché sans pénurie sur un certain nombre de variétés. Pour expliquer cette
situation, deux raisons objectives :
- d’une part, une économie du maïs grain qui reste positive avec des bons, voire très bons
résultats en 2011, tant au niveau des rendements que des prix ;
- d’autre part, une production de semences 2011 qui sera inférieure aux attentes en
raison des conditions météorologiques particulières de l’été, notamment en Europe
Occidentale.
Il en résulte par conséquent en Europe un déséquilibre plus important que prévu entre offre et
demande de semences de maïs pour la prochaine campagne, a fortiori dans un contexte
technique et économique européen qui se traduira par une augmentation des surfaces en maïs
grain et fourrage, mais aussi de la demande en génétique de qualité.

Communiqué  MAIZ’EUROP

La C.E.P.M. (Confédération Européenne de la Production de Maïs) réunit les organisations maïsicoles
représentatives des pays suivants : Allemagne, Bulgarie, Espagne, France, Hongrie, Italie, Pologne, Portugal,
Slovaquie, Slovénie et Roumanie. Elle représente également 90 % environ de la production de maïs dans l’UE-27.
L’AGPM, organisation française du maïs assure la Présidence et le Secrétariat Permanent depuis sa création en
1985.
La F.N.P.S.M.S., Fédération Nationale Française de la Production de Semences de Maïs et de Sorgho, est une
organisation agricole interprofessionnelle française réunissant d’une part, les Syndicats d’Agriculteurs-multiplicateurs
de semences de maïs et de sorgho et, d’autre part, les entreprises semencières produisant en France.
La France, la Hongrie et la Roumanie totalisent 80 % de la production de semences de maïs de l’Union Européenne
à 27.
La France, premier producteur européen et premier exportateur mondial de semences, multiplie annuellement entre
50 et 55 000 ha de semences de maïs et produit de 180 à 200 000 tonnes d’hybrides commerciaux dont 55 % sont
exportés quasi exclusivement en Europe

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Capital: Ils font de l’argent avec du blé

À quelques mois de l’élection présidentielle, le pouvoir d’achat est redevenu LA préoccupation première des Français. Depuis quelques temps, on parle beaucoup du retour de l’inflation dû notamment à l’envolée des prix des matières premières, comme le blé ou le coton.

Parallèlement, les salaires, eux, n’augmentent pas ou très peu. Résultat, la note est de plus en plus salée pour les Français. Alimentaire, habillement, transport, pourquoi les tarifs grimpent-ils?

Comment faire face à cette situation ? Peut-on encore doper son pouvoir d’achat ? Capital enquête sur la flambée des prix en France.

Parmi les exemples choisis: le blé.

Ils font de l’argent avec du blé.
Dans les pâtes, le pain, les gâteaux… le blé est partout. Il est la base de notre alimentation et nous ne pouvons nous en passer. Pourtant, depuis un an, le prix du blé flambe, rendant certains aliments de notre quotidien de plus en plus chers. Les raisons de cette envolée des cours sont multiples : une demande mondiale qui explose, des accidents climatiques qui bouleversent la production. Aujourd’hui, le blé est presque devenu une denrée rare. Certains malins l’ont bien compris puisqu’ils spéculent sur les cours de cette céréale qui se vend désormais à prix d’or. Des champs de la Beauce jusqu’au marché des matières premières de Chicago, découvrez qui profite de la hausse du prix du blé.

Autres reportages:

- Vêtements pour enfants : la bataille des petits prix.

- Revenus : peut-on doper les salaires ?

- Prix de l’essence : la voiture hybride fait le plein.

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Pour la Confédération Paysanne, les tournesols mutés sont bien des OGM

La Confédération Paysanne, directives européennes à l’appui affirme que les tournesols mutés doivent être considérés comme des OGM. Elle le fait savoir à travers un communiqué.

« Assez de propagande : les tournesols mutés sont bien des OGM !

Sous prétexte de lutte contre l’ambroisie, la campagne de propagande pour imposer aux paysans et aux consommateurs les variétés de tournesol (et bientôt de colza) tolérantes à un herbicide bat son plein.

La Confédération Paysanne de l’Isère tient à rappeler que la Directive Européenne 2001/18, dans son article 2, classe bien dans la catégorie des OGM tout organisme, à l’exception des êtres humains, « dont le matériel génétique a été modifié d’une manière qui ne s’effectue pas naturellement par multiplication et/ou recombinaison naturelle ». En ce qui concerne les tournesols, dans une première phase, la mutation est bien obtenue par voie chimique ou par rayonnement ionisant (1.000.000 de fois la dose présente dans l’environnement). On est donc bien en présence de plantes mutées par des procédés non naturels pour acquérir des caractéristiques nouvelles ; dans ce cas, une résistance à un herbicide.

Etrangement, les plantes mutées ou issues de fusion cellulaire ont été retirées du champ d’application de cette même directive (article 3). On voit bien là qui a dirigé la plume du législateur quand on sait que les grands groupes financiers travaillaient déjà sur ces plantes. De ce fait, elles ne sont soumises à aucune réglementation : pas d’évaluation, pas de traçabilité, pas d’étiquetage, alors qu’elles posent les mêmes problèmes que les OGM obtenus par transgénèse : perturbation importante du génome, ignorance des conséquences de ces biotechnologies sur la plante, impact sur la santé et l’environnement, contaminations, confiscation du vivant et dépendance accrue des paysans.

Nous dénonçons la volonté des semenciers de ne pas informer les paysans producteurs de tournesol sur la vraie nature de ce tournesol, ces semences étant étiquetées comme « issues de sélection classique ». Dès l’année prochaine, le colza muté risque d’arriver avec tous les problèmes spécifiques liés à cette culture (dissémination importante de pollen, croisement avec d’autres crucifères dans la nature, risque d’intoxication des abeilles,…).

A l’heure de la publication de ce communiqué, des chercheurs américains confirment que la chrysomèle a développé une forme de résistance à une variété de maïs OGM Monsanto créée pour produire une toxine contre cet insecte. Il est grand temps de cesser de jouer aux apprentis sorciers.

Face au rouleau compresseur des firmes semencières, soutenues par les pouvoirs publics, nous continuerons à nous battre pour exiger le droit des peuples à définir leur propre politique agricole et alimentaire sans porter préjudice aux autres humains et aux ressources naturelles.

Cessons enfin d’invoquer le mythe de la vocation à nourrir le monde de l’agriculture française par des chimères génétiques. En prenant soin de la biodiversité cultivée, en développant des techniques culturales adaptées à chaque terroir, en se ré-appropriant partout dans le monde les savoir-faire locaux, nous avons aujourd’hui tous les moyens de mettre en œuvre la souveraineté alimentaire. »

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G20 agricole: plan d’action pour améliorer le blé

Bruno LE MAIRE, Ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et
de l’Aménagement du Territoire, salue le lancement, jeudi 15 septembre, de l’initiative
internationale de recherche pour l’amélioration du blé.

Cette initiative est une des premières réalisations concrètes du Plan d’action sur la
volatilité des prix alimentaires et sur l’agriculture, adopté par les ministres de l’agriculture
du G20, réunis pour la première fois à Paris les 22 et 23 juin derniers.

La conférence de lancement de l’initiative-blé a réuni plus de 120 dirigeants de 43
organisations et centres de recherche provenant de 23 pays différents.

Grâce à la mise en commun de leurs compétences et de leurs efforts de recherche, les
membres de cette initiative vont accélérer la sélection génétique du blé, première céréale
cultivée au monde et premier aliment pour plus d’1,2 milliard d’individus, afin d’en
augmenter la production et de développer des variétés adaptées aux conditions locales,
en particulier dans les pays en développement.

La recherche agronomique est cruciale pour relever le défi de la sécurité alimentaire dans le
monde. Bruno LE MAIRE souhaite que cette initiative du G20 ouvre la voie à d’autres
partenariats de recherche au niveau international au bénéfice de la sécurité alimentaire
mondiale.
L’agriculture et la sécurité alimentaire sont au coeur des priorités de la Présidence française du
G20.

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Le maïs à la conquête des territoires et des marchés

L’organisation  MAIZ’EUROP’, dont l’A.G.P.M. est la structure centrale, a tenu ses Journées Maïs annuelles du 5 au 7 septembre 2011 en région Rhône-Alpes à Grenoble avec ses différentes structures et sections spécialisées : A.G.P.M. Maïs Doux, A.G.P.M. Maïs Semence, Section Maïs de l’U.F.S., F.N.P.S.M.S. (Fédération Nationale de la Production de Semences de Maïs et de Sorgho), Irrigants de France et C.E.P.M. (Confédération Européenne de la Production de Maïs).

Outre un débat sur la prochaine réforme de la PAC, avec Xavier Beulin (Président FNSEA / Vice – Président Copa) et Michel Dantin (Député européen membre de la commission agriculture du Parlement Européen) et une conférence de Sylvie Brunel « Le maïs à la conquête des territoires et des marchés « , que retenir de ces journées ?

Campagne maïs 2011

De bons résultats en perspective pour le maïs grain dont le rendement moyen pourrait atteindre 10 tonnes/ha conjugué à des prix attractifs.

Une production 2011 qui ne manquera pas et qui sera donc en capacité de satisfaire ses marchés traditionnels (France et UE) mais aussi de répondre à la demande croissante des pays tiers, notamment au sud de la Méditerranée. L’offre française est aujourd’hui compétitive.

La récolte de maïs fourrage sera bonne (en qualité comme en quantité) malgré la sécheresse. Elle démontre, encore une fois, que cette production est irremplaçable pour les éleveurs et l’alimentation des troupeaux bovins.

Par contre, la production 2011 en maïs semence ne devrait pas atteindre ses objectifs techniques du fait des conditions climatiques particulières de cet été (fortes pluies et manque d’ensoleillement). Il en résultera une nouvelle réduction du stock de semences disponible pour la prochaine campagne, voire des ruptures sur certaines variétés telles qu’annoncées par la filière en juillet 2011. Néanmoins, la filière française de production de semences de maïs confirmera très largement son rang de premier producteur européen et de premier exportateur mondial.

Dossiers internationaux et réforme de la PAC

Les filières européenne (C.E.P.M.) et française de maïs alertent les autorités européennes et nationales de l’UE 27 sur les conséquences dangereuses d’un éventuel accord entre l’Union Européenne et le Mercosur en termes d’accès au marché européen.

Concernant la réforme de la PAC pour l’après 2013, il est nécessaire de gérer les transitions sur la durée en termes d’évolution des soutiens en tenant compte des réalités économiques nationales et parallèlement, la nécessité d’outils de gestion des marchés et des risques (assurances).

Facteurs de production

La C.E.P.M. et la filière française de maïs

  • dénoncent l’inertie européenne sur la réglementation OGM (notamment en matière de seuil de présence fortuite), la part belle faite aux importations alors que les producteurs français n’ont toujours pas accès aux OGM,
  • demandent un large accès aux produits phytosanitaires en particulier aux traitements de semences en attente d’homologation afin qu’ils soient tous également disponibles dans les différents Etats-membres.
  • estiment, pour le parasite Diabrotica, qu’il y a urgence à faire évoluer la réglementation (sortie du régime d’insecte de quarantaine au niveau européen) et à permettre l’accès aux différents moyens de lutte (produits phyto, rotation, OGM,  …).

L’agriculture : un secteur stratégique

Il est essentiel d’inscrire l’agriculture dans les priorités stratégiques face à  l’évolution des marchés et aux enjeux, notamment démographiques et énergétiques (biocarburants, biogaz,…). Il s’agit par conséquent de replacer la production agricole et ses leviers de développement au cœur des priorités gouvernementales.

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Bilan récoltes 2011:Céréales à paille, colza et pois : variabilité importante des rendements

Suite à la sécheresse du printemps, l’année 2011 se caractérise par une grande disparité de rendements, supérieure aux années précédentes et qui se retrouve sur toutes les cultures.
État des lieux par espèce…

Blé tendre : grande hétérogénéité des rendements, mais bon niveau qualitatif

Malgré une récolte 2011 ayant commencé précocement, les pluies survenues à partir de la
deuxième quinzaine de juillet ont fortement ralenti le rythme des moissons. Ces dernières sont
cependant terminées dans la majeure partie de la France. Elles sont toujours en cours dans les
régions de la bordure maritime de la Manche et au nord de la Seine.
Au 9 août, l’estimation de la production est proche des 33,3 Mt. Le rendement moyen national,
évalué à 66 q/ha, apparaît certes en forte baisse par rapport à la récolte 2010 (73 q/ha) mais est
supérieur à ce qui était attendu au vu des conditions climatiques de la campagne.
Le printemps chaud et sec qui a caractérisé cette campagne a entraîné une mauvaise valorisation
des apports d’azote, limitant souvent les peuplements épis. Dans ces conditions, l’effet type de sol
est marqué : les parcelles en sols superficiels et non irrigués ont particulièrement souffert, alors
que les terres profondes ou irriguées s’en sortent beaucoup mieux, pouvant même obtenir de très
bons résultats.
Dans les deux tiers sud du pays, les rendements extrêmes s’échelonnent de moins de 20 à
100 q/ha, avec une moyenne située aux environs de 50 q/ha dans le quart sud-ouest. La région
Poitou-Charentes a été particulièrement pénalisée cette année, même si de bons résultats ont été
obtenus en sols profonds. La région Pays de la Loire a été moins touchée, ce qui est aussi le cas
de la Bourgogne et de la Franche-Comté, qui obtiennent des rendements moyens supérieurs à
60 q/ha, grâce à des conditions de remplissage plus favorables.
De la Beauce au nord de la France, les rendements moyens se situent entre 60 et plus de 90 q/ha,
avec ici aussi des extrêmes très importants, de moins de 30 à 120 q/ha, selon les parcelles et
notamment la profondeur de sol. Le retour des pluies en mai – juin a profité aux situations tardives
en permettant de finir correctement le remplissage sur les sols profonds.
Sur le plan qualitatif, les teneurs en protéines dépassent généralement 11 % en moyenne, voire
même 12 % dans le quart sud-ouest et le centre du pays. Les poids spécifiques moyens sont d’un
très bon niveau : généralement supérieurs à 78 kg/hl, ils peuvent atteindre 80 kg/hl dans certaines
régions. Ces chiffres cachent néanmoins des disparités, avec des baisses observées sur les
parcelles récoltées après les pluies. Enfin, les conditions fraîches et humides observées depuis la
deuxième quinzaine de juillet ont suscité de nombreuses interrogations quant à leur impact sur la
germination sur pied et sur les indices de chute de Hagberg. Les dernières parcelles récoltées
après les pluies peuvent présenter des indices de chute de Hagberg en baisse et, dans quelques
cas extrêmes, des grains germés. Cette situation semble limitée à des variétés précoces n’ayant
pas pu être récoltées avant les pluies, ce qui représente un faible tonnage.

Blé dur : rendements variables mais récolte de bonne qualité

Les récoltes sont terminées.

Avec un rendement moyen de 48 q/ha, la production estimée est proche des 2,1 Mt contre plus de
2,5 Mt l’année dernière.
Comme en blé tendre, les rendements sont très hétérogènes dans l’ensemble des régions de
production. Ceci s’observe notamment dans le Sud-Est, où les extrêmes varient de 10 q/ha à plus
de 100 q/ha, la moyenne se situant aux environs de 35 q/ha. Dans le Sud-Ouest, les écarts entre
parcelles sont un peu moins importants et les rendements moyens varient de 40 à 55 q/ha selon
les départements. Avec une moyenne proche des 45 q/ha, les rendements sont en net retrait en
Poitou-Charentes, et ici encore très disparates : mauvais dans les sols séchants et très bons dans
les marais. Les rendements sont d’un meilleur niveau dans les Pays de la Loire, avec une
moyenne d’environ 60 q/ha. Enfin, dans la région Centre, de très bons rendements, avoisinant
70 q/ha, sont obtenus au nord de la Loire tandis qu’ils sont plus limités au sud, à 45-50 q/ha, pour
une moyenne régionale supérieure à 60 q/ha.
La récolte est globalement de bonne qualité. Les teneurs en protéines atteignent généralement
14 % à 15 % en moyenne, même si des lots à plus faible teneur sont observés. Les poids
spécifiques sont également d’un très bon niveau, avec des moyennes quasi systématiquement
supérieures à 80 kg/hl et atteignant parfois 82 kg/hl. Par ailleurs, la moucheture est très peu
présente et le mitadinage reste limité. Les dernières parcelles récoltées après les pluies peuvent
néanmoins présenter un taux de grains mitadinés un peu plus élevé et des indices de chute de
Hagberg en baisse.

Orges : baisse de la production

Toutes orges confondues, la production est évaluée à 8,9 Mt contre près de 10,2 Mt en 2010.
Orges d’hiver : un peu plus de 6,5 Mt contre 7,6 Mt l’année dernière
Les récoltes sont là aussi terminées.
Avec une moyenne estimée autour de 60 q/ha, les rendements des orges d’hiver sont en baisse
de près de 7 % par rapport à l’an dernier. Ces résultats sont toutefois moins mauvais que ce qui
était prévu suite à la sécheresse sévère du printemps. Le déficit de grains par mètre carré a en
effet été compensé, au moins partiellement, par des poids de mille grains élevés, obtenus grâce à
un bon rayonnement et à l’absence d’échaudage durant le remplissage. Toutefois, comme pour les
autres céréales à paille, la variabilité des rendements est importante. Les parcelles implantées sur
sols séchants réalisent des rendements moyens autour de 40-45 q/ha, soit environ 25 % endessous
de leur moyenne pluriannuelle. Inversement, sur les zones favorables et notamment sur
les milieux agro-climatiques tardifs, les rendements moyens sont équivalents voire supérieurs à
ceux enregistrés en 2010, notamment dans le nord de la France. Dans ces situations, il n’est pas
rare d’observer des résultats proches de 95-100 q/ha.
La qualité brassicole est d’un très bon niveau. Les teneurs en protéines sont généralement
contenues entre 9,5 et 11,5 %, grâce aux conditions sèches au cours du printemps et pendant le
remplissage. Les poids spécifiques moyens sont bons, presque toujours supérieurs à 65 kg/hl et
parfois supérieurs à 68 kg/hl. Enfin, les calibrages moyens dépassent 70 % et plus souvent 80 %.

Orges de printemps : une récolte qui diminue de 9 % par rapport à 2010

Les récoltes sont encore en cours dans l’est et le nord de la France. La production dépasserait les
2,3 Mt, alors qu’elle atteignait près de 2,6 Mt lors de la campagne précédente.
On retrouve pour cette culture l’hétérogénéité des rendements en fonction des situations et
notamment des types de sols. Ils tournent autour de 40 q/ha en moyenne dans les régions Poitou-
Charentes et Lorraine et se rapprochent des 50 q/ha en Bourgogne, Champagne-Ardenne, Nord-
Pas-de-Calais et Picardie.
En termes de qualité, les protéines ne sont pas toujours contenues, surtout dans le nord-est de la
France, conduisant à des déclassements de lots. Le retour des pluies durant le remplissage des
orges de printemps a en effet favorisé la remobilisation de l’azote dans ces régions. Par ailleurs,
les derniers lots peuvent présenter des grains verts, suite aux rejets d’épis qui ont eu lieu après le
retour des pluies. Dans tous les cas, les calibrages sont généralement d’un très bon niveau.

Colza : il tire son épingle du jeu, malgré la sécheresse

Alors que les récoltes ont commencé début juin sur la façade atlantique et dans le Sud, le retour
des pluies les a repoussées jusqu’en août plus au Nord.
Avec un rendement moyen national qui devrait dépasser 30 q/ha, la production s’établirait à
5,3 Mt, en augmentation par rapport aux 4,8 Mt de 2010. Derrière cette moyenne se cache ici
aussi une grande disparité de rendements, allant de moins de 15 q/ha à plus de 50 q/ha dans l’Est
et le Nord. La réserve utile des sols, la qualité d’implantation et le suivi technique expliquent ces
différences.
Dans les régions du Nord et en Haute-Normandie, des records départementaux sont battus avec
environ 45 q/ha de moyenne, des rendements supérieurs à 50 q/ha fréquemment observés et des
parcelles qui atteignent plus de 60 q/ha !
Les rendements moyens des régions Centre et Bourgogne sont proches de la moyenne nationale,
tandis que ceux des régions de Champagne-Ardenne et de Lorraine dépassent ceux de 2010
(entre 30 et 40 q/ha). On observe toutefois une grande hétérogénéité entre parcelles, du fait de la
disponibilité en eau des sols et des conditions climatiques très pénalisantes en petites terres. Dans
ces situations, les erreurs agronomiques, notamment à l’implantation, impactent fortement le
résultat final. En Poitou-Charentes, le colza est la culture qui a le mieux résisté à la sécheresse
printanière et les résultats dépassent ceux de 2010.
Dans le Sud, les rendements se situent entre 20 et 25 q/ha. En cause, la sécheresse printanière
dont l’impact négatif a été amplifié par des conditions d’implantation difficiles (sécheresse, fortes
attaques d’altise) dans le Sud-Ouest et la présence d’oïdium dans le Sud-Est.
La qualité de la récolte est satisfaisante et la moyenne de la collecte pourrait se situer au même
niveau que les années passées, entre 44 et 45 % d’huile (aux normes 9 % d’eau et 2 %
d’impuretés).

Pois : forte baisse de la production

Les récoltes sont en cours dans le nord de la France et sur la bordure maritime de la Manche.
La production de pois est évaluée à 0,7 Mt (1,1 Mt en 2010), conséquence de rendements en forte
baisse et d’une diminution des surfaces. Avec des semis de printemps en conditions sèches et un
retour des pluies qui s’est fait beaucoup attendre, le nombre d’étages de gousses n’était pas au
rendez-vous, avec seulement 3 voire 4 étages, pénalisant ainsi le résultat final.
Les rendements se situent dans de nombreuses régions aux environs de 35 q/ha en moyenne.
Les plus faibles résultats sont obtenus dans le Sud-Ouest et en région PACA, avec une moyenne
inférieure à 25 q/ha. Comme pour les autres cultures, les rendements obtenus en Poitou-
Charentes sont assez faibles, avec une moyenne aux environs de 25 q/ha. Les rendements
moyens sont compris entre 35 et 40 q/ha en régions Centre, Bourgogne, Ile de France et
Champagne. De fortes disparités existent dans la moitié nord du pays (48 q/ha en Haute-
Normandie et 33 q/ha dans la région Nord-Pas-de-Calais).
Dans toutes les régions, les rendements sont très hétérogènes, notamment en fonction du type de
sol. Comme pour toutes les autres cultures, les parcelles en sols superficiels ont été
particulièrement pénalisées, tandis que les parcelles irriguées obtiennent les meilleurs résultats,
pouvant parfois atteindre des maxima de 60 à 70 q/ha.

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Résultats des piégeages chrysomèle 2011

La Draf Rhône – Alpes met en ligne les tableaux et carte des résultats actualisés au fur et à mesure des captures de chrysomèles du maïs.

Vous trouverez ci-dessous les tableaux et carte des résultats actualisés au fur et à mesure des captures.

Cliquer sur

Illustration

Pieges et Captures chrysomele 2011

carte des pieges et captures au 15 juillet 2011

Vous pouvez également consulter la
carte dynamique des piégeages mise à jour en temps réel

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Droits des agriculteurs sur leurs semences: réaction de la confédération paysanne

C’est avec stupéfaction que la Confédération Paysanne a découvert que le gouvernement a désigné le représentant du GNIS (Groupement National Interprofessionnel des Semences) pour défendre la position française sur les droits des agriculteurs lors de la prochaine réunion du Traité international sur les semences. Elle le fait savoir à travers un communiqué.

Un point important de l’ordre du jour de la quatrième session de l’Organe Directeur du Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture qui se tiendra en Indonésie du 14 au 18 Mars prochain est l’application des droits des agriculteurs sur leurs semences, définis aux articles 6 et 9 du Traité. Pour défendre la position française sur cette question précise des droits des agriculteurs, le gouvernement français a osé désigner… le directeur des relations extérieures du GNIS :

  • qui réclame à corps et à cris le paiement par les agriculteurs qui réutilisent leurs semences de ferme d’une Contribution Volontaire Obligatoire reversée directement, pour 85% de son montant, à l’industrie semencière,
  • qui poursuit en justice les agriculteurs qui reproduisent des semences de ferme des dernières variétés protégées par une loi française qui les interdisait, mais n’est presque plus utilisée depuis l’adoption en 1994 d’un règlement européen qui les autorise,
  • et qui envoie ses contrôleurs à la poursuite des agriculteurs qui conservent, utilisent, échangent ou vendent leurs semences de ferme.

Les industriels des semences ne supportent pas que les agriculteurs puissent bénéficier, tout comme eux et en toute légalité, du « privilège du sélectionneur » d’utiliser les variétés disponibles sur le marché pour sélectionner leurs propres variétés et d’échanger leurs semences dans le but de les sélectionner et de les conserver.

La reproduction, la sélection et la gestion dynamique des semences à la ferme sont pourtant aujourd’hui les compléments indispensables à la production de semences par la filière industrielle.

En effet, seule l’adaptation locale des variétés cultivées permet de diminuer significativement ou d’abandonner l’usage des engrais et pesticides chimiques qui empoisonnent la santé et l’environnement et de rendre aux plantes la plasticité indispensable à leur adaptation aux changements climatiques de plus en plus importants et imprévisibles.

La filière semencière industrielle ne peut pas et ne pourra jamais amortir la sélection et la multiplication de petits lots de semences adaptés à chaque terroir, seuls les paysans peuvent faire ce travail par multiplications successives dans leurs champs. Mais ils ne peuvent pas le faire si on leur interdit de ressemer et d’échanger leurs semences et si on les oblige de devenir totalement dépendant d’une poignée de multinationales productrices d’OGM.

Les droits des agriculteurs de conserver, d’utiliser, d’échanger et de vendre leurs semences de ferme sont l’indispensable pilier de toute politique agricole durable préservant la santé, l’environnement et la souveraineté alimentaire. C’est pourquoi la Confédération Paysanne demande au gouvernement français d’engager une concertation avec les agriculteurs qui renouvellent et conservent la biodiversité cultivée avant de désigner, pour défendre sa position sur les droits des agriculteurs, un représentant des intérêts de l’ensemble de la population et non le représentant d’un lobby industriel qui milite pour leur suppression.

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OPG: régulation mondiale des marchés, relance de l’agriculture

Le congrès de l’organisation des producteurs de grains vient de se tenir à Troyes.

Si le cours des céréales a doublé en 6 mois, ce n’est pas une « flambée » des prix mais une correction du marché car les prix d’aujourd’hui ont simplement retrouvé leur niveau de 1987 en euros courants en Europe. Après deux années sans revenu, les producteurs de grains retrouvent certes un niveau de prix indispensable pour une agriculture durable mais restent dans l’angoisse de voir à nouveau les prix s’effondrer d’ici quelques mois, face à l’absence totale de régulation aux niveaux européen et mondial.

Les intervenants, Françoise Girard du CIRAD et Alain Le Boulanger du CER France ont démontré que la libéralisation du commerce international a, contrairement à l’objectif de ses promoteurs, accru la volatilité des prix des grains depuis 20 ans et que les contrats, chers au ministre de l’agriculture Bruno Le Maire, ne permettront en rien de réguler les marchés.
Nicolas Jaquet, président de l’OPG, analysant le déficit global de la production européenne de grains (20 mio t d’exportations de blé et 50 mio t d’importations de soja), annonce un risque d’une pénurie mondiale de soja d’ici quelques années si les assolements évoluent sur le continent américain en fonction de l’attractivité des prix des différentes cultures. Les conséquences au niveau européen seraient catastrophiques. Comme mesure préventive, l’OPG demande un rééquilibrage des cultures au sein de l’UE : moins de blé et plus de protéines végétales (soja, pois, luzerne).

Les producteurs de grains sont stupéfaits de voir que face à l’augmentation du prix du blé de nombreuses voix s’élèvent pour demander encore « plus de libéralisation du commerce » pour lutter contre l’envolée des prix alimentaires. C’est un véritable aveuglement idéologique des artisans d’une forme ultralibérale de décroissance qui ne cesse de détruire les agricultures. C’est tout le contraire que propose l’OPG : au lieu de tirer sur la locomotive de l’agriculture qui redémarre, il faut y raccrocher les wagons des autres secteurs de l’économie.

Pour réguler la production mondiale, il faut en priorité augmenter la production agricole dans les pays déficitaires en mettant en place des politiques de prix élevés et différenciés en fonction des grands ensembles géographiques. Pour lutter contre la spéculation, il suffit de revenir à des prix plus stables ; elle n’aura plus d’intérêt et disparaîtra d’elle-même.

Enfin les producteurs de grains s’opposent à toute forme de charcutage en France des prix des céréales pour permettre d’approvisionner à un prix inférieur au marché les éleveurs ou les usines d’éthanol. Cette déconnexion au sein du marché européen serait digne de Cuba ou de la Corée du Nord ?
Seule une libéralisation définitive du commerce des céréales, hélas très administré en France, permettrait aux éleveurs d’acheter directement aux céréaliers, supprimant les intermédiaires et redonnant ainsi de la compétitivité.

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