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Situation de la récolte de céréales et les mesures d’accompagnement

Le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, Stéphane Le Foll, a présenté une communication relative à la situation du secteur des grandes cultures et aux mesures mises en œuvre pour accompagner les producteurs en difficulté.

Dans un contexte de prix orientés à la baisse, du fait d’une prévision de récolte mondiale de céréales à des niveaux historiquement élevés et à des stocks importants, les conditions climatiques défavorables du printemps conduisent à une baisse significative des rendements, en particulier pour les céréales, qui touche inégalement le territoire et plus fortement les régions Grand-Est, Ile-de-France, Centre-Val-de-Loire et Bourgogne-Franche-Comté. Les intempéries ont également favorisé la prolifération de maladies et de ravageurs, qui peuvent dégrader la qualité des céréales.

Cette conjoncture fragilise les trésoreries et les revenus des producteurs de céréales, notamment dans les « zones intermédiaires », où les rendements sont inférieurs à la moyenne.

Dans ce contexte, la priorité est que les producteurs concernés disposent de la trésorerie nécessaire à la relance d’un nouveau cycle de production :

- les dispositifs de garantie des prêts par BPI France et de l’année blanche bancaire, mis en place dans le cadre du plan de soutien à l’élevage et étendus au secteur des grandes cultures, doivent être pleinement mobilisés avec les établissements bancaires ;

- la procédure de dégrèvement d’office de la taxe sur le foncier non bâti pour les parcelles sinistrées a été mise en place. Des délais de paiement ou des remises gracieuses des différents impôts et taxes auxquels ils sont assujettis pourront également être prononcés pour les exploitants les plus en difficulté ;

- les producteurs en difficulté peuvent également solliciter des reports de paiement de leurs cotisations auprès de leurs caisses de MSA ;

- le Gouvernement a décidé d’assouplir les conditions d’accès aux remboursements mensuels des crédits de TVA. Cette mesure vise à améliorer à court terme la trésorerie des céréaliers en leur permettant de bénéficier d’un remboursement accéléré de TVA en 2016 ;

- le Gouvernement a veillé à ce que les producteurs puissent invoquer le cas de force majeure et bénéficier de la majorité de leurs aides quand les événements climatiques ne leur permettent pas de se conformer aux règles de la politique agricole commune (PAC). La force majeure peut ainsi être invoquée par ces agriculteurs dans les communes reconnues en état de catastrophe naturelle et dans les communes non reconnues mais justifiant de situations climatiques comparables, recensées par arrêté préfectoral ;

- s’agissant de l’implantation des cultures intermédiaires pièges à nitrates, des dérogations pourront être envisagées, dans le respect des plans d’actions régionaux de lutte contre les nitrates dans les zones vulnérables, et, pour la PAC, de la réglementation européenne ;

Le Gouvernement a fait de la compétitivité du secteur agricole français, notamment du secteur céréalier, premier producteur de l’Union européenne et contributeur positif à la balance commerciale, une priorité. Ainsi, depuis le 1er janvier 2016, le taux des cotisations individuelles des exploitants a baissé de façon pérenne de 7 points, en plus de la baisse de 3 points décidée en 2015 dans le cadre du Pacte de responsabilité et de solidarité. Pour le secteur des grandes cultures, cette mesure structurelle représente une baisse de cotisations de plus de 160 millions d’euros entre 2014 et 2016. La mise en œuvre de la baisse supplémentaire de 7 points, prévue à l’occasion des appels à cotisations de juillet et novembre 2016 selon les caisses locales de MSA, viendra donc alléger les trésoreries des exploitants.

Le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt établira avec les producteurs un bilan quantitatif et qualitatif de la récolte à la fin du mois de septembre 2016. Il les réunira avec les principaux assureurs pour dresser le bilan du nouveau contrat d’assurance-récolte subventionné, le « contrat-socle », et envisager les éventuelles évolutions nécessaires à une meilleure diffusion de cet outil indispensable pour faire face aux aléas climatiques. Il présentera sur ces bases début octobre un plan de soutien au secteur céréalier.

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Production mondiale de céréales 2016 identique à 2015

/05/2016

Les prévisions actuelles de la FAO pour 2016 indiquent une production mondiale de céréales de près de 2 526 millions de tonnes, soit un niveau quasiment égal à celui de 2015.

Ceci est presque entièrement due à de meilleures perspectives concernant la production de blé, qui, selon les prévisions actuelles, devrait avoisiner les 717 millions de tonnes en 2016, soit 4 millions de plus que ce qui était prévu le mois dernier, mais cependant rester inférieure de 2,2 pour cent (soit 16 millions de tonnes) au record enregistré en 2015.

La révision à la hausse d’un mois sur l’autre des prévisions relatives à la production mondiale de blé résulte avant tout des meilleures perspectives européennes; en effet, les conditions météorologiques favorables de l’hiver passé ont regonflé les prévisions de rendement dans l’Union européenne, en Fédération de Russie et en Ukraine, faisant plus que compenser le fléchissement attendu en Inde, où les emblavures ont souffert d’un manque d’eau en début de saison et où de fortes pluies se sont déclenchées alors que la récolte a commencé.

En ce qui concerne la production de céréales secondaires, les prévisions pour 2016, qui demeurent presque inchangées par rapport au mois dernier, s’élèvent à près de 1 314 millions de tonnes, ce qui correspond à une hausse de 1 pour cent (ou 11,2 millions de tonnes) par rapport à 2015. Par rapport au mois dernier, les prévisions relatives à la production de maïs ont été révisées à la baisse dans les pays d’Afrique australe qui ont été confrontés aux graves sécheresses causées par El Niño, ce qui fait plus qu’annuler les perspectives un peu plus favorables de la production de maïs au Brésil, pays où les semis pour la campagne agricole secondaire ont été plus importants que prévu. Les prévisions de la production mondiale de riz pour 2016 se montent toujours à 495 millions de tonnes, dénotant une timide remontée de 1 pour cent par rapport à 2015.

De fait, même si le phénomène El Niño est censé prendre fin au cours des prochains mois, ce qui coïnciderait avec la plupart des semis de riz dans l’hémisphère Nord, les anomalies climatiques ont déjà provoqué des dégâts au sud et sur la ligne de l’Équateur, où la campagne est plus avancée.

L’utilisation mondiale de céréales en 2016-2017 devrait se monter à 2 549 millions de tonnes, soit une légère hausse par rapport aux prévisions du mois dernier et seulement 1,1 pour cent (ou 27 millions de tonnes) au-dessus des estimations pour 2015-2016, ce qui marquerait la deuxième année successive de croissance inférieure à la tendance.  La raison principale de ce ralentissement est le moindre rythme de croissance de l’utilisation de céréales comme aliments pour animaux.

L’utilisation totale de blé prévue actuellement est de 724 millions de tonnes, soit un volume pratiquement égal à celui de 2015-2016, l’utilisation du blé à des fins alimentaires augmentant de 1,0 pour cent alors qu’on constate un recul de 1,8 pour cent de l’utilisation du blé dans l’alimentation animale.

L’utilisation mondiale de céréales secondaires devrait approcher 1 322 millions de tonnes, soit une augmentation de 1,5 pour cent environ par rapport à 2015-2016. Parmi les principales céréales secondaires, l’utilisation du maïs, soutenue par une croissance de 3,0 pour cent de son utilisation dans l’alimentation animale, devrait augmenter de 2,4 pour cent pour s’établir à 1 026 millions de tonnes. En revanche, on s’attend à ce que l’utilisation totale d’orge baisse de 2,7 pour cent (pour s’établir à 140 millions de tonnes), en grande partie sous l’effet d’un recul de 3,4 pour cent de son utilisation dans l’alimentation animale.

En 2016-2017, l’utilisation mondiale de riz devrait connaître une hausse de 1,5 pour cent pour atteindre 503 millions de tonnes, avec une augmentation de 1,3 pour cent de l’utilisation pour la consommation alimentaire; ainsi, la consommation par an et par habitant resterait stable.

Selon les prévisions actuelles concernant la production en 2016 et l’utilisation en 2016-2017, les stocks mondiaux de céréales devraient se trouver ramenés à 615 millions de tonnes d’ici à la clôture des campagnes de 2017, soit une baisse de 3,3 pour cent (ou 21 millions de tonnes) par rapport au niveau prévu pour 2016.  Les prévisions établies ce mois-ci dépassent de 4 millions de tonnes la première projection de la FAO pour 2016-2017, publiée le mois dernier, en raison des perspectives plus optimistes relatives à la production mondiale de céréales. Malgré une baisse des réserves mondiales en glissement annuel, le rapport stock-utilisation au niveau mondial ne devrait connaître qu’un léger recul (23,4 pour cent en 2016-2017 contre 24,9 pour cent pour la saison actuelle).

En ce qui concerne les principales céréales, les stocks de report du riz devraient avoir diminué de 5 millions de tonnes d’ici à 2017, et on s’attend à une contraction plus prononcée (soit 8 millions de tonnes de moins) pour le blé et les céréales secondaires.  Les pays où il est prévu que les stocks de céréales baissent d’au moins 1 million de tonnes sont le Brésil (- 4,7), l’Inde (- 2,4), la Thaïlande (- 2,8), la Chine (- 2,3), le Maroc (-1,9), la République islamique d’Iran (-1,8), l’Argentine (-1,5) et l’Afrique du Sud (-1).

Les prévisions concernant les échanges internationaux de céréales en 2016-2017, lesquels devraient se monter à 367 millions de tonnes, soit 2 millions de tonnes de plus que ce qui était annoncé le mois dernier, ont été revues à la hausse suite à une révision à la hausse des volumes de blé et de maïs. Sur la base de ces nouveaux chiffres, en 2016-2017, les échanges internationaux de céréales devraient être inférieurs de près de 7 millions de tonnes (1,8 pour cent) aux estimations pour 2015-2016.

Cette contraction en glissement annuel est due à un net recul des échanges internationaux de céréales secondaires, dont on estime désormais qu’ils se monteront à 169 millions de tonnes, soit jusqu’à 7 millions de tonnes (4 pour cent) de moins qu’en 2015-2016, et ce à cause d’une forte baisse des achats d’orge et de sorgho par la Chine.

S’agissant des échanges internationaux de maïs, à 130 millions de tonnes, ceux-ci devraient également enregistrer une baisse par rapport aux estimations pour 2015-2016, mais assez peu perceptible, car le net recul des importations de maïs par l’Union européenne devrait être largement compensé par l’envolée des importations des pays d’Afrique australe frappés par la sécheresse.

Les prévisions relatives au commerce mondial du blé en 2016-2017 (juillet-juin) sont à présent de 154 millions de tonnes, soit une légère hausse (0,7 pour cent) par rapport à 2015-2016 due en grande partie à l’augmentation des achats effectués par le Maroc suite au manque à produire de cette année.

Les autres pays devraient importer des quantités équivalentes à celles de 2015-2016, voire moins pour certains d’entre eux, en particulier la République islamique d’Iran. Selon les prévisions préliminaires pour l’année civile 2017, le commerce mondial du riz devrait être de l’ordre de 44,0 millions de tonnes, soit un léger recul par rapport à ce qui avait été annoncé le mois dernier, et 2 pour cent de moins que l’estimation actuelle pour 2016.

Cette contraction s’explique par les récoltes plus importantes attendues en Asie en 2016, qui devraient freiner les importations de la région, et par une réduction des disponibilités à l’exportation dans les principaux pays d’origine.

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Production de semences : Le Sud-Est une région accueillante pour toutes les espèces !

Philippe ROUX – Délégué régional Gnis Sud-Est – a dévoilé les chiffres régionaux pour la campagne 2014-2015 de la filière française des semences ainsi que les atouts semences de la région.

Delphine GUEY a, quant elle, réalisé un point sur les chiffres nationaux de la filière et les enjeux de cette dernière pour 2016.

Maïs, sorgho et tournesol : des hectares en progression constante depuis 5 ans !

La région Sud-Est, première région productrice de semences de Tournesols

(©: Gnis)

Grâce à la technicité de ses 2 510 agriculteurs-multiplicateurs et aux 926 104 quintaux de semences certifiées sur l’ensemble de la campagne 2014 – 2015, la production de semences de la région Gnis Sud-Est ne cesse de progresser depuis 5 ans.

« Bien que la récolte 2015 marque un recul par rapport à 2014, année record, cette progression sur 5 ans est remarquable et est notamment due aux investissements des entreprises de la région. Ce constat confirme ainsi que la région est accueillante pour toutes les espèces ! » explique Philippe ROUX. En effet, depuis 5 ans, les surfaces de production de semences de maïs ont augmenté de 45%.

Le sorgho a vu les siennes s’accroître de 83 % et celles en tournesol se sont stabilisées. La région Sud-Est demeurant, par ailleurs, la première région française productrice de semences de tournesol.

Cette réussite locale, liée en grande partie à l’augmentation des exportations de semences, est le fruit du travail des 14 entreprises créatrices de nouvelles variétés.

A ce savoir-faire, s’ajoute également un maillage conséquent d’acteurs sur l’ensemble de la région Gnis Sud-Est. 18 stations de recherche et des agriculteurs producteurs de plants tiennent, ainsi, une place importante sur le territoire. Concernant ces derniers, 10 sont spécialisés en ail et échalote, 46 en plants de légumes et 30 en lavande et lavandin.

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La Guerre des graines

Soirée grand public avec projection du film « La guerre des graines » de Stenka Quillet et Clément Montfort, jeudi 28 mai à 20h45, cinéma Le Cartus à Saint-Laurent du Pont.

Dans le cadre de son programme annuel de conférences, l’association Le Pic Vert organise, en collaboration avec l’association Semons et Partageons, une projection du film « la guerre des graines » de Stenka Quillet et Clément Montfort. Jean-Pierre Berlan, agronome et économiste, ancien directeur de recherche à l’INRA et membre du conseil scientifique d’ATTAC France sera présent pour nous raconter l’histoire d’une guerre inconnue mais qui nous menace tous : la guerre des graines.

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Dans le monde, 50% des semences vendues appartiennent aux grandes entreprises. Leur projet : privatiser à travers des lois l’accès libre et gratuit aux semences. Face à eux, des agriculteurs, des scientifiques, des militants, des élus se battent. Ce film leur donne la parole.

Tarif entrée : 4.50€

Renseignements : Le Pic Vert, 04 76 91 34 33 ou contact@lepicvert.asso.fr, Site : www.lepicvert.asso.fr

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Plan de relance 2015-2025 en faveur du blé dur

Le Conseil spécialisé de FranceAgriMer pour la filière céréalière a adopté le plan élaboré par la filière pour relancer la culture du blé dur en France.

Objectif : doubler la production à l’horizon 2025.

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Maïs et Verdissement

Un mois après la mise en ligne du dossier de certification maïs, les producteurs et organismes de conseils ont été nombreux à solliciter l’AGPM.

Les premières exploitations engagées disposent désormais de leurs attestations d’engagement, mais toutes n’ont pas encore retourné leur dossier. A la veille des déclarations PAC, l’AGPM souhaite faciliter l’accompagnement des producteurs pour la première année de la réforme. Ainsi, la date limite de dépôt des dossiers de certification est reportée au 15 mai.

Dans le cadre de la réforme de la PAC, l’AGPM a obtenu un principe d’équivalence à la diversité d’assolement via une mesure de couverture hivernale des sols. Ce dispositif est destiné à l’ensemble des exploitations (céréaliers, éleveurs) dont la part de maïs représente plus de 75% des terres arables. Il permet aux exploitations engagées de bénéficier des aides PAC au titre du verdissement tout en conservant un assolement spécialisé en maïs.
Pour les producteurs intéressés par ce dispositif, l’AGPM consacre un espace dédié sur son site internet (http://www.agpm.com). Ils y trouveront le contenu du cahier des charges et pourront y télécharger le dossier de certification.

Pour faciliter l’accompagnement des producteurs souhaitant activer le dispositif, la date limite de dépôts des dossiers de certification est repoussée au 15 mai. A la réception du dossier, l’organisme certificateur (OCACIA /A-Ver) délivrera une attestation d’engagement qui devra être jointe à la déclaration PAC.

Pour que cette attestation vous soit envoyée dans les meilleurs délais, nous vous conseillons cependant de retourner les dossiers le plus tôt possible.

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Les céréaliers en colère

Avec des baisses de prix à la production allant jusqu’à 30 % entre 2013 et 2014, les céréaliers sont confrontés à une baisse vertigineuse de leurs revenus. Les céréaliers de la Coordination Rurale38 dénonceront cette situation, intenable pour la profession, en bloquant un silo de la CAD le 6 février prochain à partir de 13 heures.

Avec des baisses de prix à la production allant jusqu’à 30 % entre 2013 et 2014, les céréaliers sont confrontés à une baisse vertigineuse de leurs revenus. Les céréaliers de la CR38 dénonceront cette situation, intenable pour la profession, en bloquant un silo de la CAD le 6 février prochain à 13 h.

Le ras-le-bol des producteurs

Cette baisse des cours, non compensée par des charges qui diminuent peu, est généralisée. Tous les producteurs céréaliers y sont confrontés, quels que soient leurs débouchés (coopératives, OS privés…).
La CR déplore qu’après avoir détruit l’élevage, l’Europe s’attaque maintenant aux céréales. Depuis un an, la Commission Européenne a signé deux accords de libre-échange avec le Canada et l’Ukraine; pour 2015, parions que cela sera avec les États-Unis !

Réagir rapidement

Les cours du blé sont trop bas, pour la Coordination Rurale, des mesures urgentes s’imposent :
- Rééquilibrer l’offre et la demande en maintenant le prix des céréales à un niveau en relation avec les coûts de production et inciter ainsi les céréaliers à produire davantage, surtout des protéagineux qui manquent cruellement et dont nous devons importer des quantités considérables.
- privilégier la production européenne par une politique agricole ambitieuse assurant un revenu décent pour ses agriculteurs et taxer les produits importés inutilement : blé ukrainien, maïs OGM américains.
- Autoriser les transactions directes entre céréaliers et éleveurs pour supprimer les intermédiaires inutiles, comme cela se pratique dans le reste de l’Europe.

Une exception qui dérange

La loi interdit de revendre à perte (articles L44-2, 3 et 4 du code du Commerce) alors pourquoi autorise t-on la vente à perte des produits agricoles ? Peut-être pour pouvoir détruire impunément la production et ses producteurs…


Avec de tels prix, peut-on vivre heureux et prospérer à la ferme des 1000 contraintes ?

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Congrès national de l’Organisation des Producteurs de Grains

Le congrès national de l’Organisation des Producteurs de Grains se tiendra le mercredi 28 janvier 2015 à Loyettes (Ain).

Le thème de cette année : « Céréaliers : des stratégies de gestion face aux nouvelles contraintes ».
Les intervenants apporteront des solutions aux agriculteurs afin de leur permettre d’affronter les nouvelles mesures françaises et européennes.

Trois conférences – débats seront organisées, animées par des avocats, juristes et spécialistes de l’agriculture :

  • « Le développement de l’entreprise agricole face au renforcement du contrôle des structures et du droit de préemption des SAFER ».
  • « L’évolution des formes sociétaires (GAEC, EARL, SCEA et SAS/SARL) dans l’intérêt économique de l’activité agricole ».
  • « Environnement : comprendre les GIEE, l’agroécologie, les extensions de zones vulnérables… »

Congrès de l’OPG
Mercredi 28 janvier 2015 de 11h à 17h
Salle de fêtes de Loyettes (01360)

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Compétitivité et simplification : Il y a urgence pour le maïs français

Le Conseil d’Administration AGPM réuni ce 21 janvier à Paris a mis en exergue la situation très difficile
des producteurs de maïs.

Quelle que soit la région, et malgré une production record, le revenu n’est pas au rendez-vous, et ce pour la
deuxième année consécutive. Les trésoreries sont exsangues et les prévisions de marché ne permettent pas
d’envisager une amélioration à court terme.
Le coût des intrants, la réglementation environnementale qui ôte chaque jour des options techniques, tout
en ajoutant des contraintes à la production, sont aujourd’hui des inquiétudes supplémentaires.
Les maïsiculteurs demandent donc que toutes les mesures favorisant leur productivité et leur permettant
de gérer les aléas soient prises au plus vite.
« Les chocs de compétitivité et de simplification tant prônés par le gouvernement deviennent l’urgence pour
redonner une vision d’avenir aux producteurs. Et surtout, pas de nouvelle contrainte, à commencer par
ECophyto2 ! » a précisé Christophe Terrain, Président de l’AGPM

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LE CHOIX DE LA PERTINENCE AGRONOMIQUE ET ECONOMIQUE

L’Association Générale des Producteurs de Maïs conduit une action importante pour démontrer l’intérêt d’une couverture hivernale des sols et le principe de son équivalence dans le cadre des mesures de verdissement de la PAC.
C’est dans ce cadre que Christophe TERRAIN, son président a publié une tribune intitulée « LE CHOIX DE LA PERTINENCE AGRONOMIQUE ET ECONOMIQUE ».

 » Le temps des décisions est venu sur nos exploitations, mais pas celui des réponses de la Commission ou de l’Administration sur l’application de la PAC.

L’AGPM a fait une demande d’équivalence pour remplacer la mesure de diversité de l’assolement, obligatoire dans le verdissement, par une mesure simple, même si elle n’est pas complètement satisfaisante et ne permet pas de répondre à tous les agriculteurs, celle de la couverture hivernale.

Bien sûr, cette contrepartie « couverture hivernale contre diversité d’assolement » aura un prix, celui d’être encadré par une certification du verdissement, gérée par un organisme tiers. Mais c’est la seule ouverture laissée par le règlement européen pour permettre à nos exploitations spécialisées de conserver leur sole maïs, y compris jusqu’à 100% de leur surface, hors surface d’intérêt écologique bien sûr.

Ce dossier a été construit pour être acceptable par Bruxelles, et nous attendons une réponse qui se doit d’être positive. Mais elle tarde, alors même que nous avions demandé une décision rapide pour anticiper et avoir une visibilité totale pour les assolements 2014-2015. Au mieux, la réponse, sauf un réel engagement du Ministère de l’Agriculture et si elle est pleinement positive arrivera le 1er novembre. Trop tard pour pouvoir ajuster les assolements en intégrant des cultures d’hiver.

Alors dans cette situation d’incertitude, quelle position prendre ?

Quelle recommandation ?

Le plus raisonnable pour les producteurs de maïs nous semble être d’attendre la réponse officielle sur ce dossier… et dans l’intervalle, de conserver les assolements habituels, les plus intéressants agronomiquement et économiquement, et d’attendre le printemps pour les ajuster, certes avec des alternatives limitées, si la mesure présentée par l’AGPM devait ne pas être reçue positivement.

Dans le cas inverse, celui dans lequel nous croyons puisque nous y avons mis tout notre poids, il suffira aux maïsiculteurs de mettre en place la couverture hivernale après la récolte 2015 du maïs dont la sole aura été préservée sur les exploitations qui en dépendent.

Le combat mené par l’AGPM sur ce dossier est constant depuis plus de 18 mois. L’issue est proche pour la couverture hivernale, mais ce n’est qu’une première étape. Notre objectif reste d’obtenir une mesure agronomiquement cohérente avec nos exploitations maïs. Quoi qu’il advienne, nous redéposerons donc dès le 1er semestre 2015, comme la réglementation PAC nous le permet, un dossier d’équivalence intégrant le mulching comme pratique de couverture hivernale.

Nous persisterons sur le choix de la pertinence économique et agronomique au contraire de la logique administrative qui nous est opposée ! »

Christophe Terrain, Président AGPM

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