Archive | nuciculture

Noix de Grenoble – Récolte 2019

La commission maturité de l’Appellation d’Origine Protégée noix de Grenoble
réunie le 23 septembre sous l’autorité de
l’INAO, a décidé de la date de récolte pour les vergers arrivés à
maturité le :

Mercredi 2 octobre 2019

Rappel :
La maturité des noix fraîches est considérée comme atteinte
lorsque plus de 80 % des noix présentent un brunissement
complet de la cloison interne
L’exposition et l’altitude des vergers peuvent avoir des incidences
importantes sur la maturité du fruit. Chaque producteur doit
impérativement vérifier si les critères de maturité sont atteints sur
leurs parcelles.
Nous tiendrons à votre disposition les arrêtés préfectoraux qui seront
publiés pour officialiser cette date.

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Assemblée Générale de Coopenoix

Ambiance morose lors le l’assemblée générale annuelle de la coopérative Coopenoix. Il faut dire que l’orage ou plutôt la tempête qui a frappé le sud Grésivaudan courant juin ne laisse pas place à l’optimisme.. Pour rappel 25 000 noyers par terre, une récolte future qui s’annonce inférieure de près de 50%… Il n’y a vraiment pas de quoi se réjouir..

Les nuciculteurs rencontrés au siège de coopenoix ont tous été clairs » il faut être réaliste, notre avenir, celui de la filière noix de Grenoble s’annonce morose mais nous resteront debout et nous allons nous battre pour nous en sortir…. Sauf si un nouvel aléa climatique nous mette sur les rotules » nous a résumé l’un d’eux.

Nous avons également ressenti une certaine dignité et surtout une forte solidarité de l’ensemble des acteurs de la filière et même au delà. C’est par exemple le cas du Département. Jean Pierre Barbier son président indiquant que des fonds seront très vite débloqués afin que les nuciculteurs qui ont des abres couchés puissent les dégager au plus vite..replanter.

Yves Renn Président de coopenoix c’est dit satisfait de cette solidarité et attend aussi des aides promises de la Région, de l’Etat..et de préciser: » la prochaine campagne s’annonce difficile et Coopenoix va perdre environ 3000 tonnes d’apports.. »

Des apports qui étaient de 6800 tonnes lors de la campagne précédente.

Ce manque de marchandise va bien entendu pénaliser coopenoix qui ne pourra satisfaire l’ensemble de ses clients en grande majorité étrangers.

Les noix américaines, chiliennes qui entrent en masse dès le mois de juin sur le marché, à des prix revus à la baisse  a rendu en 2018 le négoce difficile d’autant plus que la qualité des noix n’était pas au rendez vous. Marché d’autant plus difficile que la consommation de noix stagne, voire baisse..

Yves Renn a été clair:  » dans ce contexte difficile, voire très difficile notre leitmotiv doit être le même: la qualité. en effet seule l’appellation AOP et la qualité qu’elle implique pourront permettre à l’ensemble de la filière de valoriser notre production avec un différentiel de prix légèrement supérieur au reste de la production mondiale ».

Le combat va être difficile, long mais aucun doute la filière noix montrera comme d’habitude son dynamisme, sa solidarité..et ne se couchera pas…

Gilbert PRECZ






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La filière noix de Grenoble à l’agonie …mais elle se relèvera

Ce samedi 15 juin a été apocalyptique dans la vallée du Gésivaudan..De Romans sur Isère à Tullins un orage de grêle d’ une rare violence accompagné de  rafales de vents atteignant parfois les 150 km/h a fait d’énormes dégâts.  L’agriculture a beaucoup souffert de cette météo hors norme, en particulier la noyeraie.

Selon une première estimation ce sont entre 15 000 et et 20 000 arbres sui sont couchés, impactés .. Certains nuciculteurs ont perdu la totalité de leur production en quelques minutes..

Suite à cette calamité la mobilisation est générale..

wauquiezCrédit photos © Guillaume Atger/Région Auvergne-Rhône-Alpes

Dès ce lundi matin Laurent Wauquiez Président de la région Auvergne Rhône-Alpes  s’est rendu sur le terrain afin de constater les dégâts et d’annoncer un déblocage de fonds  d’urgence à hauteur de 5 millions d’euros  pour aider les agriculteurs et éleveurs touchés dans la région.

Didier Guillaume ministre de l’agriculture a quant à lui visité l’exploitation de Christian Bofelli nuciculteur à  Montagne. De nombreux élus ont assisté à cette visite dont Jean Pierre Barbier Président du Conseil Départemental accompagné de Robert Duranton vice Président en charge de l’agriculture. Bien entendu l’ensemble des structures de la filière noix étaient représentées ainsi que de nombreux nuciculteurs.

Christian Bofelli a fait part de son désarroi avec plus de 1000 arbres mis à terre et d’autres qui ne produiront pas cette année  » et sans doute les années suivantes »..  » C’est d’autant plus préjudiciable que j’ai investi ces dernières années 250 000 euros pour moderniser mon exploitation.. »

Yves Borel président du Comité interprofessionnel de la noix de Grenoble a été on ne peut plus clair  » la filière noix de Grenoble est à l’agonie.. Les pertes de récoltes vont être très importantes.. D’autres dont nos concurrents directs vont en profiter bien sûr.. Il faut aussi traiter l’urgence: redresser les arbres qui peuvent l’être, débarrasser les autres, supprimer les souches.. Un travail de titans.. »

Propos repris par Yves Renn  président de coopenoix qui a rajouté: » il est certain que c’est l’ensemble de la filière qui est impacté..nous espérons que les apports seront inférieurs que de 50% …sinon..!! Il y a bien sûr la coopérative à faire tourner avec du personnel, les investissements à amortir et penser à replanter en noix de Grenoble .. Bien entendu Coopenoix se mobilisera auprès des coopérateurs pour les aider à sortir de l’impasse.. »

Jean Claude Darlet, président de la chambre d’agriculture, très ému car nuciculteur lui même a bien entendu confirmé ces constats tout en s’adressant directement au ministre de l’agriculture: Il faut traiter le dossier de l’assurance en urgence. Trop d’agriculteurs ne sont pas assurés car les échéances sont trop lourdes. Et de faire un aveu:  » moi même je ne suis pas assuré car j’ai choisi de garder mon personnel plutôt que de d’assurer mon exploitation: Oui il faut rendre l »assurance obligatoire mais à des tarifs raisonnables.. »

Didier Guillaume a donné entièrement raison à Jean Claude Darlet promettant de réunir au plus vite les instances concernées pour sortir de cette impasse.

Il a confirmé que tout sera fait pour qu’aucun agriculteur victime de cette tempête « mette la clé sous la porte »  tout en saluant leur dignité et leur courage face à ce sinistre.

Le Département sera également aux côtés des agriculteurs sinistrés. Ceci dès qu’un bilan précis sera fait..

Jean Claude Darlet précisant enfin « qu’il ne faut pas oublier les éleveurs qui n’auront pas de fourrage cet hiver pour nourrir leur bétail, les maraichers qui ont tout perdu..les céréaliers qui auront des pertes de récoltes considérables.. »

Certes l’ambiance était morose mais nous avons entendu des  » on est à l’agonie mais on se relèvera.. » nous n’en doutons pas!

Gilbert PRECZ

Voici un diaporama de la visite de Didier Guillaume à Montagne..




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Noix de Grenoble: actualité commerciale délicate

La noix de Grenoble est malmenée en ce moment… En cause les déclarations d’un professeur qui a précisé que les traitements sanitaires sur les noyers provoquaient des cancers et une actualité commerciale délicate.

Nous avons fait le point dernièrement avec Yves Renn, président de coopenoix,  concernant l’étude  » médicale » aujourd’hui abordons le dommaine commercial.

Les propos introductifs d’Yves Renn sont très clairs:  » si l’année 2017 a été très positive, pour la campagne 2018 il y a , c’est net, un changement de contexte ».

Les orientations du marché mondial ont évolué avec deux facteurs essentiels: le chili a produit 130 000 tonnes de noix de très bonne qualité et a proposé des prix inférieurs de 70 centimes d’euros par rapport à l’année précédente. Les Etats Unis avec 600 000 tonnes de noix ont proposé des prix à l’export inférieurs de 1 euro et ce dès le début de la saison .

Coopenoix a du faire face à cette politique très agressive en   » en baissant ses prix de 40 cts  » et Yves Renn de ne pas comprendre pourquoi les produits qui entrent en Europe ne sont pas taxés afin de mieux réguler les marchés.

De plus outre les volumes importants toutes origines confondues mis en marché il est à noter une baisse sensible de la consommation de noix en Europe.

 » La noix est considérée comme un produit de luxe et en cette période ou le pouvoir d’achat est en baisse généralisée le consommateur préfèrera axer ses dépenses sur les produits de première nécessité même s’ils savent que la noix a des vertus positives sur la santé. »

Yves Renn rajoute, si la fin d’année 2018 a été correcte du fait que l’on a honoré les contrats signés avec nos clients habituels, depuis le début d’année 2019 les volumes commercialisés sont inexistants malgré une  nouvelle baisse des prix de 30 à 40 % pour se remettre dans le contexte de la concurrence.

Une concurrence qui pourrait être franco française..  » Les producteurs du Périgord ont mené une politique de prix agressive en baissant leurs prix de 70cts.. Ils ont écoulé 55 % de leur production alors que nous on en a écoulé 70%… « 

Cela n’empêche, le président de Coopenoix est clair: nous aurons environ 500 tonnes de noix de report en plus du report stratégique.

Les producteurs ont bien sûr étés informés de ce contexte défavorable,  » en réunions de secteurs nous avons été totalement transparents.. tout en étant pas alarmistes car Coopenoix a les reins solides pour passer ce cap »..

Il est évident également que la distribution ne joue pas le jeu car si les prix payés au producteurs ont chuté de 30 à 40 cts du kilo on  ne peut hélas pas dire que cela c’est répercuter sur les étals..  » Il faudra aussi relancer le marché français et étudier le marché à l’exportation pour mieux cibler les consommateurs, mieux les comprendre » estime Yves Renn..

Autre piste étudiée: le marché du cerneau, certes il est de niche et il ne subit aucun contrôle. C’est un marché hyper concurrentiel et le marché français est totalement désarmé face à cette problématique..

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Huile de noix: de l’or pour les Convert!!

La famille Convert, nuciculteurs à L’Albenc, viennent de décrocher une médaille d’or au concours général agricole à Paris…

Depuis de nombreuses années les Convert participent au concours général agricole et ont déjà obtenu plusieurs médailles.. En voici un récapitulatif:

- 1996, première année ou les produits nuccicoles intègrent le concours: médaille d’argent

- 2004: médaille d’or

- 2008 et 2010: médailles d’argent

- 2013 médaille d’argent

- 2014 et 2015: médailles de bronze..

Et donc 2019 médaille d’or..

Cette succession de médailles démontre le sérieux du travail fourni par la famille Convert et à travers elle de l’ensemble de la filière noix de Grenoble.

Gilles convert nous a précisé:  » on espère toujours une médaille en participant au CGA, mais l’or est inattendu.. On a travaillé avec sérieux et cette année de secheresse les cerneaux étaient de très bonne qualité.. L’huiler, Christian Rognin de St Michel sur Savasse a fait un travail remarquable.. « 

Et Gilles d’affirmer que cette récompense est la récompense d’un travail d’équipe, de famille car  » même mes parents ont participé à la sélection de l’huile .. »

Une huile qui a un petit plus qui a fait une énorme différence avec la médaille d’or..

A noter une médaille de bronze obtenue par le Gaec du Rocher de St Geoir en huile de noix également

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La noix de Grenoble et le cancer…

Ce n’a plus rien à comprendre… Des études sérieuses démontrent que manger une poignée noix de Grenoble par jour est  excellent pour la santé et prévient même des risques de cancer..seins, côlon, prostate..

Très récemment le Professeur Raoul Payan chirurgien gynécologue de Grenoble affirmait que les risques de cancer du seins étaient plus élevés si on habitait proche des noyeraies et de culture de maïs.

Le Professeur Payan ne se basant que sur un questionnaire médical soumit à ses patientes atteintes du cancer du sein.

Il met en cause les pesticides utilisés.

Nous avons voulu en savoir plus auprès de la filière noix de Grenoble en rencontrant Yves Renn président de Coopenoix.

Il a d’entrée confirmer les bienfaits de la consommation de la noix de Grenoble sur la santé,  » de nombreuses études sérieuses le prouvent  » et de préciser: les cerneaux de noix ne contiennent aucun résidu de produit phytosanitaire, de pesticide. Ils sont protégés par le brou et les derniers traitements se font bien en avant de la période de récolte. En effet ils se font fin août et la récolte démarre fin septembre..de plus la quantité épandue est minime et à mettre en relation avec la masse végétative très volumineuse que représentent  les branches, les feuilles et les noix des arbres .

Yves Renn pense que cette étude  n’est rendue publique uniquement pour servir de vecteur médiatique..  » On a parlé des abeilles et l’utilisation d’insecticides utilisés dans les cultures, les néonicotinoïdes. Leur utilisation est désormais interdite .. Il fallait trouver autre chose! »

Il est d’autant plus surprenant que le professeur Payan associe la culture des noix et celle du maïs..deux cultures très proches en sud Grésivaudan:  » le souci est que les pesticides utilisés en noyeraies n’e sont pas le même que ceux utilisés pour le maïs, « comprenne qui pourra.

Comprendra également qui pourra car chacun sait que le cancer, dont celui du sein  » est muti-factoriel.. » et le président de Coopenoix de faire un constat:  » comment peut-on dire que nos zones ou les pesticides ne sont utilisés que quelques jours par an sont plus cancérigène que les zones proches des usines, axes de communication..qui polluent 365 jours par an.. »

Yves Renn se pose aussi une question non dénuée de bon sens:  » pourquoi cette étude est parue pendant la période de pleine activité des nuciculteurs, en période d’élection à la chambre d’agriculture ou il y a un droit de réserve.. »

Ce genre d’information est bien entendu dommageable  » surtout de nos jours avec les réseaux sociaux et autres »..

La solution:  » que très vite la filière noix de Grenoble prenne connaissance de cette étude, l’analyse et qu’une étude officielle, approfondie faite par des chercheurs, techniciens neutres soit lancée » ..

Yves Renn attend ses conclusions avec une certaine sérénité..

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Coopenoix: faire face à la concurrence

L’ assemblée générale de Coopenoix s’est tenue sous la présidence d’Yves Renn en présence de nombreux producteurs.

Avec des conditions de récolte exceptionnellement favorables et avec une légère précocité, 7 500 tonnes de noix ont été collectées par Coopenoix et CT Noix en 2017-2018, soit 300 tonnes de moins que la récolte précédente.

Pour expliquer cette perte de récolte on retiendra une période de gel qui a frappé durement le Diois, privant les producteurs de cette zone de plus de 70 % de leur récolte.

Cela dit la récolte sur les autres zones est globalement satisfaisante et conforme aux prévisions de la filière, même si elle s’avère un peu moins importante que celle attendue par les producteurs.

Au chapitre de la qualité, notons que, avec 20 % des noix de calibre 32 mm et plus (contre 40 % certaines années) et un volume de 11 % de moins de 28 mm, les calibres des noix sont
plutôt moyens cette année. On notera des variations sensibles entre le nord et le sud des zones de production, essentiellement dues à des aléas climatiques dont des périodes de secheresse.

Chacun sait que Coopenoix vend 80% de ses apports à l’ exportation. Les productions et les prix pratiqués au niveau mondial sont donc très scrutés.

Le Chili, dont la production en 2017 a atteint 105 000 tonnes de noix de qualité et de bons calibres, a donné le départ de la saison en juin en rehaussant ses prix de vente de l’ordre de 20 centimes par rapport à l’année précédente.

À la différence de 2016 les Californiens avaient quant à eux davantage de stocks de report en septembre 2017.

De plus, les noix américaines sont arrivées sur le marché mi-novembre, soit avec une semaine de retard, en affichant un prix européen sensiblement identique à celui de l’année dernière. Un choix qui n’a pas empêché un net recul (- 25 %) des exportations des noix américaines dans le monde et qui devrait à nouveau aboutir à un stock de report à l’aube de la saison 2018.

Avec une production de 130 000 tonnes en 2018 dans un marché plus incertain et au vu des stocks américains, le Chili pourrait être amené à revoir son prix à la baisse pour la prochaine saison.

Contexte économique devient de plus en plus concurrentiel

Comme l’a souligné le président Renn le contexte économique devient de plus en plus concurrentiel et ce malgré une production française 2017 plutôt moyenne du fait d’un épisode de gel dans le Sud-Ouest.
En effet, entre une augmentation des importations en Europe des noix chiliennes dès le mois de juin et l’arrivée des noix américaines mi-novembre, notre fenêtre de commercialisation se réduit chaque année un peu plus. Il faut désormais convenir que la noix française, tant attendue sur le marché européen il y a de cela quatre ou cinq ans en début de saison, est aujourd’hui en partie remplacée par les noix chiliennes.

Malgré cette concurrence, Coopenoix a de bons résultats.

Même si la  consommation est stagnante, le niveau des expéditions de Coopenoix est satisfaisant, en particulier pour les calibres inférieurs à 30 mm. Les calibres supérieurs ont été aisément absorbés par les marchés italien, suisse et allemand.

Cela ne nuit pas à l’optimisme d’Yves Renn:  » Gageons que les années à venir nous conforteront davantage encore dans la pertinence de notre stratégie d’investissement qui maintient Coopenoix à la première place sur le marché européen de la noix française. » cela n’empêche pas coopenoix

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La noix de Grenoble fête les 80 ans de son AOP..

La noix de Grenoble AOP fête en cette année 2018 les 80 ans de sa reconnaissance en produit d’appellation d’origine protégée. Une journée consacrée à cet anniversaire a été organisée dernièrement à Chatte en présence de nombreux élus, personnalités, représentants de diverses structures, partenaires..

S’il y a une structure qui est indispensable au sein de la filière noix de Grenoble, c’est bien Coopenoix.

Crée en 1929, la coopérative commercialise 40 % des noix de Grenoble, 80% des vergers des producteurs sont en AOP et 80% des volumes produits sont destinés à l’export.

Rencontre avec Yves Renn président de Coopenoix.

reenYves Renn regrette que lors de la journée consacrée à la noix de Grenoble,  »  » On a certes abordé le passé, évoqué le présent mais pas assez l’avenir. On aurait du se poser la question: quid de la noix de Grenoble dans 20 ans..ou plus. »

Yves Renn entre de suite dans le vif su sujet:  » Nous devons constater et agir sur le fait que les superficies consacrées à la culture de la noix de Grenoble stagnent. Partis de ce constat on doit reconnaître que les volumes stagnent aussi. « 

Ce problème provient de plusieurs paramètres: il y a de moins en moins de foncier à cause en particulier à une emprise urbaine de plus en plus forte, c’est indéniable. Autre souci: la diversification.  » Certains producteurs plantent d’autres variétés qui sont hors AOP afin d’obtenir de meilleurs rendements, une production plus rapide.. »  C’est une gestion à court terme qui risque de mettre en péril notre AOP Celle ci sdoit se conjuguer avec le long terme.  » Pour  Yves Renn parier sur la Fernor, pourquoi pas mais cette variété entrerat-elle un jour dans les variétés éligibles pour l’AOP, rien n’est moins sûr. « 

Le président de Coopenoix s’insurge contre l’idée d’avoir moins d’apports permettra de mieux valoriser l’AOP noix de Grenoble.  » C’est une hérésie. Si nous n’arrivons pas à fournir nos clients, dont la grande majorité est étrangère, ils iront se servir ailleurs. Et il sera très difficile des les récupérer.

Il lance donc un cri d’alarme:  » se diversifier pourquoi pas mais d’une façon raisonnée et raisonnable. »

Autre sujet de préoccupation: la qualité. Le président de Coopenoix ne comprend pas et juge même INADMISSIBLE que lors de la refonte du cahier des charges, il na pas été instauré une grille commune d’ achats de l’ensemble des acheteurs de la filière.  » « Aujourd’hui on achète aux producteurs un peu comme on veut, sans grille reconnue et validée par tous avec une flexibilité qualitative qui ne va pas dans le sens d’ une démarche AOP qui doit prôner l’ excellence. »

C’est d’autant plus regrettable que Coopenoix a un cahier des charge très strict.. » On passe des échantillons à la loupe ».. « Il y a un manque de rigueur chez certains et cette situation créée un malaise entre les producteurs car on désavantage ceux qui font du bon travail ». Dans un contexte commercial qui se durçi la qualité doit être doit être tout simplement  » irréprochable ».

Yves Renn refuse également que les nuciculteurs subissent des pressions sociétales, au niveau des règles sanitaires.  » On ne traite pas à tout va et n’importe comment. Nous sommes des producteurs professionnels, responsables.

Il rappelle  enfin que coopenoix  qui apporte de nombreux conseils aux nuciculteurs,en leur mettant à disposition des techniciens, offre des aides à la plantation, modernise son outil de travail..souhaite avec force que la noix de Grenoble perdure, se développe, mais que cela passe par une prise de conscience collective de l’ensemble des membres de la filière.

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La noix de Grenoble fête ses 80 ans!

Produit phare de la région, dans la France et dans le monde, la Noix de Grenoble fête cette année ses 80 ans !

Reconnue AOC en 1938, vrai produit du terroir, la Noix de Grenoble est une véritable bombe nutritionnelles, healthy mais gourmande. En snack ou en cuisine pour se mitonner des petits plats façon comfort food…une chose est certaine: on ne se lasse jamais de la Noix de Grenoble !

Cette année nous célébrons avant tout 80 ans de savoir-faire unique ! C’est la richesse des terres, la culture du noyer et l’expertise de tous les acteurs de la filière qui donnent à la Noix de Grenoble un goût unique…

Déjà leader en France avec une production de 14 022 tonnes et +56% des ventes en 10 ans, l’AOP souhaite devenir LA référence de la NOIX en France !

L’appellation AOP Noix de Grenoble est une chance et une fierté partagée par l’ensemble des acteurs du territoire.

noix

Lors de la journée anniversaire organisée à chatte, les acteurs de la filière se sont réunis autour d’une table ronde pour échanger sur les enjeux du développement de la filière sur un marché mondial en forte demande. Ceci en présence de M. le Préfet de l’Isère et des élus députés et présidents du Département de l’Isère, de la Communauté de communes St Marcellin-Vercors-Isère, de la Chambre d’agriculture de l’Isère.

Yves Borel président du Comité interprofessionnel de la noix de Grenoble s’est félicité de la bonne santé de la noix de Grenoble mais  » il ne faut pas s’endormir.. Il faut toujours penser à améliorer sa qualité et à pérenniser les outils commerciaux, deux facteurs indispensables pour son avenir.

Il a également fustigé une certaine campagne de désinformation qui annonce que la noix de Grenoble est du « poison »… » Un guide des bonnes pratiques à destination des nuciculteurs est disponible . Il rappelle leurs droits et devoirs.. » Des nuciculteurs appelés à maîtriser leurs pratiques.


Pour rappel voici ce qu’est la noix de Grenoble…
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Table-ronde « La noix, l’homme et le paysage »

Le paysage est façonné, transformé, bouleversé par l’agriculture et les activités humaines de toutes sortes. La culture de la noix est une production agricole qui a une empreinte particulièrement forte sur le paysage. Ces dernières décennies, la spécialisation dans la nuciculture s’est développée jusqu’à devenir l’activité principale pour environ un quart des exploitations.

La concurrence accrue à l’échelle mondiale impose une productivité toujours plus élevée. Cette tendance induira-t-elle de nouvelles évolutions dans le paysage ?

Avec Claude Janin, Chambre d’agriculture de l’Isère/UMR-PACTE Institut de Géographie alpine ; Rachel Anthoine, responsable du pôle paysage au CAUE de l’Isère ; Yves Borel, Président du Comité interprofessionnel de la Noix de Grenoble ; Olivier Gamet, président du Comité de territoire Sud Grésivaudan ; Christian Mathieu, président de la SENURA.

Entrée libre

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