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La production porcine en zone de montagne en danger

orateurDans sa question écrite publiée au JO Sénat du 12/11/09, M. Yves Chastan (Ardèche-PS), attire l’attention de M. le ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche sur la situation de la filière porcine, et notamment celle des producteurs de porcs des zones de montagne.

Déjà fragilisés par la crise économique et le doublement des coûts de production en 2008, les éleveurs sont aujourd’hui confrontés à un brusque effondrement des cours du porc. Alors que leurs prêts de trésorerie avec différé de remboursement arrivent à leur terme, ils se retrouvent soudainement dans l’incapacité d’honorer les échéances de remboursement.

Si, en Ardèche comme ailleurs, de nombreux emplois sont menacés, c’est toute la filière du porc – de l’élevage, à la salaison en passant par l’abatage et la découpe – qui pourrait, à terme, disparaître et entraîner, avec elle, d’autres filières agricoles.

Aussi, il lui demande de bien vouloir lui préciser les mesures qui vont être prises afin de répondre à cette urgence et d’aider l’ensemble des éleveurs concernés à sortir de la crise.

Réponse du ministère de l’Agriculture publiée au JO Sénat du 14/01/2010

Les difficultés de marché que rencontre le secteur porcin, depuis la fin de l’année 2007, sont particulièrement importantes pour la production porcine en zone de montagne, alors que les exploitations sont majoritairement de petites structures confrontées à d’importants surcoûts de production.

Dès 2008, la filière porcine a bénéficié de dispositifs nationaux de soutien, pour lesquelles une attention particulière a été portée aux zones de faible densité, dont les zones de montagne, qui ont été privilégiées dans la répartition des crédits alloués à ces mesures. De surcroît, depuis le 9 novembre 2009, les éleveurs de porcs peuvent bénéficier du plan exceptionnel de soutien à l’agriculture française, annoncé par le Président de la république, le 27 octobre 2009, à Poligny.

La diversité des mesures de soutien proposées dans le cadre de ce plan devrait permettre une réponse adaptée aux élevages porcins en zones de montagne, caractérisés par une production mixte, avec une faible spécialisation de la production porcine.

Par ailleurs, conscient de l’importance de préserver la production porcine en zones de montagne, les services du Ministère chargé de l’agriculture ont engagé une concertation avec les organisations professionnelles, depuis le mois d’avril 2009, afin de définir de nouvelles mesures de soutien adaptées à ce secteur, compatibles avec le droit communautaire.

À cet égard, quatre réunions du groupe de travail relatif à la production de porcs en zones de montagne se sont d’ores et déjà tenues. Le dernier groupe de travail, le 11 décembre 2009, a permis de conclure sur un cadre d’intervention ouvert à la production porcine en zone de montagne, à court et moyen terme, au sein du Programme de développement rural hexagonal (PDRH) 2007-2013.

En premier lieu, pour l’année 2010, la mesure d’accompagnement des investissements agricoles pourra bénéficier aux éleveurs de porcs en zones de montagne, au travers du Plan de performance énergétique (PPE), initié en 2009 dans le cadre du plan de relance, pour lequel 38 millions d’euros sont prévus en PLF 2010. La liste des investissements éligibles à cette mesure sera déterminée, en étroite concertation avec les responsables professionnels concernés.

En second lieu, les mesures relatives à l’accompagnement des signes officiels de qualité seront mobilisées au niveau régional. Ces mesures recouvrent, notamment, la prise en charge des frais de certification inhérents aux démarches de signes de valorisation (Certification de conformité des produits) ou de signes de qualité (label rouge, IGP).

À cet égard, la production porcine en zone de montagne pourra rejoindre les démarches régionales et départementales mises en ceuvre dans le cadre de l’accompagnement des signes officiels de qualité, prévu au titre des mesures 132 (participation des agriculteurs à des régimes de qualité alimentaire) et 133 (activités d’information et de promotion des produits faisant l’objet de régimes de qualité alimentaire) du PDRH.

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S’informer sur la filière porc bio

Corabio (la Coordination Rhône-Alpes de l’Agriculture Biologique) organise une journée technico-économique sur la filière porcine biologique pour favoriser le développement de l’élevage de porcs bio. Cette journée traitera des débouchés et enjeux techniques de la production de porcs biologiques.

Elle aura lieu le mercredi 25 novembre à Velanne, en Isère, et se terminera par la visite de la ferme le Mont Charvet, ferme de démonstration du réseau Corabio.

La production porcine biologique est encore très peu développée en France et en Rhône-Alpes : elle ne représente que 0,4 % de la production de porcs. Pourtant tous les acteurs économiques s’accordent à dire que la demande actuelle en produits bio progresse fortement en viande fraîche et en produits transformés. Rhône-Alpes ne déroge pas à la règle avec une demande croissante des salaisonniers notamment.

Cette journée s’adresse en particulier aux éleveurs de porcs et aux agriculteurs susceptibles d’être intéressés par cet élevage.

cochon 2


AU PROGRAMME DE LA JOURNEE

Matin

9 h : Café d’accueil

9h30 : Cahier des charges de la production porcine biologique par Laurent Mathys, Qualité France

10h15 : Présentation de la filière porc biologique : production, transformation, distribution, consommation, par Sylvaine Lartigaut d’Appui Bio

10h45 : Présentation d’Erca Bio, débouchés et évolution des marchés du porc bio, Corentin Hamard

11h30 : Présentation de l’activité porc de la SICABA, évolution de la demande par Luc Mary, directeur

12h15 : Transformer et vendre en direct et collectivement, témoignage de Pierre Berthet

Après midi

14 h: Conditions de réussite de la mise en place d’un élevage de porcs bio, René Orin, technicien d’Erca Bio

14h45 : Conduite d’élevage et aspects sanitaires de la production de porcs biologiques, par Jean-Luc Theveniot, technicien de CIRHYO (ex MC porcs)

16 h : Visite de la ferme de démonstration le Mont Charvet à Velanne (45 Ha, vaches limousines, porcs et moutons, abattage et découpe, vente directe)

Cette journée professionnelle est destinée aux candidats à l’installation, aux agriculteurs intéressés par ce mode de production ainsi qu’à tous les professionnels concernés.

Le programme est téléchargeable sur www.corabio.org ou disponible auprès de Corabio au 04 75 61 19 35.

L’inscription est indispensable.

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Les producteurs de porcs déçus

La fédération nationale porcine (FNP) , dans un communiqué, estime que le ministre de l’Alimentation et de l’Agriculture continue à ignorer la crise porcine: »Bruno Le Maire a prononcé au SPACE un discours décevant pour les producteurs de porcs. Certes le doublement de l’aide de minimis pourrait ouvrir quelques opportunités mais les 30 millions d’euros à partager pour l’ensemble des filières d’élevage constitueront au mieux un saupoudrage d’aide inefficace.
Il réserve sa réponse aux questions de distorsions de concurrence sur la main d’oeuvre au seul secteur des fruits et légumes alors que la filière porcine souffre d’un désavantage concurrentiel avec l’Allemagne, extrêmement conséquent.
Plus globalement, le Ministre a affirmé que la compétitivité n’est pas un « gros mot » maisil n’apporte pas la moindre ouverture sur le 44 tonnes, les restructurations des élevages, les OGM, …
Le Ministre a également rappelé les efforts faits par l’agriculture vis-à-vis de l’environnement. C’est fort sympathique et tout à fait légitime mais cela n’apporte aucune amélioration au niveau des dossiers « Installations Classés », si pénalisants pour la production porcine.
Renvoyer à la Loi de Modernisation de l’Agriculture des décisions qui pourraient être réglées par de simples décrets ne peut que décevoir les producteurs de porcs en crise depuis plus de deux ans ».

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Traçabilité des porcins: une base de données agréée

Le ministère de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche a officiellement agréé l’association « BDPORC » comme gestionnaire de la base de données nationale d’identification des porcins, le 17 juillet dernier. Cet agrément est valable pour une durée de 10 ans.
Le système national de traçabilité des porcins est destiné à améliorer le traitement sanitaire des maladies animales afin de préserver la santé des animaux et des consommateurs.

Les propriétaires de porcins ont l’obligation de notifier les déplacements de leurs animaux dans un délai de 7 jours à compter de la date du mouvement.
Il existe trois possibilités  pour notifier les mouvements des animaux :
- soit le propriétaire réalise lui-même la notification du mouvement, par voie informatique, dans la base de données agréée (1),
- soit il délègue la notification à un tiers (groupement de producteurs, abattoir, OSP (2), PCM (3), un autre éleveur),
- soit il réalise lui-même la notification par courrier à l’établissement de l’élevage de son département.

Les détenteurs de porcins qui n’ont pas encore notifié les mouvements de leurs animaux sont invités à prendre contact sans délai avec leur groupement de producteurs ou avec l’établissement de l’élevage de leur département.
………………………………………………………………………………………………………………
(1) Site AGRANET réservé aux éleveurs (www.agranet.fr) ou site BDPORC réservé aux opérateurs (www.bdporc.com)
(2) Organisme de sélection porcine
(3) Pesée-Classement-Marquage

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Les éleveurs toujours victimes de la crise

M. Philippe Darniche (Vendée-NI), dans sa question écrite publiée dans le JO Sénat du 2/04/2009, attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de la pêche sur la crise de la filière porcine. Depuis deux ans, les producteurs de porcs vivent une crise économique sans précédent liée à la simultanéité de la hausse des charges constatées sur les exploitations et la baisse du prix payé au producteur.

L’augmentation très importante du prix des matières premières végétales a engendré une très forte croissance du prix des aliments. Le coût alimentaire représente désormais 66 % du coût de production contre 57 % en 2006. En parallèle, le prix du porc payé aux producteurs ne cesse de baisser. Concrètement, pour un élevage moyen naisseur-engraisseur de 200 truies, la perte cumulée sur 2007 et 208 s’élève à 130 000 euros, ce qui met en péril la trésorerie des exploitations porcines.

À cela s’ajoute l’annonce de nouvelles mesures prises par l’État comme l’écotaxe d’un euro par porc dans chaque élevage qui alourdit encore les charges. Ce contexte provoque dans le meilleur des cas une baisse des investissements et donc un vieillissement des outils de production mais accentue surtout le nombre de dépôts de bilan. Face à cette crise, il lui demande quelles mesures peuvent être envisagées pour améliorer au plus vite les trésoreries des exploitations porcines, leur compétitivité ainsi que les flux économiques au sein de la filière.

Réponse du Ministère de l’agriculture et de la pêchepubliée dans le JO Sénat du 14/05/2009
Les éleveurs de porcs rencontrent actuellement des difficultés en raison, notamment, de la baisse importante des prix lors du dernier trimestre 2008, alors que les exploitants n’ont pu reconstituer leur trésorerie, fragilisée par la récente crise en 2007. À plusieurs reprises, le ministre de l’agriculture et de la pêche a demandé à la Commission européenne de mettre en oeuvre les mécanismes de gestion prévus par l’Organisation commune de marché (OCM) pour dégager le marché communautaire de la viande porcine, à l’instar de ce que les autorités françaises avaient obtenu en 2007.

La Commission depuis le début de l’année 2009 refuse la mise en oeuvre de telles mesures de gestion du marché, arguant de la baisse importante de la production porcine dans l’Union en 2008 et de celle prévue pour 2009, ainsi que de la diminution régulière du prix de l’aliment et du transport.

Néanmoins, le ministre de l’agriculture et de la pêche poursuivra ses efforts dans les semaines qui viennent pour obtenir une décision favorable de la Commission. Sans attendre cette décision et face à la poursuite de la dégradation des trésoreries, le ministre de l’agriculture et de la pêche a décidé, le 6 avril 2009, un plan de soutien proposant plusieurs mesures répondant aux différentes situations :

- 1 M€ sera consacré à l’allégement de l’annuité 2009 des intérêts des emprunts des éleveurs à court, moyen et long terme ;

- 3 M€ permettront en concertation avec les banques de mobiliser à un taux bonifié,

- 30 millions de prêts de consolidations et de trésorerie ;

- 2 M€ seront disponibles auprès de FranceAgriMer pour apporter un soutien aux entreprises présentant des pertes de chiffres d’affaires. La situation de marché devrait s’améliorer prochainement, au regard de la baisse significative de la production communautaire et de l’amélioration traditionnelle de la consommation en période printanière.

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2,5 millions d’euros pour les éleveurs de porcs

Lors de la séance des questions au gouvernement, ce mardi à l’assemblée nationale, Yannick Favennec député de Mayenne a interpellé Michel Barnier, ministre de l’agriculture, à propos de la crise porcine.

« La filière porcine traverse une fois encore une crise très grave, en raison de la hausse du prix des matières premières alimentaires. Le doublement en quelques mois du prix des céréales retentit fortement sur les coûts de production, au point de menacer l’existence même de la filière française.
Alors qu’en 2006, pour un prix moyen de l’aliment de 158 euros la tonne, le coût de production d’un kg de carcasse de porc était de 1,24 euros, on est passé cet été à 235 euros la tonne et 1,57 par kg; dans le même temps, le prix payé aux éleveurs est passé de 1,40 à 1,24 euro le kg, soit une perte de 20 euros par cochon produit; aujourd’hui, on est à 1,10 le kg, soit une perte de 34 euros par animal.
Or ce secteur, important pour notre alimentation, l’est aussi pour notre économie puisqu’un élevage de 100 truies représente environ 7 emplois indirects. Mais il attire de moins en moins de jeunes: il n’y a eu qu’une seule installation en Mayenne en 2006, et jusqu’à présent aucune en 2007 – alors que 35 % des producteurs seront bientôt à la retraite. Des mesures d’urgence, telles que des aides à l’exportation, vont-elles être prises au niveau national et au niveau européen pour lui redonner des perspectives d’avenir ? »

Réponse de M. Michel Barnier, ministre de l’agriculture et de la pêche.

« La crise porcine actuelle, l’une des plus graves que notre pays ait traversées depuis de longues années, est en effet due à l’augmentation du prix des matières premières alimentaires, qui n’est pas répercutée dans le prix de vente.
Pour accompagner les éleveurs, j’ai tout d’abord demandé à la Commission européenne de déclencher le plus vite possible des mécanismes de soutien au stockage privé et de soutien aux exportations par le système des restitutions. Nous espérons une première réponse en début de semaine prochaine.

Deuxièmement, malgré les difficultés budgétaires, j’ai dégagé 500 000 euros pour des allègements de charges et 2 millions pour des reports de charges.

Enfin, je réunirai demain l’ensemble de cette filière avec les distributeurs, pour rechercher avec eux les moyens de soutenir cette filière, qui en a vraiment besoin. »

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Le désarroi des éleveurs porcins

La flambée du prix des céréales frappe de plein fouet les éleveurs porcins. Une crise qui commence à faire de sérieux dégâts dans leurs rangs. L’augmentation du prix de l’aliment provoquée par l’envolée des cours des céréales, peut, selon certains spécialistes, coûter la bagatelle de 35 000 € à un élevage de 100 truies naisseur-engraisseur. Le prix du porc, à la baisse (cours du 8 octobre: 1,149€), ne permet pas de compenser cette augmentation du coût de production.

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Porcelets à la soupe. De plus en plus chers à nourrir… (photo CDMP)

En Isère, on recense une cinquantaine d’éleveurs porcins (un chiffre multiplié par 6 si l’on considère les petits élevages, à partir d’un animal). François Orlowski, à Saint-Clair-sur-Galaure, est l’un d’eux. Installé en SCEA, il fait des produits très élaborés, avec des races particulières. Du « porc de laboratoire ». Du haut de gamme. Recherché. Malgré tout, il est, comme les autres, frappé de plein fouet.

« C’est un grave coup porté à la production, même si ce n’est pas vraiment une crise de la viande de porc. On a vu des prix plus bas dans le passé. Mais un tel prix de l’aliment, c’est du jamais vu. En septembre 2006, je payais l’aliment porc charcutier 176€/tonne. Aujourd’hui, soit un an plus tard, je le paye 242€/tonne. Il a pris 66€ en un an ».

Et malgré votre production qualitativement très ciblée, vous avez du mal à conserver une plus-value?

« On arrive à avoir des niches commerciales pour les porcs et porcelets mais on est obligés de respecter le cadran (l’outil actuel de fixation du prix du porc). Et avec mes produits, j’arrive juste à un prix plancher équivalent au coût de la production. Et quoique je fasse, je perds de l’argent avec les porcs charcutiers ».

A ce sujet, la confédération paysanne estimait dernièrement que , « la crise actuelle démontre que le cadran est complètement inadapté. Elle démontre la nécessité de mettre en place un outil de fixation du prix du porc, indexé sur les coûts de production réels ». La Confédération paysanne estime que ce travail aurait dû être engagé depuis longtemps par l’interprofession porcine INAPORC.

Comment réagissez-vous par rapport à cette situation qui pénalise votre travail?

« Je me demande vraiment ce qu’il faut que je fasse. Que je me spécialise sur le porcelet? Possible. Mon élevage de porc charcutier n’est plus rentable. Bref, je ne peux pas envisager l’avenir. Gel des investissements, trésorerie plus que tendue, c’est ce qui caractérise les élevages. On pensait être sortis d’une crise qui a duré trois ans. On retombe dans une autre… »

A votre connaissance, cette conjoncture a t-elle contraint certains à cesser leur activité?

« Je pense que beaucoup d’élevages moyens ont préféré arrêter. Il faut dire qu’auparavant, la grille de paiement du porc a été modifiée au détriment du producteur. En gros, une perte de 4 centimes. Si l’on ajoute la taxe d’équarrissage, il y a deux ans, l’apparition de la maladie d’amaigrissement du porcelet (MAP), on comprend les raisons de ce découragement. Et puis se pose le problème du renouvellement de ces élevages. Les reprendre dans des conditions pareilles, qui le fera? »

Beaucoup d’obstacles, comme on le voit avec cet éleveur isérois, s’accumulent en travers de la production porcine. François Orlowski en ajoute un dernier: la raréfaction des lieux d’abattage:

« Il n’y a plus d’abattoir sur le secteur. Celui de La Côte-Saint-André va fermer, celui de Chambéry également. L’abattoir de Bourg-en-Bresse devrait fermer le 28 décembre. Il nous reste Grenoble ou Romans ou Tarare. Mais ça ne nous facilite pas la vie ».

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