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RENCONTRE PROFESSIONNELLE PORCS BIOLOGIQUES

CORABIO (la Coordination Rhône-Alpes de l’Agriculture Biologique) organise une rencontre professionnelle régionale pour les éleveurs de porcs bio afin d’échanger sur les questions techniques et économiques en filières longues et courtes. Cette journée aura lieu le jeudi 15 décembre à la Chambre des métiers et de l’artisanat de Vienne en Isère.

Afin de clarifier quelques points réglementaires sur la production porcine biologique, d’échanger entre éleveurs sur les problèmes techniques rencontrés, et d’approcher les résultats économiques en porcs bio en filières courtes et en filières longues, le réseau Corabio organise une journée régionale d’échanges entre éleveurs avec l’intervention de Christine Filiat, vétérinaire, de Pierre Berthet, éleveur et ferme de démonstration du réseau Corabio, et d’un témoignage relatif à la filière longue en construction en région Centre pour répondre aux besoins de deux abattoirs.

PROGRAMME DE LA JOURNEE

9H00

9H30

10H00

12H00

13H45

14H15

15H00

16H00

Accueil

Point réglementaire sur la production porcine par Colette Suchel, ARDAB

Prévention, alimentation, santé des animaux, solutions techniques aux évolutions réglementaires, par Christine Filiat, vétérinaire

REPAS PARTAGE TIRE DU SAC

Présentation des principaux enseignements de l’enquête menée auprès des éleveurs de porcs de la région par Claire Dimier-Vallet, ADABio :

■ Transport, abattage, découpe

■ Approvisionnement en porcelets bio

■ Alimentation et question sanitaire

Résultats technico-économiques d’une ferme en vente directe par Pierre Berthet, GAEC du Mont Charvet à Velanne (38)

Démarche de commercialisation collective, exemple de la filière Centre avec Jen-Luc Théveniot, CYRHIO

Derniers échanges et suites à donner :

■ Position FNAB

■ Besoins collectifs

Cette rencontre est ouverte aux professionnels concernés par ces questions. Elle aura lieu le JEUDI 15 DECEMBRE à Vienne (38). L’inscription est indispensable en appelant Corabio au 04 75 61 19 35 pour obtenir un programme et un bulletin d’inscription.

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Porcs: un accord interfilière qu’il devient urgent de concrétiser

Un accord interfilière qu’il devient urgent de concrétiser demande la fédération nationale porcine à travers un communiqué.

 » L’embellie inattendue des cours du porc est toujours insuffisante pour couvrir les coûts de production. Par ailleurs, la concurrence européenne reste très vive avec une augmentation des abattages surtout dans les pays du nord.
Les éleveurs français ne profitent pas de la proximité de la ressource en céréales.
En effet, le coût alimentaire reste anormalement élevé alors que le prix du blé s’affiche au plus bas depuis un an.
L’impatience des éleveurs ne cesse de grandir tant le manque de transparence entre le prix des céréales et le prix de l’aliment est grand et alors que l’accord interfilière ne s’applique toujours pas. Il y a désormais urgence à concrétiser cet accord et faire profiter les éleveurs de la baisse du prix des céréales.

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Un numéro vert pour les éleveurs de porcs en difficulté

La Confédération paysanne et l’association Solidarité paysans mettent en place un numéro vert pour les éleveurs de porcs en difficulté .

A partir du lundi 14 mars et pendant un mois, les éleveurs de porcs qui le souhaitent pourront appeler le numéro vert mis en place conjointement par l’association Solidarité paysans et la Confédération paysanne.

Ils trouveront au bout du fil des paysans bénévoles des deux organisations avec qui ils pourront parler de leurs difficultés, de leurs besoins et de l’accompagnement qu’ils souhaitent.

Le numéro vert : 0800 302 300

Du lundi au vendredi de 12h à 21h.

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Sauver durablement la filière porcine française

Suicides des agriculteurs: on en parle enfin!

L’ONEP (Organisation Nationale des Eleveurs de Porcs) et la Coordination Rurale ont été reçues au ministère de l’agriculture pour évoquer la situation du secteur porcin en France. Après avoir rappelé la situation catastrophique des producteurs qui perdure depuis 4 ans, l’ONEP a exposé ses propositions pour sauver durablement l’ensemble de la filière porcine française.

Une totale transparence

Un producteur de porcs ne peut pas subsister si son prix de vente est constamment inférieur à son coût de production ! L’ONEP a demandé que l’Observatoire des prix publie rapidement tous les éléments qui permettent la totale transparence des coûts et des marges  de tous les maillons de la filière et qui légitiment les prix à la consommation.

Un groupe d’experts très attendu

L’ONEP réclame que le groupe d’experts de haut niveau prévu par la Commission européenne fasse rapidement des propositions pour une régulation européenne de la production et du marché du porc.  Il faut instaurer un équilibre durable entre la production et les besoins des consommateurs de l’UE, moyen indispensable pour assurer des prix rémunérateurs pour l’ensemble des acteurs de la filière et des prix stables et raisonnables pour les consommateurs.

Ce groupe d’experts devra aussi trouver les solutions adaptées pour mettre un terme aux distorsions de concurrence devenues insoutenables pour la production française : pour un élevage moyen de porcs la seule différence des coûts d’abattage représente un handicap  de 15 000 € par an pour le producteur français !

Un étiquetage clair

L’ONEP a souligné l’urgence d’étendre l’étiquetage « VPF » (Viande Porcine Française) aux produits transformés et dans tous les rayons de la distribution.

Groupements et coopératives doivent assumer leurs responsabilités !

Pour ce qui concerne la transparence du Marché du Porc Breton, l’ONEP a demandé que tous les groupements et coopératives y apportent au minimum un quart de leur production, seul moyen de garantir une représentation exacte de l’équilibre offre-demande.


Les capacités d’investissement des éleveurs étant aujourd’hui quasiment nulles, l’ONEP a demandé que soit repoussée la date de mise aux normes pour le bien-être animal et a fait preuve de son grand scepticisme face à la méthanisation comme solution à la crise porcine.

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FILIÈRE PORCINE : Bruno LE MAIRE appelle à la solidarité de la filière et à l’intervention de l’Europe

Bruno LE MAIRE, Ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire, tient à marquer sa préoccupation face à la situation de la filière porcine en Europe et en France, qui connaît depuis plusieurs années des cours bas et qui subit de plein fouet la hausse importante du prix de l’alimentation animale.

Cette situation est encore aggravée par les perturbations du marché européen et notamment la chute d’un tiers du cours du porc en Allemagne.

Face à cette situation difficile pour les producteurs de porcs français, Bruno LE MAIRE a réuni ce matin les acteurs de la grande distribution. Il souhaite que les différents acteurs de la filière respectent sans délai les engagements d’étiquetage et de mise en valeur des produits français qu’ils avaient pris. Les acteurs de la grande distribution ont marqué leur accord.

Bruno LE MAIRE appelle également tous les autres acteurs de la filière à mettre en oeuvre immédiatement les engagements pris le 15 décembre dernier en faveur de l’étiquetage de l’origine des viandes françaises, vendues fraîches ou dans les produits transformés, notamment les salaisons.

Bruno LE MAIRE rappelle qu’un projet de contrat doit lui être présenté par les filières avant le 15 février prochain, afin de couvrir les agriculteurs contre la volatilité des prix de l’alimentation animale.

En complément, l’Etat se mobilise pour renforcer la compétitivité de la filière porcine française. 60M€ seront engagés sur la période 2011-2013 pour soutenir la mise aux normes des exploitations porcines françaises. Les conditions de regroupements des exploitations porcines françaises, sans augmentation significatives des effectifs, sont en outre simplifiées depuis cette semaine, pour accompagner la filière dans une restructuration des exploitations.

Par ailleurs, une réponse européenne est indispensable. Bruno LE MAIRE a saisi d’urgence la Commission européenne, la présidence hongroise du Conseil de l’Union européenne et les Etats membres. Il s’entretiendra samedi 22 janvier avec le Commissaire Dacian CIOLOS et le lundi 24 janvier avec ses 26 homologues européens réunis au Conseil à Bruxelles. Il proposera un paquet de mesures urgentes à l’échelle européenne, notamment l’aide au stockage privé, selon des modalités adaptées. Au-delà, l’ampleur de la crise nécessite la mise en place d’un groupe européen à haut niveau pour une nouvelle régulation du marché du porc.

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La production porcine en zone de montagne en danger

orateurDans sa question écrite publiée au JO Sénat du 12/11/09, M. Yves Chastan (Ardèche-PS), attire l’attention de M. le ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche sur la situation de la filière porcine, et notamment celle des producteurs de porcs des zones de montagne.

Déjà fragilisés par la crise économique et le doublement des coûts de production en 2008, les éleveurs sont aujourd’hui confrontés à un brusque effondrement des cours du porc. Alors que leurs prêts de trésorerie avec différé de remboursement arrivent à leur terme, ils se retrouvent soudainement dans l’incapacité d’honorer les échéances de remboursement.

Si, en Ardèche comme ailleurs, de nombreux emplois sont menacés, c’est toute la filière du porc – de l’élevage, à la salaison en passant par l’abatage et la découpe – qui pourrait, à terme, disparaître et entraîner, avec elle, d’autres filières agricoles.

Aussi, il lui demande de bien vouloir lui préciser les mesures qui vont être prises afin de répondre à cette urgence et d’aider l’ensemble des éleveurs concernés à sortir de la crise.

Réponse du ministère de l’Agriculture publiée au JO Sénat du 14/01/2010

Les difficultés de marché que rencontre le secteur porcin, depuis la fin de l’année 2007, sont particulièrement importantes pour la production porcine en zone de montagne, alors que les exploitations sont majoritairement de petites structures confrontées à d’importants surcoûts de production.

Dès 2008, la filière porcine a bénéficié de dispositifs nationaux de soutien, pour lesquelles une attention particulière a été portée aux zones de faible densité, dont les zones de montagne, qui ont été privilégiées dans la répartition des crédits alloués à ces mesures. De surcroît, depuis le 9 novembre 2009, les éleveurs de porcs peuvent bénéficier du plan exceptionnel de soutien à l’agriculture française, annoncé par le Président de la république, le 27 octobre 2009, à Poligny.

La diversité des mesures de soutien proposées dans le cadre de ce plan devrait permettre une réponse adaptée aux élevages porcins en zones de montagne, caractérisés par une production mixte, avec une faible spécialisation de la production porcine.

Par ailleurs, conscient de l’importance de préserver la production porcine en zones de montagne, les services du Ministère chargé de l’agriculture ont engagé une concertation avec les organisations professionnelles, depuis le mois d’avril 2009, afin de définir de nouvelles mesures de soutien adaptées à ce secteur, compatibles avec le droit communautaire.

À cet égard, quatre réunions du groupe de travail relatif à la production de porcs en zones de montagne se sont d’ores et déjà tenues. Le dernier groupe de travail, le 11 décembre 2009, a permis de conclure sur un cadre d’intervention ouvert à la production porcine en zone de montagne, à court et moyen terme, au sein du Programme de développement rural hexagonal (PDRH) 2007-2013.

En premier lieu, pour l’année 2010, la mesure d’accompagnement des investissements agricoles pourra bénéficier aux éleveurs de porcs en zones de montagne, au travers du Plan de performance énergétique (PPE), initié en 2009 dans le cadre du plan de relance, pour lequel 38 millions d’euros sont prévus en PLF 2010. La liste des investissements éligibles à cette mesure sera déterminée, en étroite concertation avec les responsables professionnels concernés.

En second lieu, les mesures relatives à l’accompagnement des signes officiels de qualité seront mobilisées au niveau régional. Ces mesures recouvrent, notamment, la prise en charge des frais de certification inhérents aux démarches de signes de valorisation (Certification de conformité des produits) ou de signes de qualité (label rouge, IGP).

À cet égard, la production porcine en zone de montagne pourra rejoindre les démarches régionales et départementales mises en ceuvre dans le cadre de l’accompagnement des signes officiels de qualité, prévu au titre des mesures 132 (participation des agriculteurs à des régimes de qualité alimentaire) et 133 (activités d’information et de promotion des produits faisant l’objet de régimes de qualité alimentaire) du PDRH.

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S’informer sur la filière porc bio

Corabio (la Coordination Rhône-Alpes de l’Agriculture Biologique) organise une journée technico-économique sur la filière porcine biologique pour favoriser le développement de l’élevage de porcs bio. Cette journée traitera des débouchés et enjeux techniques de la production de porcs biologiques.

Elle aura lieu le mercredi 25 novembre à Velanne, en Isère, et se terminera par la visite de la ferme le Mont Charvet, ferme de démonstration du réseau Corabio.

La production porcine biologique est encore très peu développée en France et en Rhône-Alpes : elle ne représente que 0,4 % de la production de porcs. Pourtant tous les acteurs économiques s’accordent à dire que la demande actuelle en produits bio progresse fortement en viande fraîche et en produits transformés. Rhône-Alpes ne déroge pas à la règle avec une demande croissante des salaisonniers notamment.

Cette journée s’adresse en particulier aux éleveurs de porcs et aux agriculteurs susceptibles d’être intéressés par cet élevage.

cochon 2


AU PROGRAMME DE LA JOURNEE

Matin

9 h : Café d’accueil

9h30 : Cahier des charges de la production porcine biologique par Laurent Mathys, Qualité France

10h15 : Présentation de la filière porc biologique : production, transformation, distribution, consommation, par Sylvaine Lartigaut d’Appui Bio

10h45 : Présentation d’Erca Bio, débouchés et évolution des marchés du porc bio, Corentin Hamard

11h30 : Présentation de l’activité porc de la SICABA, évolution de la demande par Luc Mary, directeur

12h15 : Transformer et vendre en direct et collectivement, témoignage de Pierre Berthet

Après midi

14 h: Conditions de réussite de la mise en place d’un élevage de porcs bio, René Orin, technicien d’Erca Bio

14h45 : Conduite d’élevage et aspects sanitaires de la production de porcs biologiques, par Jean-Luc Theveniot, technicien de CIRHYO (ex MC porcs)

16 h : Visite de la ferme de démonstration le Mont Charvet à Velanne (45 Ha, vaches limousines, porcs et moutons, abattage et découpe, vente directe)

Cette journée professionnelle est destinée aux candidats à l’installation, aux agriculteurs intéressés par ce mode de production ainsi qu’à tous les professionnels concernés.

Le programme est téléchargeable sur www.corabio.org ou disponible auprès de Corabio au 04 75 61 19 35.

L’inscription est indispensable.

Catégorie bio, installation, porcinsCommentaires (2)

Les producteurs de porcs déçus

La fédération nationale porcine (FNP) , dans un communiqué, estime que le ministre de l’Alimentation et de l’Agriculture continue à ignorer la crise porcine: »Bruno Le Maire a prononcé au SPACE un discours décevant pour les producteurs de porcs. Certes le doublement de l’aide de minimis pourrait ouvrir quelques opportunités mais les 30 millions d’euros à partager pour l’ensemble des filières d’élevage constitueront au mieux un saupoudrage d’aide inefficace.
Il réserve sa réponse aux questions de distorsions de concurrence sur la main d’oeuvre au seul secteur des fruits et légumes alors que la filière porcine souffre d’un désavantage concurrentiel avec l’Allemagne, extrêmement conséquent.
Plus globalement, le Ministre a affirmé que la compétitivité n’est pas un « gros mot » maisil n’apporte pas la moindre ouverture sur le 44 tonnes, les restructurations des élevages, les OGM, …
Le Ministre a également rappelé les efforts faits par l’agriculture vis-à-vis de l’environnement. C’est fort sympathique et tout à fait légitime mais cela n’apporte aucune amélioration au niveau des dossiers « Installations Classés », si pénalisants pour la production porcine.
Renvoyer à la Loi de Modernisation de l’Agriculture des décisions qui pourraient être réglées par de simples décrets ne peut que décevoir les producteurs de porcs en crise depuis plus de deux ans ».

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Traçabilité des porcins: une base de données agréée

Le ministère de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche a officiellement agréé l’association « BDPORC » comme gestionnaire de la base de données nationale d’identification des porcins, le 17 juillet dernier. Cet agrément est valable pour une durée de 10 ans.
Le système national de traçabilité des porcins est destiné à améliorer le traitement sanitaire des maladies animales afin de préserver la santé des animaux et des consommateurs.

Les propriétaires de porcins ont l’obligation de notifier les déplacements de leurs animaux dans un délai de 7 jours à compter de la date du mouvement.
Il existe trois possibilités  pour notifier les mouvements des animaux :
- soit le propriétaire réalise lui-même la notification du mouvement, par voie informatique, dans la base de données agréée (1),
- soit il délègue la notification à un tiers (groupement de producteurs, abattoir, OSP (2), PCM (3), un autre éleveur),
- soit il réalise lui-même la notification par courrier à l’établissement de l’élevage de son département.

Les détenteurs de porcins qui n’ont pas encore notifié les mouvements de leurs animaux sont invités à prendre contact sans délai avec leur groupement de producteurs ou avec l’établissement de l’élevage de leur département.
………………………………………………………………………………………………………………
(1) Site AGRANET réservé aux éleveurs (www.agranet.fr) ou site BDPORC réservé aux opérateurs (www.bdporc.com)
(2) Organisme de sélection porcine
(3) Pesée-Classement-Marquage

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Les éleveurs toujours victimes de la crise

M. Philippe Darniche (Vendée-NI), dans sa question écrite publiée dans le JO Sénat du 2/04/2009, attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de la pêche sur la crise de la filière porcine. Depuis deux ans, les producteurs de porcs vivent une crise économique sans précédent liée à la simultanéité de la hausse des charges constatées sur les exploitations et la baisse du prix payé au producteur.

L’augmentation très importante du prix des matières premières végétales a engendré une très forte croissance du prix des aliments. Le coût alimentaire représente désormais 66 % du coût de production contre 57 % en 2006. En parallèle, le prix du porc payé aux producteurs ne cesse de baisser. Concrètement, pour un élevage moyen naisseur-engraisseur de 200 truies, la perte cumulée sur 2007 et 208 s’élève à 130 000 euros, ce qui met en péril la trésorerie des exploitations porcines.

À cela s’ajoute l’annonce de nouvelles mesures prises par l’État comme l’écotaxe d’un euro par porc dans chaque élevage qui alourdit encore les charges. Ce contexte provoque dans le meilleur des cas une baisse des investissements et donc un vieillissement des outils de production mais accentue surtout le nombre de dépôts de bilan. Face à cette crise, il lui demande quelles mesures peuvent être envisagées pour améliorer au plus vite les trésoreries des exploitations porcines, leur compétitivité ainsi que les flux économiques au sein de la filière.

Réponse du Ministère de l’agriculture et de la pêchepubliée dans le JO Sénat du 14/05/2009
Les éleveurs de porcs rencontrent actuellement des difficultés en raison, notamment, de la baisse importante des prix lors du dernier trimestre 2008, alors que les exploitants n’ont pu reconstituer leur trésorerie, fragilisée par la récente crise en 2007. À plusieurs reprises, le ministre de l’agriculture et de la pêche a demandé à la Commission européenne de mettre en oeuvre les mécanismes de gestion prévus par l’Organisation commune de marché (OCM) pour dégager le marché communautaire de la viande porcine, à l’instar de ce que les autorités françaises avaient obtenu en 2007.

La Commission depuis le début de l’année 2009 refuse la mise en oeuvre de telles mesures de gestion du marché, arguant de la baisse importante de la production porcine dans l’Union en 2008 et de celle prévue pour 2009, ainsi que de la diminution régulière du prix de l’aliment et du transport.

Néanmoins, le ministre de l’agriculture et de la pêche poursuivra ses efforts dans les semaines qui viennent pour obtenir une décision favorable de la Commission. Sans attendre cette décision et face à la poursuite de la dégradation des trésoreries, le ministre de l’agriculture et de la pêche a décidé, le 6 avril 2009, un plan de soutien proposant plusieurs mesures répondant aux différentes situations :

- 1 M€ sera consacré à l’allégement de l’annuité 2009 des intérêts des emprunts des éleveurs à court, moyen et long terme ;

- 3 M€ permettront en concertation avec les banques de mobiliser à un taux bonifié,

- 30 millions de prêts de consolidations et de trésorerie ;

- 2 M€ seront disponibles auprès de FranceAgriMer pour apporter un soutien aux entreprises présentant des pertes de chiffres d’affaires. La situation de marché devrait s’améliorer prochainement, au regard de la baisse significative de la production communautaire et de l’amélioration traditionnelle de la consommation en période printanière.

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