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Global Food Forum: et maintenant?

Le Global Food Forum qui s’est déroulé sur le plateau du Vercors a connu un beau succès, tant par sa fréquentation que par la qualité des débats. A cela peut se rajouter une organisation sans faille malgré sa complexité.

le Parc naturel régional du Vercors a donc accueilli le Global Food Forum. Il a réuni à Lans en Vercors  décideurs européens, dont le commissaire Phil Hogan,  responsables économiques, agriculteurs et citoyens pour une journée d’échange et de réflexion sur l’Europe et l’avenir de la Politique agricole européenne pour les zones fragiles.

Il est temps de faire le point avec Jacques Adenot, Président du Parc Régional Naturel du Vercors.

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Ce dernier c’est dit satisfait que Phil Hogan, qui a tenu à visiter une exploitation agricole du Plateau a  » écouté nos messages concernant l’agriculture de moyenne montagne et particulièrement celle de notre territoire qui est une agriculture familiale favorisant les circuits courts. Il a aussi admis que les prix payés aux producteurs doivent être négociés afin qu’ils puissent vivre de leur métier. »

Et de poursuivre: » il nous a rassuré en nous affirmant qu’il allait en informer la commission européenne et en confirmant que lors de la prochaine réforme de la PAC, les territoires de montagne, leurs spécificités seraient mieux pris en compte car ils jouent un rôle majeur au niveau de la durabilité, économique, environnemental »

Pour Jacques Adenot les discussions, débats qui se sont succédés au Global Food Forum auront une suite:  » c’est certain ».

 » Un compte rendu des interventions, ateliers et de la synthèse sera disponible. Nous allons faire le tour du territoire,  rencontrer  les acteurs et les agriculteurs pour  faire le point avec eux et les associer aux projets qui verront le jour. Ils sont des acteurs incontournables ».

Ensuite sera mise une démarche expérimentale sur le territoire avec l’appui d’un groupe de pilotage. Ceci en totale concertation avec les agriculteurs, le Parc, Farm Europe et le député européen Michel Dantin qui servira de relais.

Le cadre de cette démarche expérimentale est simple précise Jacques Adenot:  » il s’ agit que l’agriculteur tire un revenu  » sécurisé » de sa production. Cela passe par une meilleure valorisation des produits et par un revenu minimum en cas de problème météo, sanitaire… »

La démarche va bien au delà:  » il faut que l’agriculteur tire un revenu de son métier, sans aides. Par contre lorsqu’il effectuera des tâches annexes du style entretien du territoire, environnementales..il soit rémunéré. « 

Cela passe aussi par des négociations avec les GMS afin que celles ci payent le producteur au prix le plus juste.

Et Jacques Adenot de lancer:  » il faut dire halte à l’assistanat en agriculture.. » Et de rajouter:  » cela doit concerner les filières traditionnelles mais pas que.. » Et de citer certaines niches comme les plantes aromatiques, miel, fromages de chèvre… et toutes productions qui offrent de la diversification.

Si ces quelques pistes fonctionnent, le Président du Parc du Vercors espère que  » d’autres Parcs appliquent ces méthodes et que celles ci soient inclues dans la modification de la règlementation européenne. »

Jacques Adenot se dit confiant dans la réussite de ce projet.  » Nous avons une large majorité d’agriculteurs qui le soutiennent..qui sont même demandeurs..Ca ne peut que marcher. »

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LE TOUR DE FRANCE «MONTAGNES»

Cols du Galibier, de l’Iseran, du Lautaret, le Mont Ventoux, la montée de l’Alpe d’Huez… Au fil des décennies, le Tour de France a rendu mondialement célèbres certains cols et routes de montagne.

Cet été, la célèbre course cycliste passera par 5 massifs français : les Vosges, le Jura, les Alpes (du Nord et du Sud), les Pyrénées et le Massif Central : cela fait 25 ans que ce n’était pas arrivé et c’est un beau coup de projecteur sur nos belles montagnes et les spécificités de chaque territoire.

France Montagnes sera présent lors des étapes de montagne française. Les huit étapes que compte ce « Tour de France Montagnes » verront le déploiement d’un maillot à pois géant de 40 mètres par 40, un clin d’oeil au maillot du meilleur grimpeur !

• Mercredi 5 juillet (Vosges) : Vittel / La Planche des Belles Filles : une montée courte mais avec 20% de pente !
• Samedi 8 juillet ( Jura) : Dole / Station des Rousses : une étape qui se déroule intégralement dans le département du Jura.
• Dimanche 9 juillet (Alpes du Nord) : Nantua / Chambéry : 4600m de dénivelé positif sur cette étape.
• Jeudi 13 juillet (Pyrénées) : Pau / Peyragudes : 214km pour l’étape la plus longue des Pyrénées.
• Vendredi 14 juillet ( Pyrénées) : Saint Girons / Foix : 100km et pas un de plus.
• Dimanche 16 juillet (Massif Central) : Laissac-Sévérac l’Eglise / Le-Puy-en-Velay : le col de Peyra Taillade sera gravi pour la première fois de l’histoire du Tour de France.


• Mercredi 19 juillet (Alpes du Sud) : La Mure / Serre Chevalier Vallée (183 km) : Un peloton de coureurs aux couleurs de France Montagnes composé de grands champions sportifs français & internationaux mais aussi de 40 moniteurs ESF ouvrira la route aux coureurs pro en grimpant le « sommet du Tour de France », le mythique Col du Galibier (2642m), avant de de rejoindre la station haute-alpine de Serre Chevalier Vallée.

Aux côtés des moniteurs, nous retrouverons :
- Jean-Baptiste Grange (double champion du monde de slalom)
- Franck Piccard (champion olympique de Super-G)
- Autres noms à venir…
• Jeudi 20 juillet (Alpes du Sud) : Briançon / Col de l’Izoard : une des grandes étapes du Tour dans un décor lunaire au nord-ouest du massif du Queyras.

LE VÉLO, BIENFAITS POUR VOUS !

• Les activités physiques en montagne, comme le vélo, permettent aussi au corps de sécréter des endorphines, qui procurent une sensation de bien-être intense…
• Plus de globules rouges, plus d’énergie ! Les sportifs de haut-niveau le savent depuis longtemps : s’entraîner en montagne permet d’accroître ses capacités physiques et pulmonaires une fois redescendu au niveau de la mer.

Au bout de quelques jours, le taux de globules rouges s’accroît pour aider le corps à capter le peu d’oxygène disponible en altitude. De retour en vallée, le résultat est là, on est plus performant, tout en se fatiguant moins vite.

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2 tonnes de déchets en moins !

Encadrés par Mountain Wilderness, Chartreuse Propre et Respect Planet, une vingtaine de bénévoles, collaborateurs de la Caisse d’Épargne Rhône-Alpes, ont œuvré avec joie et motivation à une journée de dépollution de La Vence, une rivière située sur le territoire du Parc naturel régional de Chartreuse (Isère).
Au programme : nettoyer une section de 1 500 mètres de la rivière, souillée au fil du temps par diverses décharges sauvages et déchets charriés par le courant.

Au total, ce sont plus de 2 tonnes de déchets qui ont été retirés de la montagne : bravo aux bénévoles ! Cette opération a également pu être menée à bien grâce au soutien des mairies de Corenc et Quaix-en-Chartreuse, ainsi que de la Métropole de Grenoble.

Ce chantier de dépollution s’est inscrit dans le cadre de la Semaine de la Solidarité portée par la Caisse d’Épargne Rhône-Alpes. Cette initiative encourage les collaborateurs de l’entreprise à s’investir bénévolement au profit d’associations du territoire.

En 2017, cette opération de mécénat de compétence au service de 15 projets solidaires (handicap, précarité, environnement, et intergénérationnel) a suscité l’engouement de plus de 170 participants !

Depuis 2014, Mountain Wilderness et la Caisse d’Épargne Rhône-Alpes avancent ensemble dans un partenariat qui vise à porter une autre approche de la montagne : ouverte à tous, défendant la préservation du milieu naturel, l’équité sociale et l’amélioration de l’économie des territoires montagnards.

De nombreux aménagements à vocation essentiellement touristique, mais également industrielle, agricole, militaire… sont aujourd’hui abandonnés dans les montagnes françaises. Ces installations qui n’ont plus d’usage, marquent souvent le paysage comme de véritables cicatrices. Elles sont donc obsolètes et doivent disparaître.

Depuis 2001, Mountain Wilderness a engagé un travail organisé en trois temps : recensement – démontage – sensibilisation. L’association a aujourd’hui une véritable expertise dans le démontage de ces aménagements abandonnés. Peu coutumière en revanche des chantiers de nettoyage de déchets, pour cette opération dans le lit de La Vence, l’association s’est rapprochée de partenaires associatifs rodés à ce type d’actions. www.mountainwilderness.fr

Le collectif Chartreuse Propre, acteur territorial incontournable pour le nettoyage du massif

Né lors de l’organisation d’une journée de nettoyage en 2008 du coté du col de Porte, de St Pierre de Chartreuse et du Col de Vence, le collectif Chartreuse Propre souhaite poursuivre son action rassemblant toujours plus de personnes, d’associations et surtout en impliquant les collectivités en charge de la gestion des dépôts sauvages.

Le collectif, en la personne de Sylvain Nogues, habitant du hameau de Vence, a apporté toute son expertise et sa connaissance du terrain pour mener à bien cette opération. www.chartreusepropre.fr

Respect Planet, nettoyage de sites pollués en milieux extrêmes

Respect Planet est une initiative portée par Philippe Goitschel. Il organise régulièrement des opérations de nettoyage de sites pollués, en France mais aussi à l’étranger.

La motivation de Philippe est non seulement de s’engager dans des actions de nettoyage mais aussi de sensibilisation, de présenter les responsables, utilisateurs et amoureux de la nature impliqués dans le respect de la planète et la restauration des sites. Ces actions sont menées dans différents milieux, souvent extrêmes (montagne, spéléologie, milieu subaquatique). Ces opérations symboliques associent l’aventure humaine, la performance physique et le travail d’équipe.

Ainsi, fort de son expérience, Philippe nous a rejoints sur l’opération de dépollution de La Vence pour accompagner les bénévoles dans leur action. www.respect-planet.com

CLIQUEZ ET DÉCOUVREZ LES PHOTOS DU CHANTIER

Photos chantier VENCE

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La saison des espaces naturels metropolitains est lancée !

Ce jeudi 15 Juin, Christophe Ferrari, président de la métropole et Jérôme Dutroncy, vice-président délégué à l’environnement, l’air, le climat et la biodiversité se sont rendus au parc de l’ïle d’amour de Meylan afin d’officialiser le lancement de la saison des espaces naturels métropolitains.

Le parc compte parmi les 6 espaces naturels présents sur le territoire de la Métropole et accueille de nombreuses classes dans le but de leur amener une éducation et une sensibilisation au naturel.

Christophe Ferrari a exprimé son plaisir d’y être présent et a tenu à affirmer l’appui fort de la Métropole envers ces véritables éléments d’attractivité du territoire, déclarant qu’à ses yeux, la biodiversité faisait partie intégrante de l’ADN métropolitain.

En effet, les jardins du parc sont aujourd’hui gérés par les agents de la métropole avec le soutien de nombreuses associations comme la LPO ou la FRAPNA, mais également du fort engagement des communes du territoire qui travaillent toujours au développement des voies vertes et bleues.

Ce parc qui existe depuis des décennies a toujours été un lieu de privilège de la biodiversité, labellisé refuge LPO en 2013. Il présente quelques lieux particuliers comme un hôtel à abeilles (domestiques donc présentant un risque de piqûre extrêmement faible) ou un jardin où la culture est complètement naturelle.

L’occasion pour Mrs. Ferrari et Dutroncy d’évoquer un besoin toujours croissant et de plus en plus généralisé de pouvoir certifier une origine responsable aux produits que nous trouvons dans nos assiettes.

Ce fut également l’occasion d’évoquer les enjeux majeurs pour l’avenir de nos espaces naturels au sein de la métropole, d’anticiper les dangers nuisibles à leur biodiversité, comme le réchauffement climatique ayant beaucoup plus d’impact en territoire montagnard.

C’est la raison de la création d’un observatoire de la biodiversité intégrant bon nombre de services de la Métropole. Comme l’a affirmé Christophe Ferrari, la santé environnementale est directement liée à la santé publique.

Paul Savary

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La forêt de Chartreuse mise à l’honneur à Saint Pierre de Chartreuse pour le week-end du 16 au 18 Juin

Dans quelques jours débutera la 15ème édition de la fête de la forêt de montagne à Saint Pierre de chartreuse, en partenariat avec l’ONF et le parc régional de la Chartreuse. Ce sera l’occasion pour tous de découvrir davantage cette forêt labellisée « Forêt d’exception », la troisième en France à avoir obtenu ce titre porté aujourd’hui par seulement 7 d’entre elles.

Cette manifestation prévoit de nombreuses expositions dévoilant les nombreuses activités existantes autour du bois qui participe à la renommée du parc, recouvert à 60 % par la forêt. L’objectif est bien évidemment de promouvoir davantage cet attrait majeur du parc, visant à l’intégrer toujours davantage dans des exploitations en circuit court.

En plus des festivités au village de Saint Pierre de Chartreuse, l’exposition « Forêt de sens » aura lieu au Col de Porte. C’est le fruit d’un travail en collaboration avec plusieurs artistes afin d’enrichir la vision de la forêt. Vous pourrez venir y admirer des expositions, des sculptures ou encore découvrir les secrets du métier de bûcheron. Cette exposition, jusque là présente aux caves de Chartreuse à Voiron, avait déjà accueilli 300 écoliers.

La grande majorité des activités proposées se font sur inscription, n’hésitez donc pas à aller vous inscrire ici, ou à en découvrir davantage par là.

Paul Savary

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Le Parc du Vercors, la CCMV, leur avenir vu par leur Président!

Qu’on le veuille ou non nous vivons une très forte mutation politique.. L’élection d’ Emmanuel Macron à la présidence de la République le prouve et dans quelques jours les élections législatives ne feront qu’accentuer cette mutation.

Nous avons échangé avec Jacques Adenot, président du Parc Naturel Régional du Vercors et Franck Girard, Président de la Communauté de Communes du Massif du Vercors, sur leurs souhaits, attentes, craintes, et surtout leurs objectifs…concernant l’avenir du Parc et de la CCMV.

Jacques Adenot est très clair: « Les nouveaux élus, notre député  en particulier devront écouter le terrain, nous comprendre et faire remonter nos problématiques. Il faut agir vite, éviter les intermédiaires, les discussions sans fin, je ne veux que du concret.. »

Omniprésence de l’agriculture

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Il aborde également un dossier sensible, d’actualité: le loup.  » il faut modifier la législation européenne. Les attaques sont de plus en plus nombreuses et je suis favorable aux tirs de prélèvement mais aussi d’ effarouchement. Il faut absolument trouver une solution, un équilibre entre la présence du loup et la vie pastorale sinon on part à la catastrophe. »

L’agriculture est omniprésente sur le Parc: » je veux que les agriculteurs vivent de leur métier.. Il ne peut en être autrement.  sur le Vercors l’agriculture a un rôle essentiel au niveau environnemental, aménagement du territoire, conservation du patrimoine, et bien entendu économique, social..touristique.. »

Le Vercors est pleinement impliqué dans la transition énergétique l’avenir du Vercors passe par la poursuite des actions engagées à travers la démarche Territoire à énergie positive à travers par exemple le développement des centrales villageoises.. »

Pour Jacques Adenot  » notre nouveau député devra comprendre le monde rural et soutenir les actions engagées pour le protéger. il devra être à l’écoute de notre territoire et soutenir les petites structures nourricières. Elles ont toute leur place même vis à vis de la mondialisation. »

Franck Girard, Président de la Communauté de Communes du Massif du Vercors a adhéré totalement aux propos du Président du Parc, les deux précisant de concert que le Parc doit rester un territoire vivant, animé, habité par la durabilité économique et qu’il faut surtout agir en fonction du dérèglement climatique.  » Et de rajouter  » le Parc doit être protégé!

Lever le pied

Face aux différentes réformes que « l’on nous a imposé » Franck Girard demande de façon très ferme  » de lever le pied! Les collectivités sont à bout de souffle. Les transferts de compétences successifs, rapides et qui n’ont pas eu les effets escomptés ont complètement désorganisé nos structures. La baisse récurrente des subventions  des subventions ajoutée au fait que l’on souhaite maîtriser la fiscalité locale fait poser question:  » jusqu’à quand pourra t-on maintenir les services auxquels nos concitoyens ont droit? »

Franck Girard martèle:  » il faut calmer le jeu, donner le temps aux collectivités de se structurer à leur rythme..Ne pas imposer mais nous donner des marges de manoeuvre en fonction des spécificités de chacun.  Mon souhait est que le gouvernement ne traite pas global mais par zones. La problématique en zone rurale est totalement différente qu’en zone urbaine.A cela se rajoute la géographie . En zone de moyenne montagne on a des orientations à suivre qui sont différentes qu’en plaine ou haute montagne.. « 

Il rappelle lui aussi le rôle essentiel que joue l’agriculture  » qui est dynamique et qui est un enjeu économique important. C’est pourquoi nous avons investi plusieurs millions d’euros ( 3, 8 millions ) pour la modernisation de la coopérative Vercors Lait en partenariat avec le Conseil Départemental. »

La CCMV a également mis en place le pôle SADA basé sur l’aménagement, le développement et l’attractivité du territoire avec trois pistes essentielles: économie, tourisme, aménagement du territoire.

Franck Girard souhaite que les élus ne prennent pas seuls les décisions mais que les socio-professionnels soient également partie prenante.  » C’est de la concertation, de la discussion que jaillissent les meilleures idées ».

Il a enfin précisé que le Vercors ne doit pas se détourner de l’agglomération grenobloise:  » nous sommes deux territoires différents mais complémentaires. On doit travailler ensemble.

Une convention tripartite avait été signé en 2008. « une nouvelle cmouture réactivée est en cours avec la Métro grenobloise. Elle démarre sous de bons hospices, nous devons maintenant la mener de concert, et en toute clarté. C’est un véritable contrat de réciprocité et d’avenir. »

Gilbert PRECZ



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Parc du Vercors,Grenoble-Alpes Métropole unis dans: “Territoire à Energie Positive et Croissance Verte”

Jacques ADENOT, Président du Parc naturel régional du Vercors et Christophe FERRARI, Président de Grenoble-Alpes Métropole ont lancé le 4 mai dernier  une démarche commune baptisée “Territoire à Energie Positive et Croissance Verte” ou TEpos-CV, en mairie de Fontaine en présence de nombreuses
personnalités.

Le Parc du Vercors et Grenoble-Alpes Métropole reconnus et labellisés « Territoire à
Energie Positive pour la Croissance Verte » par l’Etat avec TEPCV* et par la Région
Rhône-Alpes Auvergne avec TEPOS* en 2016, s’engagent mutuellement en faveur de
la transition énergétique et écologique. Ce partenariat en faveur de la transition
énergétique intègre pleinement les choix de vie des habitants du Vercors et de la
métropole mais aussi des nouveaux enjeux liés au changement climatique, tout en
témoignant des liens forts entre la ville et la montagne, dans une complémentarité
de services, de ressources et de milieux.
Le programme commun 2017-2020, englobe 5 thématiques : les mobilités, la
biodiversité, la filière bois-énergie, la réduction de la pollution lumineuse et les
énergies renouvelables.
Des actions concrètes par territoire, telles qu’un Plan lumière pour la métropole, la
rénovation d’une chaufferie bois et l’extension d’un réseau de chaleur pour le Parc
du Vercors ou encore des actions communes comme un dispositif d’auto-stop avec
une signalétique connectée et un projet de stockage-séchage de bois de
chauffage, verront le jour sur ces deux territoires fortement impliqués en faveur de
la transition énergétique.
L’Etat et la Région Rhône-Alpes-Auvergne soutiennent cette collaboration
conjointe à hauteur de 2 millions d’euros (investissement) et 100 000 euros
(ingénierie).

- TEPCV est une reconnaissance de l’Etat de l’engagement des territoires dans une
démarche de transition énergétique.
- TEPOS est une reconnaissance régionale des territoires qui les engagent à produire autant d’énergie qu’ils n’en consomment d’ici 2050.

Le lancement de ce partenariat s’est officialisé à Fontaine. Choix judicieux puisque Fontaine  est ville porte du Vercors, membre de la Métro, adhérente au Parc Naturel Régional du Vercors … » Nous sommes au coeur de cette démarche qui doit être une mobilisation citoyenne, nous sommes concernés et sommes preneurs de toute initiative environnementale.. » a précisé Jean Paul Trovéro, maire de Fontaine.

Jérôme Dutroncy, adjoint au maire et vice président de la Métropole c’est réjouit de cette démarche  » de longue haleine, qui demande la mobilisation de tous. C’est un projet de territoire et il faut bien garder en mémoire que si rien n’est fait ce territoire aura un tout autre visage dans les prochaines années, réchauffement de la planète oblige.. »

Jacques Adenot, président du parc naturel régional du Vercors a rappelé que  » le Parc est au service du territoire et que nous devons tout mettre en oeuvre pour le protéger, assurer son avenir.. Nous prônons une approche territoriale de l’énergie qui valorise les besoins et les richesses locales. Tous les projets 20170504_172821allant dans ce sens auront l’appui du Parc..Bois énergie, centrales villageoises, modes de déplacement, cuisiner local, valorisation des produits du Vercors…nous sommes mobilisés avec l’ensemble des acteurs de notre territoire pour mener à bout cette démarche ambitieuse qui consiste à ce que le Vercors produise autant d’énergie qu’il en consomme en 2050… »

Virginie Pfanner, vice présidente à la région et au Parc a souligné : » la région est leader dans cette démarche et que celle ci ne peut se mettre en place qu’avec une mobilisation des collectivités, des entreprises et des citoyens.. Cette initiative dynamise l’esprit d’innovation mais aussi l’économie, l’emploi.. »

Christophe Ferrari, président de Grenoble-alpes-Métropole s’est dit  » ravi que cette démarche soit collective et concerne  » deux territoires complémentaires: le Parc du Vercors et l’agglo. Nous devons monter des actions collectives afin de réussir la transition énergétique, c’est indispensable, vital pour notre avenir et celui de nos enfants.. Il faut savoir que si les températures continuent d’augmenter, notre environnement et nos forêts auxquels nous sommes tant attachés n’auront plus du tout le même visage. »

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De gauche à droite, Jean-Paul Trovero, maire de Fontaine, Christophe Ferrari, président de la Métropole, Jacques Adenot, président du PNRVercors et Virginie Pfanner, vice présidente de la Région.

Et de poursuivre: la Métro est un espace d’innovation avec en particulier 4500 logements qui ont été rénovés grâce à l’opération Mur/Mur.  » Certains particuliers ont vu leur facture de chauffage baisser de25 à 30%. Nous avons l’ambition de faire bénéficier de cette opération Mir/Mur 4000 propriétaires supplémentaires d’ici 2022.. » A préciser cela a permis de ne pas rejeter 6000 tonnes  de CO2 dans l’atmosphère..

Le processus est engagé et bien engagé..


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Publication du décret relatif à la lutte contre l’ambroisie

Plante invasive et fortement allergène, l’ambroisie est devenue un véritable fléau aussi bien pour les 13% de la population sensible à son pollen, que pour les agriculteurs dont les cultures sont impactées.

Mobilisé depuis de nombreuses années pour sensibiliser les décideurs et le grand public à l’ambroisie et aux autres espèces invasives, le Comité parlementaire se félicite de la publication du décret n° 2017-645 du 26 avril 2017 relatif à la lutte contre l’ambroisie à feuilles d’armoise, l’ambroisie trifide et l’ambroisie à épis lisses.

Ce décret définit différentes espèces d’ambroisie comme des espèces dont la prolifération constitue une menace pour la santé humaine et fixe les modalités de prévention et de lutte contre ces espèces, à l’échelle nationale et locale.
La publication de ce décret est une étape importante qui rappelle la nécessité d’une politique publique ambitieuse et déterminée pour agir sur tous les plans : anticipation, prévention, sensibilisation, lutte.

Par ailleurs, il est indispensable que les agriculteurs puissent disposer de tous les outils nécessaires à la maitrise efficace de cette plante invasive. Cela est particulièrement important pour les producteurs de tournesol pour lesquels la gestion de l’ambroisie est tout particulièrement délicate.

Comme ces deux plantes appartiennent à la même famille botanique, les solutions de désherbage disponibles et efficaces sont peu nombreuses.

De manière plus générale, avec des impacts sur la biodiversité, la santé et l’économie, les enjeux liés aux espèces invasives sont considérables.

La coordination de la lutte est une nécessité pour contrôler TOUTES les espèces invasives : Datura, Berce du Caucase, Renouée du Japon, Orobanche, Jussie. Scientifiques, collectivités locales, industriels, ONG, agriculteurs, gestionnaires des espaces verts, patients, jardiniers amateurs, citoyens, etc., tous sont concernés.

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Le département de l’Isère est placé en vigilance sécheresse

Le Comité Départemental de l’Eau (CDE) s’est réuni le 14 avril 2017 pour avis sur la situation de la ressource en eau du département.

L’hiver a été particulièrement sec dans les Alpes du Nord suivi d’un printemps précoce et très chaud. Le déficit pluviométrique est globalement de 40 % sur le département et les stocks de neige sont déjà nuls à des altitudes inférieures à 2000 mètres. Tous les bassins sont extrêmement déficitaires y compris les massifs montagneux intérieurs à l’exception du Dévoluy et de la Haute Romanche qui ont bénéficié de retours d’Est durant l’hiver.

La situation des cours d’eau est globalement en dessous des moyennes saisonnières avec une tendance à la baisse depuis plusieurs jours du fait de l’absence de précipitations et du démarrage précoce de la végétation.

Les quelques précipitations annoncées pour les prochains jours ne devraient modifier que très temporairement cette situation.

Globalement les nappes ne se sont pas rechargées comme attendu au cours de l’automne et de l’hiver passés. La tendance depuis plusieurs mois est à la baisse alors que l’on devrait constater à cette saison la fin de la recharge voire une amorce de décharge. Les nappes sont à des niveaux proches de la moyenne à très bas pour la saison.

A l’issue de cette consultation, le Préfet de l’Isère place en vigilance tout le département de l’Isère pour les eaux superficielles et souterraines. Cette décision n’impose pas de restriction particulière sur les usages de l’eau mais doit inciter chacun à une gestion la plus économe possible de la ressource.

Eu égard à l’évolution de la situation pour les semaines à venir, le CDE pourra être amené à se réunir prochainement et à prendre éventuellement des mesures de restriction en matière de consommation d’eau.

Aussi, il est demandé à chacun une gestion économe de l’eau (remplissage des piscines, arrosage, bains, lavages divers…) que ce soit à partir des prélèvements dans les cours d’eau, les nappes ou à partir des réseaux de distribution d’eau publics, et cela sur l’ensemble du département.

Chaque citoyen doit d’être vigilant et faire preuve de civisme pour éviter de porter atteinte à la ressource en eau, bien précieux pour tous les usagers.

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Alpipro: rendez vous des acteurs de la montagne

Avec plus de 200 exposants et marques – et 2 000 visiteurs attendus – Alpipro rassemblera,  les 20 et 21 avril au parc des Expositions de Chambéry, pour sa 4ème édition, la filière professionnelle de l’économie de la montagne et des stations de ski.
L’édition 2017 du salon affiche complet et confirme la force de l’événement : Alpipro est devenu un rendez-vous incontournable où les acteurs de la montagne font un point en fin de saison et préparent techniquement et stratégiquement l’hiver suivant. Le succès du salon tient autant à son ambiance conviviale qu’à la qualité des échange entre professionnels. Plus de 200 exposants et marques, fournisseurs des domaines skiables, présenteront aux exploitants, décideurs et élus des stations de montagne, leurs innovations en termes de matériel, de services et de savoir-faire contribuant à l’aménagement et au développement de la montagne hiver comme été : remontées mécaniques, enneigement, déneigement et viabilité hivernale, engins de damage, entretien des pistes de ski, sécurité des domaines skiables, contrôles d’accès, signalétique et systèmes d’information, travaux en montagne, transports, équipements de loisirs, gestion de l’immobilier touristique, etc.
Aujourd’hui, Alpipro poursuit sa croissance avec le déploiement, en parallèle, d’un nouveau salon, Digital Montagne, qui élargit l’approche à la dimension marketing touristique des stations.
Digital Montagne, premier rendez-vous spécifique intégralement consacré au digital et aux professionnels du tourisme en montagne
Avec 80 exposants – dont une vingtaine de start-up – pour sa première édition, le nouveau salon proposera aux professionnels du tourisme en montagne une multitude d’opportunités pour transformer les nouvelles techniques en nouvelles offres touristiques. Le digital au service de l’expérience client : les innovations présentées à Digital Montagne visent un même objectif, permettre à l’usager d’améliorer et de personnaliser son séjour en montagne selon ses envies, ses priorités, ses contraintes de temps, de budget.
Le digital, avec ses outils, ses services, ses applis, transforment l’expérience du touriste en montagne en apportant simplicité, rapidité, assurance, autonomie, économie. Digital Montagne apportera aux professionnels du tourisme des solutions pour exploiter au mieux ces nouvelles opportunités afin d’améliorer leurs offres et leur capacité à répondre aux attentes et usages nouveaux.
Les Assises Nationales de la Transformation Digitales des Stations de Ski et du Tourisme en Montagne
Les Assises, ainsi que les Ateliers Experts Digi-Solutions, enrichiront l’offre « solutions » des salons Alpipro et Digital Montagne. Elles élargiront cette année leur audience à l’ensemble de l’éco-système des stations et seront présidées par Charles-Ange Ginesy, président de l’ANMSN et Pierre Lestas, président de DSF. L’objectif des Assises sera de valoriser auprès de tous les acteurs de la station les enjeux du digital, le potentiel économique que les outils digitaux peuvent générer et les inciter à créer une véritable alliance touristique autour du projet marketing de la station.
Les Digital Mountain Awards 2017
Organisées dans le cadre du salon Digital Montagne, les Digital Mountain Awards récompensent les initiatives et investissements dédiés à la transformation digitale des stations de ski réparties dans 4 catégories :
• Award économie de l’expérience client
• Award Innovation produit/service B to B
• Award Innovation produit/service B to C
• Award Social Média

Les Digital Mountain Awards seront remis le 20 avril 2017 à Chambéry lors d’une cérémonie organisée à l’occasion des salons Digital Montagne, Alpipro et des Assises Nationales de la Transformation Digitale des Stations de Ski et du Tourisme en Montagne en présence des représentants de l’Association Nationale des Maires des Stations de Montagne, de Domaines Skiables de France, du CRT Auvergne Rhône Alpes, France Montagnes, FFS, Savoie Mont Blanc Tourisme, la presse et tous les partenaires de Digital Montagne.

www.alpipro.com
www.digitalmontagne.com

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