Archive | - filière bois

Salon européen du bois: l’Isère sur le pont

salonboisCréabois Isère, le CAUE de l’Isère, la fédération compagnonique des métiers du bâtiment et l’ensemble des partenaires économiques départementaux de la forêt et du bois seront au Salon européen du bois du 25 mars au 28 mars à Alpexpo.

Un espace « Isère » de plus de 1500m2, conçu et animé par les professionnels, présentera les différentes formes d’utilisation moderne du bois de nos forêts.

Les expositions :

« Au fil du bois 2 : Objectif passif ! »
Exposition dressant un état des lieux régional des constructions passives, présentant de nombreuses réalisations innovantes retenues pour leurs performances énergétiques et architecturales à travers une approche descriptive et technique, mais aussi sensible, en mettant en évidence le point de vue des habitants. Elle permettra de répondre aux nombreuses questions que vous vous posez sur la réalisation de maisons passives.

« Au fil du bois 3 : vêtures et bardages »
Mise en œuvre et utilisation illustrées à travers des échantillons de bardage bois. L’isolation par l’extérieur des bâtiments existants chaque fois que cela est possible constitue l’enjeu central des économies d’énergie dans la construction pour les prochaines années. Le bois en structure et bardage apporte une réponse durable qui n’a pas fini de nous émerveiller…

« Parcours Bois, de l’arbre au système constructif »
Illustration du cheminement de la matière bois, depuis son stade le plus brut, l’arbre (présentation et utilisation des essences), jusqu’aux niveaux les plus élaborés des utilisations constructives économes en énergie, tant en rénovation qu’en construction neuve,

« Module d’étanchéité à l’air »
Construit avec La Passion du Bois et la Fédération compagnonnique, démonstration in situ de test d’étanchéité et de leur apport dans la qualité finale de la construction.

Le Pôle des professionnels de l’Isère où les hommes de l’art (forestiers, artisans-architectes) mettront leurs connaissances au service du public,

Un Espace « territorial », avec cette année pour la première fois, la présence du Parc naturel du Vercors aux côtés de celui de Chartreuse, pour affirmer le bois local comme moteur du développement économique du territoire et valeur environnementale d’avenir. Nous découvrirons également la marque de bois de chauffage local « Bois d’ici » issu des forêts de l’Y grenoblois et porté par l’ADAYG.

Des conférences pour grand public, professionnels et élus, pour débattre des grands sujets d’actualité :
« Surélévation d’immeubles, du bois pour financer les travaux d’isolation et densifier la ville », « Des élus pour le bois, la Charte Bois des collectivités et ses outils », « Forêt et filière bois : un atout pour Rhône-Alpes », sans oublier d’autres thématiques incontournables telles que l’ « Energie grise », « La rénovation »…

L’Espace Isère sera par ailleurs le théâtre d’animations permanentes : visites guidées des expositions, tables-rondes impromptues, breaks musicaux, etc…

Créabois Isère et le CAUE sont partenaires de la Biennale de l’Habitat durable et proposeront également des visites de constructions passives dans l’agglomération grenobloise.
…………………………………………………………………………………………………………………..
Renseignements : Créabois Isère – P.Lambouroud, M. Adam Tél : 04.76.46.51.44
CAUE – S.Gros, W. Lorenzet Tél : 04.76.00.02.21

Catégorie - filière bois, foires/salonsCommentaire (0)

Les nouvelles ambitions de l’UGDFI

Charles Galvin et Henri Gras: sur la même longueur d'ondes pour faire avancer la filière bois

Charles Galvin et Henri Gras: sur la même longueur d'ondes pour faire avancer la filière bois

C’est sous la présidence d’Henri Gras, nouvellement élu que s’est déroulé l’assemblée générale de l’UGDFI. Celui-ci a tenu à rendre hommage à son prédécesseur, Jean Bernard , « qui a démissionné suite à trop de dissensions avec certains présidents de groupements. Il a fait avancer le mouvement de façon significative et son retrait aurait pu nous être fatal. Il a fallu repartir…Pour ce,  nous avons souhaiter réorganiser le groupement en redéfinissant les tâches de chacun et en modifiant les statuts. »

Le président Gras a fixé deux objectifs prioritaires qui semblent réalisables mais qui vont demander une sacrée détermination de chaque groupement.

- Avoir fin 2011 une augmentation d’adhérents de 30%.

- L’adhésion à PEFC de 30 à 40% des adhérents.

Il s’en suivit alors un vaste débat sur PEFC avec un constat cinglant:  « Les propriétaires forestiers  ne sont pas assez mobilisés dans cette démarche qui sera, à très court terme, la certification obligatoire pour pefcpénétrer les marchés. Déjà de nombreuses grandes surfaces du bricolage ne travaillent qu’avec des matériaux certifiés », prévient le président de PEFC Rhône Alpes: Bruno Quinsonnas.

Xavier Martin directeur du CRPF:  « La sanction va très vite tomber: les non adhérents à PEFC ne pourront pas accéder au marché. »

Michel Cochet, de Créabois: « Nous sommes en période de crise et notre salut passe par la certification, le classement mécanique des bois, en un mot par la qualité…. »

Charles Galvin, vice président du Conseil général en charge de la forêt: « La filière bois joue un rôle primordial au sein de notre département, le Conseil général en est parfaitement conscient et malgré la crise, le budget alloué à la filière ne sera pas raboté!

Le bois doit être utilisé à chaque fois que c’est possible, la démarche charte forestière doit se pérenniser, les initiatives comme la plate forme de St-Michel-Les Portes doivent être confortées. Nous ne devons pas passer à côté de Center Parc et ses 1000 cottages à structure bois. Nous devons être capables de fournir du bois local, de qualité, certifié pour leur construction, sinon les subventions allouées partiront à l’étranger, ce serait un comble! Chacun doit garder en mémoire que la filière bois fournit des emplois non délocalisables ».

Et de conclure: « Comme chez nos voisin, nous devons avoir le réflexe bois ».

Catégorie - filière boisCommentaire (0)

Clin d’oeil à Antoine Pupier

Antoine Pupier  qui vient d’entrer dans ce qu’il appelle, non sans humour « l’octogénie » a participé activement ce matin à l’assemblée générale de l’UGDFI. Chacun se souvient qu’Antoine a joué un rôle important, tout au long de sa vie dans les mondes de l’agriculture et de la forêt. Il a rappelé que c’est sous la houlette de Henri Oddos qu’a été créé le groupement départemental , « il y a une trentaine d’années. A l’époque nous étions adhérents de l’association forestière Vercors -Trièves ».  Il est tout a fait conscient que les statuts de l’UGDFI qui datent de cette époque « méritent une remise à niveau ».

Antoine Pupier, au sortir de l'AG entouré de ses amis forstiers.

Antoine Pupier, au sortir de l'AG entouré de ses amis forestiers.

A propos de sylve 38 dont il a été un des piliers : « On le fabriquait dans un certain folklore et ce bulletin de liaison doit sa qualité actuelle grâce à l’action de Jean Bernard, l’ancien président de l’UGDFI ».

Antoine a bien entendu écouté avec beaucoup d’intérêt les débats de l’AG, en particulier les interventions concernant le PEFC. « J’ai tout de suite adhéré à cette certification qui est un bien pour notre forêt, pour son avenir. A propos d’avenir il a souhaité que « la nouvelle équipe travaille sur de nouvelles bases, en gardant comme cap l’intérêt des propriétaires forestiers. »

Catégorie - filière boisCommentaire (0)

Décès de Marcel Eymard: réaction des sylviculteurs du Vercors

Daniel Bonnet, président du groupement des sylviculteurs du Vercors 4 montagne a souhaité réagir au décès de Marcel Eymard, un enfant du Vercors.

« C’est avec peine que les forestiers et moi-même venons d’apprendre le décès de Marcel Eymard.

Outre ses nombreuses fonctions à la tête de la filière – Chambre Syndicale des marchands de bois et scieurs – Groupement des exploitants forestiers et scieurs en Rhône-Alpes – et surtout chef d’entreprise…
Très tôt, après un accident mortel de son père, il s’est retrouvé à la tête d’une petite scierie dans la plaine de Villard-de-Lans.

Il a connu le travail « à l’ancienne » cognée, passe-partout, débardage avec les animaux, transports archaïques ….
Très vite, il a compris que les difficultés hivernales menaçaient l’expansion de son entreprise, alors la délocalisation sur Veurey a été un challenge grandement assumé et réussi.
Pour nous, sylviculteurs du Vercors, nous conserverons l’image de l’homme de terrain qui connaissait chaque parcelle de forêt et sa juste valeur, mais toujours « marchand de bois », d’un débateur impénitent en public mais conciliant d’homme à homme.
Nous présentons nos sincères condoléances à son épouse, ses enfants ».
D.BONNET et les Sylviculteurs du Vercors 4 Montagnes.

NDRL: on rappellera que Marcel Eymard a également été, dans les années 90, président du club de Hockey sur glace des Ours de Villard-de-Lans

Catégorie - filière boisCommentaire (0)

Décès de Marcel Eymard

Nous venons d’apprendre le décès de Marcel Eymard qui a durant de longues années dirigé sa scierie située à Veurey et qui a eu de grosses responsabilités au sein de la filière.

Marcel Eymard a largement contribué au développement de la scierie familiale qu’il a dirigé pendant de longues années. Créée en 1899, aujourd’hui elle peut produire 35000 m3 de sciage.

Marcel Eymard a eu également des responsabilités au sein de la filière bois puisqu’il fut Président de la Chambre Syndicale des Marchands de Bois et Scieurs de  l’Isère, président du groupement régional des exploitants forestiers et scieurs de Rhône-Alpes et membre actif de Créabois Isère dont il fut pendant presque deux décennies un vice-président passionné.

L’ensemble de la filière bois adresse ses sincères condoléances à sa famille.

Catégorie - filière boisCommentaire (0)

Comment développer le secteur du sciage ?

orateurDans sa question écrite publiée dans le JO Sénat du 05/11/2009, M. Adrien Gouteyron (Haute-Loire-UMP) interroge M. le ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche sur les difficultés rencontrées par la filière bois et la mise en place du plan de réforme présenté par le président de la République.

En mai dernier, le président de la République s’est inquiété de ces difficultés et de l’insuffisante exploitation des forêts françaises, qui représentent pourtant un quart de notre territoire et 13 % de la surface boisée de l’Union européenne.

La filière forêt-bois emploie 450 000 personnes, soit 2,5 % de la population active, autant que les secteurs de l’automobile ou de la sidérurgie. Elle est une source de création d‘emplois considérable.

Pourtant, la balance extérieure de la France pour l’ensemble de la filière du bois et de l’ameublement affiche un solde négatif de plus de 6 milliards d’euros en 2008. La scierie est un maillon structurant de cette filière et une activité ancrée dans le monde rural qui regroupe 2 000 scieries, dont 300 assurent plus de 85 % de la production nationale. Aucune entreprise française n’est présente dans les vingt premières entreprises de sciage européennes, ce qui est un élément de faiblesse considérable qui ne doit pas perdurer.

En mai dernier, le président de la République a annoncé la mise en place d’un fonds stratégique d’investissement qui pourrait aller jusqu’à 100 M€, pour participer au développement et à la consolidation des entreprises du bois, afin de faire émerger un tissu d’entreprises de taille suffisante pour structurer la filière. Ce fonds sera constitué de participations d’opérateurs privés et d’aides de l’État. Son cœur de cible concernera les entreprises du secteur de la construction en bois et de la valorisation énergétique du bois. Il souhaiterait savoir où en est la mise en place du plan en faveur de la filière bois et des scieries tout particulièrement.

Réponse de Mme Roselyne Bachelot-Narquin  ministère de la Santé et des Sports en l’absence de Bruno Le Maire, publiée dans le JO Sénat du 20/01/2010

Le Gouvernement a pris connaissance avec intérêt de votre question relative à la mise en place d’un fonds d’investissement en faveur de la filière bois. Il n’est pas inutile de le rappeler, la France possède le troisième patrimoine forestier de l’Union européenne.

Paradoxalement, la filière forêt-bois reste lourdement déficitaire dans la balance des échanges, avec un déficit de 6,2 milliards d’euros en 2008, ce qui n’est pas neutre. Non moins paradoxalement, la forêt française est notoirement sous-exploitée : 60 % seulement de l’accroissement annuel est récolté.

Les entreprises de la filière bois, que vous avez évoquées en prenant l’exemple de votre département, la Haute-Loire, sont de très petites entreprises, parfois des petites et moyennes entreprises, qui disposent de très peu de fonds propres pour assurer leur croissance et se maintenir au niveau de compétitivité de leurs concurrents européens.

En particulier, dans le domaine de la scierie, sur lequel porte votre question, les investissements à consentir sont comparables à ceux des industries lourdes qui présentent des marges réduites compte tenu de la taille des entreprises.

J’ai rappelé à M. Jean-Claude Carle le discours prononcé le mardi 19 mai 2009 à Urmatt, dans le Bas-Rhin, par le Président de la République, qui a demandé au ministre qui a en charge la forêt de mettre en place un fonds stratégique d’investissement pour la filière bois destiné à contribuer au renforcement de notre tissu industriel de valorisation du bois. Le 25 septembre 2009, M. Bruno Le Maire, ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche, et M. Christian Estrosi, ministre chargé de l’industrie, ont annoncé la création du Fonds stratégique Bois, le FSB, dont l’objectif est de faire émerger des entreprises de taille suffisante pour structurer la filière. Ce fonds se concentrera en particulier sur le secteur du sciage, secteur prioritaire pour la filière. Il est doté d’un montant initial de 20 millions d’euros, et l’ambition affichée est d’atteindre un montant de 100 millions d’euros d’investissements. Ses premières interventions devraient avoir lieu dans le courant du premier trimestre 2010.

Par ailleurs, je tiens à rappeler que, de 2007 à 2009, le ministère chargé de la forêt a conduit un plan triennal de soutien aux scieries qui s’est traduit par un effort exceptionnel de 25,2 millions d’euros de subventions et qui a suscité 284 millions d’euros d’investissements au total. L’effet multiplicateur a donc été important.

En 2010, le ministère chargé de la forêt continuera de soutenir les investissements des scieries au même niveau qu’avant ce plan exceptionnel, c’est-à-dire à hauteur de 4 millions d’euros. Les projets d’investissements apportant de la valeur ajoutée aux sciages sont particulièrement visés par ces aides.

Catégorie - filière boisCommentaire (0)

La filière bois rhônalpine au Mondial des métiers de Lyon

L’ensemble de la filière forêt-bois rhônalpine se mobilise pour le Mondial des métiers du 4 au 7 février à Lyon Eurexpo. Sur 300 m2 un dispositif conçu et animé par FIBRA – Fédération forêt-bois Rhône-Alpes, son réseau d’interprofessions départementales et des établissements de formation, présentera les atouts de ce secteur d’activité et les opportunités de carrières qu’il offre.

Un pôle accueil « métiers de la filière forêt-bois de Rhône-Alpes »

Il sera le centre de l’ensemble du dispositif. Animé par des professionnels et les permanents des Interprofessions (départementales et régionale), il permettra d’orienter les jeunes vers un métier, une formation, une structure de formation. Le public y trouvera, en plus de la présence et des témoignages des animateurs :

-Des panneaux d’informations sur les métiers et sur le bois et son intérêt environnemental

- Des brochures ONISEP « Zoom sur les métiers du bois », (Edition 2009),

- Une borne d’accès au site internet www.metiers-foret-bois.org développé par FIBRA, (site internet de présentation des métiers de la filière et des organismes de formation en Région Rhône Alpes et d’avantage).

- Des marque-pages seront remis aux jeunes, mentionnant l’adresse du site internet www.metiers-foret-bois.org.

- Des sacs papiers issus d’une collaboration entre la filière forêt-bois et la filière papier seront distribués mettant en avant l’adresse de site www.metiers-forêt-bois.org.

- Un jeu interactif où filières bois/papier-carton/plastique/métal/textile sont associées. L’élève pourra, en répondant à un quiz, constituer sa parure de crayons fabriquée à partir des 5 matières.

Des espaces animations

Les animations seront assurées par les établissements (formateurs, élèves). Ces animations permettront de présenter les métiers aux jeunes et à leurs familles, mais surtout les opportunités d’emploi, les points forts et les aspects modernes et très techniques de ces différents métiers. Les pôles animations occuperont environ 250 m2 et présenteront les cinq secteurs suivants, en lien avec le site internet www.metiers-foret-bois.org, et proposent les activités suivantes :

- La forêt : secteur de l’exploitation forestière et du bois énergie, présentation des différents types de combustibles.

- Le matériau : secteur de la scierie, présentation d’une scierie rhônalpine en vidéo.

- La construction bois : présence d’une aire d’épure au sol pour fabrication d’une charpente, atelier de montage et assemblage d’un escalier.

- Le mobilier et l’agencement : montage sur place de caissons de cuisine

- L’art du bois : présence d’un échiquier géant

Catégorie - filière bois, economie/emploiCommentaire (0)

Cogénération bois: une entreprise iséroise sélectionnée

A l’issue d’un appel d’offres, Jean-Louis Borloo, ministre d’État, ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer, en charge des Technologies vertes et des Négociations sur le Climat, a sélectionné 32 projets d’unités de cogénération alimentées à partir de biomasse.

Parmi les projets retenus et soutenus, qui représentent une puissance totale de plus de 250 mégawatts (MW), soit l’équivalent du quart de la puissance d’un réacteur nucléaire, l’unité de cogénération bois à partir de la biomasse forestière, créée par les frères Cochet, dont l’entreprise « Bois du Dauphiné » est au Cheylas (Isère). Depuis 1983, cette scierie achète, exploite et transforme plus de 150 000 m3 /an de grumes de résineux : sapin, épicéa, douglas provenant de la région Rhône-Alpes.

Comme les autres projets retenus, l’entreprise iséroise pourra bénéficier d’un tarif préférentiel d’achat de l’électricité (145 €/MWh en moyenne).

Ces projets représentent un investissement d’environ 750 M€, et un soutien public de 150 M€ par an pendant 20 ans.

La sélection des projets résulte d’une évaluation des candidatures par la Commission de régulation de l’énergie (CRE), sur la base des critères fixés dans le cahier des charges : prix de vente de l’électricité, efficacité énergétique, approvisionnement en biomasse, localisation de l’installation.

La biomasse (hors biocarburants) représente plus du tiers du potentiel de développement des énergies renouvelables en France à l’horizon 2020 (7.5 sur 20 Mtep). La sélection de ces 32 projets constitue une étape majeure, et complète le dispositif incitatif mis en place ces derniers mois :

  • pour les installations de cogénération de taille moyenne (5 à 12 MW) : le tarif a été plus que doublé au 1er janvier 2010. Le tarif de base passe de 6.4 c€/kWh à 12.5 c€/kWh. S’y ajoute une prime d’efficacité énergétique jusqu’à 5 c€/kWh.
  • pour les chaufferies des collectivités, du résidentiel collectif, de l’agriculture, de l’industrie : mise en place du Fonds Chaleur Renouvelable (1 Md€ pour 2009-2011) ; le premier appel à projets a été un succès, avec la mobilisation de 150 000 Mtep au lieu des 100 000 prévues initialement, et un deuxième appel d’offres a été immédiatement relancé.
  • pour les chaudières biomasse des particuliers : crédit d’impôt relevé à 40% pour les opérations de remplacement.

Afin de poursuivre sur cette dynamique et atteindre les objectifs du Grenelle Environnement, Jean-Louis Borloo annonce qu’un nouvel appel d’offres pluriannuel, portant sur 800 MW, sera lancé dans les toutes prochaines semaines. Cet appel d’offres concernera des unités de cogénération de puissance supérieure à 12 MW.

Catégorie - filière bois, énergiesCommentaire (0)

Se former en scierie artisanale

scierie Combe de Lancey1

Organiser des sessions de formation en scierie artisanale: c'est l'un des projets du gérant d'Alpes Scierie Services, à La Combe-de-Lancey

Philippe Papet-Lépine, gérant de la SARL Alpes Scierie Services, exploite  la scierie artisanale du Mas Lary, à La Combe-de-Lancey.

Sillon38 avait évoqué la situation de cette entreprise cet été avec les sylviculteurs de Belledonne. Question centrale : une scierie artisanale peut-elle vivre en montagne ? Philippe Papet-Lépine, en tout cas, se bat pour maintenir son activité dans le massif de Belledonne :

«  2010 sera l’année décisive, confie t-il. Lors de votre venue en juillet 2009 avec les sylviculteurs de Belledonne, nous avions évoqué l’avenir de la scierie. Malgré la perplexité de certains, mon idée est évidemment qu’il faut maintenir cette scierie parce que  le service de proximité est une nécessité pour répondre aux enjeux sociétaux, économiques et environnementaux du pays tout entier. Le travail en cours consiste à finaliser le lancement d’un point de vente « bois local »  pour aller vers la distribution en circuit court  (1) ».

Une volonté qui coïncide avec les démarches de territoires engagées aux quatre coins de l’Isère dans le cadre d’un développement durable. Un projet qui pourrait s’intégrer dans la démarche « Bois d’ici », engagée par l’ADAYG et qui devrait prochainement entrer dans sa phase active.

« Pour tenir le coup d’ici là, poursuit Philippe Papet-Lépine, Alpes Scierie Services orientera ses activités en 2010 davantage vers la formation (2); dés la création, en 2005, la formation de personnel de scierie a été proposée ; depuis octobre 2008, A.S.S est enregistré auprès de la DRTEFP Rhône-Alpes en tant qu’organisme de formation ».

Dans un cadre montagnard, la scierie du  Mas Lary  est un outil parfaitement adapté pour acquérir les compétences clés en matière de conduite de scie à grume et de préparation de  bois sciés.

Au programme de la session de formation: la connaissance du matériau bois, la technologie machine sciage et affûtage , les techniques de sciage et l’ intérêt du séchage, l’organisation de la production, la maintenance et l’alignement du bâti , la sécurité en scierie.

« Le public visé, précise Philippe Papet-Lépine, est d’abord celui des professionnels des scieries artisanales. Mais cette formule est aussi  l’occasion d’élargir la formation aux entrepreneurs agricoles, et enfin aux particuliers, dans le cadre d’un droit individuel à la formation (DIF), intéressés soit par l’autoconstruction, soit par le travail du bois pour l’agrément ».

Le matériel disponible: scie à grume à lame Ruban, chariot 4 bornes à griffes rétractables, divisions électroniques EGA, Mudata , Zeltron, déligneuse Multilame circulaire M.E.M (manchon mobile) .

Les techniques de sciage dispensées permettront de maîtriser la production des différents types de débits : charpente sur liste et standard, bois de menuiserie en plot, sciage sur quartier. L’unité est également équipée d’un atelier d’affûtage (banc à planer Alligator et affûteuse Vignaud) ainsi que d’un séchoir sous vide Maspell.

Stages de perfectionnement à Ambert

Un partenariat est institué depuis 2002 avec le CFA D’Ambert (63) : pour les stages de perfectionnement, des sessions sont organisées (3) sur un plateau technique équipé des dernières exigences  industrielles :

- ensemble de sciage LBL Bâti bicoupe 1300 – Guides à pression

- division Mudata Ecran tactile – Chariot pneumatique 3 bornes

- atelier d’affûtage avec Planeuse automatique  Alligator, banc à planer, affûteuse Vollmer CA100, écraseur pneumatique, affûteuse circulaire (lames avoyées, stellitées et carbure).

Une mise en situation sur scie mobile CD4r :  Ruban horizontal – Volant de 1 mètre – Lame large 120mm, système de positionnement par division mécanique.

Un programme complet qui couvre tous les domaines : la création d’entreprise et les obligations juridiques, l’ environnement économique et le marché, la connaissance du bois et les emplois dans la construction , les techniques de sciage et la technologie « machine », l’affûtage des lames de scie à ruban , la sécurité et la réglementation .

………………………………………………………

(1)Alpes Scierie Services cherche des partenaires pour finaliser cette nouvelle activité. Contacts au 06 60 80 26 93.

(2) Philippe Papet-Lépine possède une longue expérience de pédagogue dans ce domaine. Il est notamment responsable depuis 2006 de  la formation Scierie au Centre de formation des apprentis d’Ambert (CAP Conducteur opérateur de scierie). Les dates des sessions de formation à La Combe-de-Lancey n’ont pas encore été arrêtées.

(3) Les sessions organisées à Ambert intègrent le transport, l’hébergement et les repas.

Catégorie - filière bois, massif de BelledonneCommentaire (0)

Henri Gras, président de l’UGDFI: structurer, responsabiliser

ugdfiSuite au retrait de Jean Bernard, Henri Gras a accepté de se présenter à la présidence de l’UGDFI. Ce dernier a été élu par 15 voix pour et deux bulletins blancs.

Nous avons mené avec le nouveau président une discussion « à bâtons rompus ». Il a tout d’abord tenu a remercier Jean Bernard pour son dévouement et pour tout le travail qui a été accompli sous sa présidence

Henri Gras connaît bien la forêt et pour cause: « Mon beau père Mr Roux, qui a fait partie des membres fondateurs du groupement forestier des sylviculteurs de Belledonne nord, et qui en fût le premier président, m’a montré, avec beaucoup de fierté ses bois. Je suis très vite tombé sous le charme de la forêt.

En 2001, il lègue ses bois à ses enfants et tout naturellement j’entre au bureau du groupement des sylviculteurs de Belledonne Nord. en 2004, j’en deviens vice président et en février 2007, je suis élu président du groupement. Ce poste me demande d’être présent dans plusieurs instances, Espace Belledonne, Leader plus, grande communauté de communes du Grésivaudan et bien entendu  au sein de l’UGDFI. »

Il faut dire qu »Henri Gras a le sens des responsabilités, qu’il « n’hésite pas à prendre ». Et s’il a accepté de prendre la présidence de l’Union c’est « afin de combler le vide laissé par la démission de Jean Bernard. »

Beaucoup se demandent si cette présidence n’est qu’intérimaire.

« Pour l’instant, elle l’est de droit. Je prépare activement le Conseil d’administration du 3 février qui aura pour mission essentielle de fixer la date de la prochaine assemblée générale élective. Mon voeuétant que celle-ci se déroule au plus vite. Par contre, je poserai ma candidature au suffrage des membres pour un mandat exclusif de deux ans. »

Avec quel programme?

grasDans un premier temps je souhaite restructurer le bureau et responsabiliser ses membres. Rien n’est plus désagréable de venir à une réunion, d’écouter le monologue du président et de rentrer chez soi…. Je compte créer des commissions ou chacun aura des responsabilités, ou chacun aura son mot à dire. Cela permettra égaleme nt de structurer nos réunions, de les rendre plus efficaces.  Je pense également que la mise en place d’un tel organigramme va créer un nouvel état d’esprit au sein de notre mouvement.

Il faudra bien entendu trouver les moyens nécessaires pour faire adhérer à nos groupements davantage de propriétaires, poursuivre la démarche PEFC, intensifier nos relations avec la totalité des partenaires de la filière, valoriser et pérenniser  les chartes forestières, structurer nos actions de communication, promotion: salon européen du bois, fête de la forêt de montagne, foire de Beaucroissant….participer avec plus d’assiduité à la vie de foret38 qui doit devenir un outil de travail indispensable de la filière bois de notre département. »

L’UGDFI suivra bien entendu les diverses initiatives locales.  » Il est certain que nous suivrons l’évolution des  réalisations comme la plateforme de St Michel-les-Portes, la démarche AOC bois de Chartreuse… Celles-ci sont bien engagées et je suis persuadé que la réussite est au bout ».

Comme on le voit c’est un vaste chantier qui va se mettre en route. Pour ce le nouveau président de l’UGDFI s’est organisé:  » Au niveau du Groupement de Belledonne Nord, on a pris les dispositions qui s’imposaient: le vice président, Max Jourdan, va davantage m’épauler sur de nombreux dossiers. »

Catégorie - filière boisCommentaire (0)

Catégories

Archives

Agenda

mars 2010
L Ma Me J V S D
« fév    
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
293031  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter

 

La météo par Sillon38 et Météo Alpes!

  • Brume
  • Température: 2°C
  • Humidité: 64.4%
  • Vent: NNO mit 9 km/h
  • Visibilité: 5km
  • Baromêtre: 1021 hPa
  • Nuages: Ciel clair
  • Temp. du vent: -1°C

Découvrez toutes les prévisions sur Météo Alpes.

PHVsPjwvdWw+