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Trièves: relancer une dynamique de reboisement


La Communauté de Communes du Trièves, en partenariat avec l’AFTBM a mis en place un fonds de reboisement pour les propriétaires forestiers publiques et privées.

L’objectif est de relancer une dynamique de reboisement et d’enrichissement des peuplements forestiers dans le Trièves, compte tenu de la problématique de déficit de régénération naturelle en forêt.

Le premier appel à projet pour les propriétaires privées vient d’être ouvert.

POURQUOI PLANTER EN TRIEVES ?

Une filière économique en difficulté : actuellement, dans les forêts, sont récoltés les bois arrivés à maturité. Du fait du déficit de régénération naturelle, les parcelles ne peuvent se reconstituer en quantité et qualité pour assurer la survie de la filière.

A l’horizon de 20 à 30 ans, les professionnels craignent une rupture des possibilités de récolte du bois d’oeuvre en Trièves.

Un espace à partager et préserver : en plus de sa fonction de production, la forêt rend des services indispensables à la vie (qualité de l’eau, lutte contre l’érosion et le changement climatique, biodiversité) et au bien être de nos concitoyens. Les arbres représentent de précieux alliés pour notre avenir.

Une forêt vulnérable : 40% de la superficie du Trièves est couverte de forêt. Les parcelles forestières, qui ont un objectif de production, souffrent de problèmes de régénération naturelle liés, entre autre, au réchauffement climatique et sur certains secteurs à la pression du gibier.

LE FONDS DE REBOISEMENT

Pour faire face à ce constat d’appauvrissement des peuplements forestiers, une réflexion collective a été menée avec les acteurs de la filière bois pour donner naissance au fonds de reboisement. Ce fonds est issu de l’enveloppe attribuée par le ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie à la Communauté de Communes du Trièves (CCT) dans le cadre de Territoire à Energie Positive pour la Croissance Verte (TEPCV).

Ce fonds d’aide est destiné aux propriétaires de forêts publiques et privées. Les travaux d’amélioration des peuplements et de reboisement permettront d’agir pour produire du bois d’œuvre, d’assurer l’avenir de la ressource bois et de la filière locale de demain et de favoriser l’adaptation des forêts aux changements climatiques.

Les opérations de (re)boisement ont un coût pour le propriétaire. Par conséquent, elles doivent être particulièrement réfléchies.

C’est pourquoi le cahier des charges a pour objectif d’orienter les choix du sylviculteur (essences, modes opératoires de plantation) pour maintenir l’équilibre de l’écosystème forestier, sa productivité en prenant en compte les spécificités du territoire (changements climatiques, gibier…). Il définit les dépenses éligibles pour bénéficier du Fonds de reboisement.

DISPOSITIF D’AIDE A DESTINATION DES PROPRIETAIRES FORESTIERS
L’aide de la communauté de communes, via l’association AFTBM, s’élève à 70% des dépenses éligibles, et l’enveloppe totale du fonds est de 80.000 € pour le reboisement des forêts privés.

L’attribution des aides fonctionne par appel à projet. Le premier est en cours, vous pouvez télécharger les dossiers de demande d’aide ci-dessous. Ils sont à retourner auprès de la Communauté de Communes avant le 10 mars 2017.

A Télécharger :

pdfGuide appel à projet

pdfFormulaire appel à projet

Pour en savoir plus:

http://www.cc-trieves.fr/economie-et-emploi/foret/fonds-de-reboisement

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Assemblée générale de l’AFTBM


L’association Association Forêts Trièves Beaumont-Matheysine- Alpes Sud Isère a tenu son assemblée générale à Clelles. Les débats ont été très constructifs..

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Cet important rendez vous pour les propriétaires forestiers du sud Isère, en présence de Marie claire Brizion, maire de Clelles et de Charles Galvin, vice président du conseil général en charge de la forêt, a permis au président Patrick Chion de faire le point sur les axes forts de l’année 2014.

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Auparavant il a rappelé les missions de l’AFTBM: « 

L’AFTBM Alpes Sud-Isère depuis 1982 a pour mission de regrouper et représenter les propriétaires forestiers adhérents, de soutenir les actions de développement et de valorisation conduites par l’AFTBM.

Exemple : traçabilité et valorisation des bois locaux, achats de plants, protections de dégâts de gibiers. Location de la fendeuse bois bûches, assurance de vos forêts, abonnement aux revues trimestrielles : Sylve 38 et le Forestier Privé. »

Pour en revenir à l’activité de l’année passée:  » on retiendra:

- la mise en place de l’A.S.L.G.F. Alpes Sud-Isère avec une présentation au Salon Européen du Bois à Grenoble ainsi qu’à « Quelle foire » à Mens : bonne écoute des visiteurs lors de ces 2 manifestations.

- La création de l’A.S.L.G.F. Alpes Sud-Isère a éveillé l’attention de personnes désireuses de s’investir dans la forêt soit par l’achat de parcelles forestières, l’entretien de ces parcelles et même l’achat de matériels forestiers. D’autres personnes ont manifesté le souhait de vendre celles-ci en indiquant les numéros de parcelles forestières.

- La production de plaquettes bois reprise par l’entreprise Pelissard est en expansion à St Michel les Portes.

il a également abordé le problème des coupes rase..  » Notre attention aujourd’hui se porte sur les coupes «rases » en forêt qui interpellent. Des règlementations existent, ainsi que des alternatives possibles aux coupes rases.

Il appartient à chaque propriétaire de vérifier avant toute coupe de bois si celle-ci est libre de réalisation, en Alpes Sud-Isère, ou soumise à démarche préalable. »

Ce souci de coupes rases a fait l’objet d’une motion largement débattue et adoptée à la grande majorité des voix..

Parmi les sujets à débat on retiendra les dégâts de gibier, de plus en plus nombreux..  » Ce ne sont pas les chasseurs qui sont en cause mais bien la politique menée au niveau de la population de gibier qui est remise en question. De plus, contrairement à l’agriculture ou les dégâts sont indemnisés, les dégâts sur les arbres, jeunes pousses ne le sont pas.. »

Charles Galvin a rappelé qu’il était hors de question de soutenir financièrement des campagnes de plantations alors que l’on sait que les jeunes poussent vont se faire manger par le gibier »..

C’est d’autant plus dommageable que les broussailles gagnent du terrain, que la filière bois a besoin de … bois.. » Il faut savoir qu’en sud Isère il ne se plante plus un arbre  » s’est lamenté Patrick Chion. Phénomène national.. puisque l’on est passé, en dix ans, de 100 millions de plantations à 20 millions..!

A propos des coupes rases, Marie claire Brizion a indiqué qu’un arrêté municipal oblige les entrepreneurs forestiers à se déclarer en mairie lorsqu ‘ils vont travailler la forêt avec de gros engins..  » Cela permet de contrôler le travail mais aussi dans l’état ou sont restituées les dessertes forestières..Un état des lieux étant effectué avant et après le passage des engins.. »

Charles Galvin, a qui est revenu l’honneur de déboucher le champagne pour « fêter  » la naissance de l’ASLGF sud Isère a souligné » l’importance des groupements. Certains demandent leur suppression, ce serait une grave erreur car les groupements font du bon boulot.. surtout celui du sud Isère ou son président n’a cesse d’avoir de nouvelles idées.. Les groupements remplissent bien leur rôle et permettent aux propriétaires de discuter, de débattre comme c’est le cas aujourd’hui.. »

Il a également félicité les propriétaires qui ont adhéré à l’ASLGF sud Isère.  » Cela permettra de mobiliser davantage de bois, dans des conditions durables. On manque de bois..et la mobilisation doit être générale afin de fournir de la matière à nos entreprises de transformation. C’est d’autant plus incompréhensible que nous sommes le premier pays d’Europe en ce qui concerne les superficies boisées.. »

Un des blocages: le morcellement.  » Il es un frein au développement de l’activité bois..  » Et de prendre un exemple:  » sur les Bonneveaux, la moyenne de chaque parcelle était de 0,40 hectare..On a fait un remembrement pour arriver péniblement à 0,80 ha..  »

il a enfin informé la salle que le futur plan stratégique de développement forestier sera dévoilé lors du salon du bois.  » Ce sera un formidable outil de travail pour l’ensemble des structures de la filière.. »

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Gilbert PRECZ

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AFTBM: des interventions « musclées »


L’ assemblée générale  annuelle de l’AFTBM (Association forestière Trièves-Beaumont-Matheysine) s’est déroulée sous la présidence de Patrick Chion à Monestier de Clermont.

Les thèmes abordés  et d’actualité parmi lesquels: constitution de l’ASLGF Alpes sud-Isère, contribution volontaire obligatoire ont suscité des échanges de qualité et très passionnés..

Les interventions ont également retenu toute l’attention de la salle. Il faut dire qu’elles étaient « musclées, offensives, sans langue de bois..

Henri Gras, président de l’Union des groupements de développement forestier de l’Isère a à nouveau insisté sur le renouvellement des générations..  » Il faut absolument que plus de propriétaires, plus de jeunes s’investissent au sein des groupements afin dé$’épauler les équipes en place..  » A propos de la création de l’ASLGF sud Isère:  » c’est une initiative qui va dans le bon sens. Elle va rendre de nombreux services aux petits propriétaires forestiers.. « 

Il a également remercié le conseil général de l’Isère pour son soutien « sans faille » en direction de la filière bois et regrette que  » la chambre d’agriculture n’apporte plus son aide au développement de nos activités ».

Et la fameuse CVO?  » Elle existe.. reste à être très attentifs à l’usage qui sera fait des fonds récoltés. Ils devraient logiquement servir à soutenir les différentes structures de la filière bois..La vigilance est de mise. »

Henri Gras a répété les propos tenus lors de la fête de la forêt de montagne:  » nous sommes dans une impasse à cause d’une multitude de structures qui gèrent notre filière. Il faut absolument des regroupements, des fusions. Le conseil général, par la volonté de Charles Galvin, va réunir les acteurs de la filière afin d’étudier ce problème. J’adhère totalement à ce projet… »

charles Galvin, pendant son intervention avec à ses côtés Patrick Chion et Henri Gras.

Charles Galvin, pendant son intervention avec à ses côtés Patrick Chion et Henri Gras.

Charles Galvin, vice président du conseil général de l’Isère en charge de la forêt a en effet annoncé qu’il allait réunir l’ensemble des acteurs de la filière bois afin de voir comment gagner en efficacité.. Il a rappelé que la filière bois de l’Isère  » c’est 10 000 emplois non délocalisables. »  L’ASLGF:  » c’est une bonne démarche qui va permettre aux petits propriétaires de mieux gérer leurs forêts. Il ne faut pas oublier que le mal de la France est la multitude de petites parcelles, leur morcellement.. »

 » Le conseil général de l’Isère est aux côtés de la filière bois départementale. Malgré un budget restreint nous disposons d’un budget de 755 000 euros dédiés à cette filière. Cela nous permet de mener de soutenir de multiples actions: chartes forestières, bois énergie..  » Charles Galvin a rappelé que les scieries, entreprises de secondes transformation sont également aidées  » afin qu’elles se modernisent, qu’elles gagnent en compétitivité. Notre volonté étant que ces entreprises soient réparties sur l’ensemble de notre département..  »

 » Le conseil général  favorise le bois dans  la construction, la rénovation de plusieurs collèges gymnases, bâtiments publics..Cela démontre la qualité de ce matériau mais prouve aussi que son prix est compétitif. Seul souci.. en finançant les constructions bois, on aidait les filières bois étrangères, le bois venant de l’étranger. Il faut à tout prix que le bois utilisé soit local. »

Et Charles Galvin montrant son inquiétude  » comment concevoir que l’on plante a l’heure actuelle 20 millions d ‘arbres contre 100 millions il y a quelques dizaines d’années. De plus les jeunes plants sont trop souvent martyrisés par le gibier. J ‘ai alerté le préfet, le syndicat des propriétaires forestiers, des réunions sont en cours de programmation pour voir comment protéger ces jeunes plants.. »

Charles Galvin a également indiqué que le bois a de multiples facettes d’utilisation » on fait même du papier étanche.. la matière première est le bois. Il faut donc favoriser la recherche et l’implantation des entreprises sur notre territoire. Cela passe par une meilleure utilisation des fonds. Voilà pourquoi une meilleure harmonisation, une complémentarité entre les aides de l’Etat, de la région et du département se met en place. »

Dernière information: Center Parc.  » Le dossier Center Parc à Roybon redémarre. Les enjeux pour la filière bois sont importants. La demande de bois va être colossale. Il faut absolument que le bois utilisé soit du bois local, que les entreprises de transformation soient locales. Pour ce il faut se mobiliser, s’unir.. afin de répondre à la demande. »

Charles Galvin est dans le vrai.., ce serait vraiment un comble que de passer à côté d’un tel marché…

Gilbert PRECZ

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Fête du bleu: présence attendue des forestiers..


La fête du bleu se déroule les 10 et 11 août à Gresse en Vercors…. sur un territoire boisé…

La filière bois sera bien représentée grâce à la présence de l’Association Forêt Trièves-Beaumont Mathéysine. Celle ci présidée par Patrick Chion sera présente à travers la tenue d’un stand qui sera très animé nous a t-on dit..

En effet L’Association Forêt Trièves-Beaumont-Matheysine (AFTBM) présentera le travail fait sur le Trièves à l’amont de la filière bois : traçabilité et valorisation du bois d’oeuvre, exposition «la route du bois et ses itinéraires croisés», avec la participation de la Maison du Mont Aiguille.
Bois des Alpes présentera quelques unes de ses réalisations sur le Vercors et le Trièves.
Vente  également du livre «Forêts en Trièves»

Le stand se trouve à coté de l’espace Parc du Vercors.

AFTBM rol

A RETENIR EGALEMENT…

L’association La passion du bois
vous initiera au travail du bois en mettant
à disposition des tours et des scies à
chantourner : de quoi faire quelques
copeaux, voire un petit objet d’art !
Une sculpture sera réalisée par
l’association durant le weekend pour
immortaliser cette Fête du Bleu.
Leur stand se trouve près du marché
des artistes et artisans.

♦ L’association Vignes et vignerons
animera chaque jour une conférence
sous le chapiteau de l’écran vagabond
pour présenter ses actions : sauvegarder
et mettre en valeur le patrimoine viticole
du Trièves, participer à la sauvegarde
de cépages oubliés, encourager le
développement d’une culture de la vigne
respectueuse de l’environnement, de
qualité et adaptée au terroir…

♦ L’association «Georges Antonin» sera
présente le dimanche 11 août. Elle fera
revivre une vingtaine d’anciens métiers
en utilisant des outils d’époque.

♦ L’association de chasse locale
présentera les animaux caractéristiques
de notre région, expliquera l’action des
chasseurs sur deux thématiques : le
chamois et le tétras lyre. Les chasseurs
vous présenteront leur conception de la
chasse dans un contexte beaucoup plus
large : celui de l’équilibre des milieux.

sillon38.com, partenaire de la fête du Bleu vous fera vivre cette manifestation… en direct..

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Voeux de l’AFTBM


L’Association Forêts Trièves-Beaumont -Matheysine vous présente ses voeux pour 2013.

AFTBM

Contact:

ASSOCIATION FORÊTS TRIEVES-BEAUMONT-MATHEYSINE

Le village

38150 ST Michel Les Portes

TEL: 04 76 34 16 89

Port: 06 12 40 61 71

Patrick Chion, Président

Mail: patrick.chion@aftbm.org

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Trièves: importante rencontre sur la filière bois


Une importante rencontre qui a réuni une quarantaine de personnes s’est déroulée au pôle bois de St Michel Les Portes, répondant à l’invitation de Guy Charron, Président des communes forestières de l’Isère.

charron

Parmi les présents: André AUBANEL, vice-président du Parc Naturel régional du Vercors, Denis PELISSIER, représentant du Parc Naturel Régional du Vercors et du  CRPF, 3 représentants de ONF dont Rémi LECOMTE, chargé du secteur Trièves, Patrick CHION, président de l’AFTBM et Jean BERNARD (Bois des Alpes).

L’animation a été réalisée par Tristan MERRIEN, URACOFRA (Union Régionale des Communes Forestières  Rhône-Alpes).

Denis Pelissier a indiqué que les prix de vente actuellement pratiqués sur le marché local des bois sont de:

- 42 à 45 €  pour les feuillus dont le rendement est assez faible

- et de 25 à 30 € pour les résineux selon qu’il s’agisse de bois-énergie (bûches) ou bois énergie- plaquettes ou encore des sous-produits forestiers destinés à la fabrication de la pâte à papier.

« La marge du propriétaire est quasiment nulle (de 2 à 3 €) et que l’intérêt pour ce dernier consiste uniquement en l’amélioration de la gestion de ses  espaces forestiers.

Pour la fabrication d’emballage c’est essentiellement le pin et le mélèze qui sont demandés.

Lorsque le classement des bois se fait de façon visuelle, une grande partie des bois est déclassée alors que ces derniers  possèdent  d’excellentes qualités mécaniques, ce qui désavantage encore le propriétaire. »

chion 2

En conclusion, le marché du bois cette année subit un ralentissement mais toutes proportions gardées, ce dernier semble moins fort que dans d’autres secteurs tels que la construction  ou autres.

Bien qu’un certain nombre de structures aient été mises en place en forêt privée : coopératives, groupements de sylviculteurs, association de propriétaires, de la même façon qu’en forêt publique, de nombreuses zones peu accessibles rendent l’exploitation difficile, compte tenu du manque de dessertes.

Des études conduites sur les territoires montrent l’excellente qualité mécanique des bois (Vercors, Trièves, massif drômois).

En ce qui concerne la transformation, dans ces secteurs  on constate que les unités de transformation (scieries) sont localisées dans les vallées de ces massifs, ce qui oblige à prendre en considération le coût du transport (les bois en grumes sont facilement transportables alors qu’il faut un équipement spécial pour transporter d’autres types de  conditionnement (plaquettes ou autres).

André Aubanel a relaté son expérience pour le secteur drômois où historiquement les ventes de coupes de la commune ne trouvaient jamais acquéreurs, en raison  notamment du  classement visuel des bois qui semblait peu objectif. Or, d’après les études du CTB, un billon noueux peut quand même disposer de bonnes qualités mécaniques.

A propos des prélèvements effectués en forêt, pour le massif drômois, le prélèvement correspond à l’accroissement alors pour le Trièves,  ce dernier est supérieur à l’accroissement (sapinières âgées). Pour la  Drôme, de nouvelles opérations de desserte sont à réaliser (y compris par câbles).

« Il est nécessaire de se mobiliser pour  obtenir un prix raisonnable en rappelant que les propriétaires forestiers ne vendent pas de l’énergie fossile mais de l’énergie renouvelable ! » a t-il conclu…

Bernard PERRIN, de l’ONF  a rappelé que lors de la tempête de 1999 les bois communaux ont fait l’objet de vente « à la Tribune », ce qui a conduit à près de  40 % d’invendus. « Désormais l’Office des forêts souhaite participer aux ventes groupées (système gagnant-gagnant : l’objectif étant de rémunérer au mieux  les communes) »

De nouvelles méthodes de vente ont été mises en place (en application de la loi du 23 février 2005 relative au développement des territoires ruraux). Il s’agit notamment des contrats d’approvisionnement ou le volume de bois façonné (le lot de bois vendu abattu est  mesuré par l’ONF).

Ces contrats conclus avec une quarantaine  d’entreprises de travaux forestiers( ETF) dans le cadre le la Région Rhône-Alpes ont une durée de 3 ans.

Cette pratique de vente de bois façonné est inutile pour les très belles coupes mais nécessaire pour les coupes dites « hétérogènes »

Rémi LECOMTE a rajouté que sous l’impulsion nationale, dans le secteur du Trièves, « c’est à peu près 30 à 40 % du volume d’environ 20 à 25 000 m3 qui a été commercialisé en bois façonné  ce qui, au final, a permis d’approvisionner le pôle bois de Saint Michel-les-portes. Environ 8 à 10 % de ce volume a été transformé en bois-énergie. »

L’avantage essentiel de cette pratique est  la maîtrise du calendrier avec les ETF  et l’inconvénient est celui du temps de stockage du bois sur la plate-forme et le pôle bois.

D’où la nécessité du tri en forêt, ce qui permettrait notamment pour le bois-énergie de maîtriser le coût du transport.

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Après la présentation suivie d’une démonstration de la triomatic mobile par le président de Bois des Alpes, Jean Bernard, Patrick Chion a insisté sur une évidence: les avantages de la traçabilité pour la valorisation des bois locaux, tant pour les scieurs (amélioration de 20 % de la gestion de la scierie) que pour les architectes qui, désormais, prendront en compte plus exactement la résistance nécessaire à l’édification des constructions et assumeront mieux leur responsabilité.

Au final, cela  devrait se traduire par une amélioration des prix de vente du bois au bénéfice des propriétaires forestiers.

Un accord de principe est actuellement réalisé avec 8 des 12 scieurs  du secteur pour la mise en place de ce projet, en lien avec le FBCA.

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Le pot de l’amitié offert par l’AFTBM a ensuite permis à chacun  de poursuivre la discussion avec les différents intervenants.

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Alpes sud Isère: une étude sur la filière bois


Marine Macé-Nanteuil est en train d’effectuer un stage en sud Isère afin de faire un état des lieux de sa forêt. Voir notre article de présentation de cette mission: Forêt Alpes sud Isère: faire concorder l’offre et la demande.

Elle a beaucoup travaillé et arrive au terme de son contrat, celui ci se terminant fin juin. On peut donc déjà tirer un premier bilan et certaines conclusions de son enquête.

 » J’ai mener une enquête sérieuse auprès des professionnels locaux mais également à l’échelle de la région. Le but final de ce travail étant de cadrer l’offre et la demande. «   Sur le secteur déterminé il y a de plus en plus de charpentiers et de moins en moins de scieurs. Un déséquilibre qui se creuse malheureusement. De plus la demande de la 2ème transformation est loin d’être honorée.  » Elle exige des bois séchés, rabotés et classés mécaniquement, ce qui est normal, mais on ne peut répondre à ces demandes. »

C’est d’autant plus regrettable que, contrairement à ce qui se dit, le bois du Trièves est d’excellente qualité:  » 88% du bois est classé en bois d’oeuvre, 50% en bois de haute performance mécanique ( C 30 et plus). »

Marine Macé rappelle qu’il est préférable d’utiliser du C50:  » pour une poutre soumise à une charge habituelle, on peut économiser 18% du volume de bois en utilisant du C50 au lieu du C18… »

Il faut bien garder en mémoire que peu à peu le projet européen consistant à mettre en place une traçabilité pour le bois prend forme.  » On pourra suivre le bois de sa coupe à sa destination finale grâce à des systèmes d’identification sans failles comme les puces, codes barres…  »

La forêt sud Isère à travers l’association forestière Trièves-Beaumont-Matheysine et la forêt de Belledonne via le groupement des sylviculteurs de Belledonne ont décidé jouer le rôle de précurseurs et mettre en place ce système de traçabilité. Dispositif acté après concertation avec les différents acteurs de la filière. Chacun aura bien compris que cette traçabilité aura obligatoirement des effets positifs, en particulier sur la meilleure utilisation du bois local.

Utiliser le bois local, concilier l’offre et la demande, diminution du nombre de scieries sur le secteur… le conseil général de l’Isère est conscient de cette problématique. Charles Galvin, vice président du conseil général, en charge de la forêt souhaite qu’un état des lieux des entreprises du secteur soit fait..  » En fonction des résultats de cette enquête nous prendrons les mesures nécessaires afin de dynamiser la filière bois locale. »

AFTBM


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Les 30 ans de l’AFTBM fêtés dans une ambiance conviviale mais studieuse


L’assemblée générale de l’Association forêt Trièves-Beaumont-Matheysine est toujours un moment fort dans l’actualité de la filière bois départementale. Cette année encore ça a été le cas tout en sachant que l’AFTBM vit un moment particulier puisqu’elle fête ses 30 ans d’existence.

Patrick Chion, président de l'AFTBM:" notre réussite est le fruit d'un travail collectif, aux relations de confiance... mais notre tâche est loin d'être terminée.

Patrick Chion, président de l'AFTBM:" notre réussite est le fruit d'un travail collectif, aux relations de confiance... mais notre tâche est loin d'être terminée."

Patrick Chion son président actuel a rappelé que l’AFTBM a vu le jour le 5 mars 1982, sous l’impulsion d’Henri Oddos. Un groupement des propriétaires forestiers qui a été et qui reste en haut de l’affiche par ses initiatives et son nombre d’adhérents: près de 200 en 2012.

Le président actuel Patrick Chion: » Nous sommes conscients que rien n’aurait pu se faire sans un travail collectif, sans l’appui de l’Union des groupements des forestiers de l’Isère ( l’UGDFI) , le CRPF, les élus locaux, départementaux… « 

Il a rappelé, avec une certaine fierté, toute légitime, que la première charte forestière signée en Isère l’a été en Trièves. Et comment ne pas citer le pôle bois de St Michel les Portes, un formidable outil, novateur, qui mérite toute considération.

Avoir 30 ans, n’est pas une fin en soi…Bien au contraire. Le groupement veut aller de l’avant en favorisant les ventes groupées, en travaillant avec le groupement de Belledonne sur la qualité mécanique des bois. Avec l’appui d’une élève ingénieur, Marine Macé-Nanteuil, l’AFTBM a lancé une étude sur l’état des lieux de la forêt Alpes Sud Isère avec comme finalité comment faire concorder l’offre à la demande.

Marine Macé-Nanteuil tire les premières conclusions de son enquête: » la demande locale ne correspond pas à l’offre locale. Les clients potentiels s’approvisionnent ailleurs. C’est d’autant plus désolant que le bois local est d’excellente qualité. La traçabilité doit être un outil afin de développer le secteur local »

Dominique Chartier, directeur de la MFR de Vif a rappelé que cet établissement est à l’écoute de la filière bois.  » A nous de nous adapter pour former les jeunes aux métiers de la forêt, qui sont diverses. L’idée de créer un groupement d’employeurs est très bonne. Elle permettra de pérenniser l’emploi local. »

Jean Bernard président de « Bois des Alpes a rappeler que cette structure a pour finalité de valoriser le bois local, celui de l’arc alpin. Elle met à disposition une triomatic mobile. Cet outil puissant et performant, assemblé sur remorque, peut se déplacer auprès des différentes entreprises qui en expriment le besoin.

Bruno de Quinsonas, en tant que président PEFC Rhône-Alpes a rappelé l’obligation future d’adhérer à cette démarche:  » si vous n’êtes pas certifiés PEFC vous ne vendrez pas votre bois ». Egalement président du syndicat des forestiers de l’Isère il a précisé que le syndicat a pour mission de défendre les propriétaires.

 » Nous devons avoir plus de lisibilité, être plus efficaces, voilà pourquoi il est important que les groupements de propriétaires forestiers et le syndicat s’unissent. C’est déjà fait en Drôme, en Haute Savoie… Le chantier est en cours, nous avons bon espoir qu’il se concrétise dans les mois à venir. »

Il a alerté les propriétaires, nombreux dans la salle, sur le morcellement des parcelles:  » il faut arrêter la sur-division qui n’apporte rien de bon. Il faut au contraire regrouper les parcelles afin qu’elles  représentent une attractivité économique… »

Charles Galvin vice président du conseil Général en charge de la forêt a souligné le rôle important que joue la forêt en Isère.  » Un rôle qui pourrait être plus important si la filière était mieux organisée.

Il faut poursuivre la démarche groupements des employeurs, mettre en place un plan de modernisation des scieries locales, mobiliser l’ensemble des acteurs concernés sur la démarche PEFC, sur l’écoconditionnalité des aides, travailler avec la recherche, développer le bois énergie…  » Et de conclure de façon abrupte:  » il n’est pas normal que nous aidions à la construction d’ouvrages ou le bois est présent, un bois qui vient d’ailleurs!..alors qu’il devrait sortir de nos forêts…Il faut inverser cet état de fait. »

Il était temps de trinquer, de façon très conviviale, aux 30 ans de l’AFTBM…

Bruno de Quinsonas remet à Charles Galvin, propriétaire forestier le bulletin d'adhésion au syndicat des dorestiers de l'Isère, avec Patrick Chion comme témoin.

Bruno de Quinsonas remet à Charles Galvin, propriétaire forestier, le bulletin d'adhésion au syndicat des forestiers de l'Isère, avec Patrick Chion comme témoin. Ceci dans une ambiance très conviviale...

AFTBM

Maison Familiale Rurale – MFR Vif - 50, avenue de Rivalta – 38 450 Vif
Tel : 04 76 72 51 48Fax : 04 76 72 43 53 – e-mail :
mfr.vif@mfr.asso.f

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Forêt Alpes sud Isère: faire concorder l’offre et la demande


La forêt du sud Isère est, à travers ses hommes, structures, très dynamique… elle le montre une fois de plus à travers l’Association forêt Trièves-marine macé-nanteuilBeaumont-Matheysine . Celle ci vient de faire appel à Marine Macé-Nanteuil afin que celle ci réalise un état des lieux de la filière bois en Sud Isère. La finalité étant de réussir à faire concorder l’offre et la demande, préparer la traçabilité qui va se mettre en place rapidement.

 » En un mot, il s’agit de faire évoluer notre filière. Celle ci a un avenir prometteur. Pour ce, nous devons parvenir à la restructurer et à mieux coordonner l’ensemble des maillons qui la composent  » argumente le président de l’AFTBM Patrick Chion.

Marine Macé-Nanteuil, parisienne d’origine est élève à l’école des arts et métiers. Elle prépare un diplôme d’ingénieur en spécialité bois.  » Pour moi, le bois est un matériau écologique et va nous permettre de relever les enjeux environnementaux et économiques, au niveau de l’énergie, qui nous serons imposés dans un proche avenir.

Elle a attaqué il y a quelques jours son stage en sud Isère.  » Je ne connais pas du tout cette région, ces particularités au niveau de la filière bois. C’est un plus car, de fait je n’ai pas d’à priori. Je vais donc effectuer un diagnostic local de la filière bois en allant à la rencontre de l’ensemble de ses acteurs. Les résultats de cette étude devant permettre de faire évoluer l’offre de nos scieries en fonction de la demande des charpentiers, de valoriser le bois en fonction de ses qualités réelles.

A l’heure actuelle, le territoire Alpes Sud Isère comporte 13 scieries qui utilisent du bois local.

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AG de l’AFTBM: les efforts portent leurs fruits


Très importante assemblée générale que celle de l’association forestière Trièves – Beaumont – Matheysine.

Celle ci s’est déroulée à Monestier de Clermont dans une salle comble et en présence de nombreux invités et élus. Nous y reviendrons…

Il nous a semblé important, dans un premier temps, de mettre en ligne l’intégralité du rapport moral du président Patrick Chion. Un rapport « musclé! »

« Cette Assemblée Générale marque les 29 ans d’existence de notre Association. Nous fêterons, plus solennellement les 30 ans l’année prochaine.

Dans une époque d’évolution rapide, nous ferons un bilan sur les réalisations passées, actuelles, et sur un futur prévisible.

La ligne générale de mise en valeur de notre patrimoine forestier, quelque peu délaissé à l’époque de la création de l’association, et qui constitue le socle de nos statuts, a été bien suivie et a porté ses fruits: il est resté dans les esprits de nos adhérents et au-delà preuves concrètes à l’appui, que sur notre territoire « le bois du Trièves c’est  70 % de bois à palettes » (aux dires d’une importante scierie de l’Isère); reconnaissons que cette « évaluation » était faite visuellement il y a maintenant deux ans.

Aujourd’hui nous avons terminé l’étude -commandée à notre Association par le S.A.T.- avec un outil  de mesure de résistance mécanique à ultrasons « le sylvatest » et c’est  seulement 7 % de nos bois qui sont classés C 14 (c’est-à-dire le classement bois palette), que + 50 % de nos bois sont classés « haute performance » et que sur ces 50 % nous avons 40 % de bois sapin ou épicéa, très haute performance C 40 et plus.

Notre Association, en accord avec les scieries, pense que le tri des bois sortis de forêt doit être effectué pour le classer suivant ses qualités mécaniques -ce qui est logique- et que les certifications telles que P.E.F.C. et Bois des Alpes, doivent concourir à une meilleure gestion technique et de meilleurs débouchés commerciaux.

Reconnaissons que nous avons trois obstacles repérés dès le début et que la Charte Forestière de territoire a identifiés, aujourd’hui les études de ceux-ci sont terminées ou en cours :

1°) l’étude de l’interaction -commandée par le Conseil Général de l’Isère à l’O.N.F.-entre l’exploitation forestière et les routes départementales a été terminée en février 2008 et à ce jour aucune réalisation n’a commencé. Il serait temps que ces chantiers débutent.

2°) le schéma de desserte forestière du Trièves commandé par le S.A.T. -avec le soutien du Ministère de l’Agriculture- à l’O.N.F. et au C.R.P.F.a été terminé en août 2009 : nous souhaiterions une mise en route et une réalisation rapides avec un technicien à temps complet avec des objectifs et des résultats concrets, ceci en même temps que l’interaction entre les routes départementales et la desserte, avec la création de plateformes.

3°) le regroupement de parcelles forestières en forêt privée et sur les 3 communes :  Gresse-de-Vercors, Chichiliane et Tréminis, le travail est en cours par la Coforêt

La Charte forestière du Trièves a été animée par Lionel COURTOIS et aujourd’hui par Thibault BECOURT, elle fonctionne bien. Remercions-les pour tout le travail qu’ils ont accompli, ainsi que le SAT.

Fort de ce succès, une charte forestière sur la Matheysine, le Valbonnais et l’Oisans a vu le jour.

2010 fut aussi mise à profit par le Conseil d’administration et le bureau de l’U.G.D.F.I. présidée par  Henri GRAS par son dynamisme et l’organisation qu’il propose avec le regroupement des associations de sylviculteurs de Belledonne Nord et Sud; faut-il penser à d’autres regroupements ?

La nouvelle organisation administrative territoriale aura-t-elle un impact sur les relations de proximité entretenues avec les élus.

La loi de modernisation agricole met-elle en danger le C.R.P.F. ?

Nous sommes conscients que ce qui a été réalisé est le fruit d’un  travail collectif, à notre niveau tout d’abord, et ensuite grâce aux relations de confiance que nous entretenons avec nos élus de l’Isère dont nous apprécions le soutien efficace et constant et tous les acteurs oeuvrant dans la filière bois.

Nous souhaitons que ces liens se maintiennent dans l’objectif d’améliorer la rentabilité de nos forêts en accord avec une gestion de développement durable. »


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