Archive | agriculture

Réussir sa démarche de création/reprise

Les Jeunes Agriculteurs, le Point Accueil Installation de l’Isère et le Pôle Installation vous invitent à la

15ème JOURNEE INSTALLATION« REUSSIR SA DEMARCHE DE CREATION / REPRISE : LA FORCE DES RESEAUX »


Jeudi 18 mars
de 9 h 30 à 16 h 00 au Lycée Agricole de La Côte St André

Programme

9 h 30: Accueil des participants

9 h 45: Discours introductifs et présentation des travaux de la journée
En présence de Jean Pierre BARBIER Président de la Communauté de communes du Pays de Bièvre Liers
Thierry LANGOUET Thierry – Chef d’établissement – Lycée agricole de La Côte St André
Aurélien CLAVEL – Président du Comité Départemental Installation

10 h: Ouverture des travaux, avec un spectacle  court « A la recherche duBIB (Bonheur Intérieur Brut) » par la compagnie Prise de Scène.
10 h 30: Lancement des 4 ateliers
• Bien s’intégrer au niveau local: La force des réseaux
• Booster son efficacité grâce à de bonnes conditions de travail
• Dynamiser la performance économique de mon exploitation : Savoir gérer ses investissements
• Faciliter l’accession au foncier agricole

12 h 30: Repas

13 h 30: Lancement des 4 ateliers
• Bien s’intégrer au niveau local: La force des réseaux
• Booster son efficacité grâce à de bonnes conditions de travail
• Dynamiser la performance économique de mon exploitation : Savoir gérer ses investissements
• Faciliter l’accession au foncier agricole

15 h 30: Conclusion des travaux
16 h 00: Fin des travaux


Contacts

Point Accueil Installation de l’Isère
Tel: 04 76 20 67 01 -Fax: 04 76 20 67 66
40 avenue Marcelin Berthelot
B.P. 2608
38036 GRENOBLE Cedex 02

Jeunes Agriculteurs de l’Isère
Tel:04 76 20 68 78 -Fax: 04 76 20 67 27


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PAC en avril, télédéclarez tranquille !

Une opération inédite pour soutenir les agriculteurs du Sud-Grésivaudan se déroulera entre le 20 et le 29 avril, à l’initiative des organisations agricoles et des collectivités.

Les agriculteurs qui bénéficient de la Politique Agricole Commune (PAC), mise en place par l’Union Européenne, doivent chaque année déclarer (entre autres) leurs surfaces cultivées ainsi que la nature de ces cultures. Deux possibilités s’offrent à eux. Soit remplir les liasses papier fournies par les services du ministère de l’agriculture et les renvoyer à ce même expéditeur. Soit faire cette déclaration par le biais d’internet sur un site dédié du même ministère.

La télédéclaration par internet est encore peu utilisée. Plusieurs raisons à cela. Tous les agriculteurs n’ont pas un ordinateur. Même équipés, beaucoup sont plus à l’aise avec leurs animaux, leur tracteur qu’avec un ordinateur. Enfin tous n’ont pas l’ADSL, sésame obligatoire pour pouvoir effectuer la déclaration.

Avec la réforme engagée par l’Etat, il se murmure qu’à terme internet sera la seule possibilité de déclarer sa PAC (elle aussi en discussion). Pour anticiper cette éventualité mais aussi pour montrer les avantages de la procédure en ligne, le Comité de Territoire et le Syndicat Mixte du Pays Sud-Grésivaudan, la Communauté de Communes du Pays de Saint-Marcellin (via sa cyber base) et la Chambre d’agriculture de l’Isère organisent l’opération « PAC en avril, télédéclarez tranquille ! ».

Son objectif, permettre aux agriculteurs du Sud-Grésivaudan de boucler leur PAC en une demi-journée. Pour y arriver, un ordinateur par personne connecté, au haut débit et de l’humain. Des binômes composés d’un conseiller agricole et d’un animateur informatique pour débloquer tout frein relatif à la déclaration ou à l’informatique. Bref, tout pour cela soit une simple formalité !

Où & quand ?

A Saint-Marcellin (Maison de l’économie)

Mardi 20 avril, 2 sessions (9h-12h30 & 13h30-17h)

Mardi 27 avril, 1 session (9h-12h30)

Jeudi 29 avril, 2 sessions (9h-12h30 & 13h30-17h)

A Vinay (Grand séchoir)

Jeudi 22 avril, 2 sessions (9h-12h30 & 13h30-17h)

A Pont-en-Royans (cyber centre)

Mardi 27 avril, 1 session (13h30-17h)

Tarifs : 50€ la demi-journée, 25€ pour les membres du Comité de Territoire.

Infos et inscriptions auprès du Comité de Territoire au 04 76 38 23 00.

Date limite d’inscription : vendredi 10 avril.

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L’Isère honore les médaillés du Salon de l’agriculture

Le président André Vallini remarquait, en aparté, que l’agriculture iséroise glanait davantage de trophées que le ski. En bref, Paris mieux que Vancouver. C’est un fait. Mais Didier Rambaud , conseiller général aux Sports, sans le contredire, lui glissa sans doute qu’ une cérémonie comparable à celle-ci s’imposait pour deux athlètes: Marie Dorin, citoyenne de Laval,  formée au lycée sport-études de Villard-de-Lans, médaillée de bronze en biathlon aux JO de Vancouver et Marion Josserand, née à Saint-Martin-d’Hères, licenciée à Chamrousse, médaille de bronze en ski cross.

Ces deux jeunes filles devraient donc prochainement passer elles aussi par la salle Berlioz.

Mais revenons à l’agriculture. La moisson de médailles réalisée par les Isérois au concours général du SIA 2010 est  de qualité : on y trouve de l’or, de l’argent et du bronze.

Pour fêter dignement ces agriculteurs qui font honneur au département de l’Isère, le président du CG38 était entouré de Christian Nucci,  Charles Galvin,  Bernard Cottaz et de nombreux conseillers généraux parmi lesquels Didier Rambaud, Serge Revel, Daniel Vitte, Bernard Perazio. Eliane Giraud, vice-présidente du Conseil régional à l’Agriculture avait également tenu à participer à l’événement.

SIA

La famille Convert, de l'Albenc, parmi les producteurs honorés ce matin par André Vallini et Christian Nucci.

Les médaillés ont reçu des mains du président Vallini, en plus de ses chaleureuses félicitations, la médaille d’honneur du département, un ouvrage intitulé « Portraits de l’Isère » et une clé USB.

Christian Nucci avait auparavant  rappelé avec les mots qu’il faut les qualités de chacun des récipiendaires, avec, peut-être, une note sentimentale particulière pour les représentants de la distillerie Moyroud , sise à Beaurepaire, ville pour laquelle il manifeste un penchant certain et qui le lui rend bien d’ailleurs.

Pour la petite histoire, le  vice-président du CG38 à l’Agriculture a rappelé que lorsqu’il occupait les fonctions de ministre de la Coopération et du Développement (1982-1986), le présent qu’il avait remis au représentant de la Nouvelle-Calédonie n’était autre que la précieuse eau de vie de poire de la Maison Moyroud de Beaurepaire, assurant ainsi la notoriété de ce produit dans ce lointain territoire d’outre-mer. Le ministre savait aussi se faire l’ ambassadeur des produits du terroir isérois.

Parmi les médaillés, un habitué des podiums en la personne de Bernard Convert dont l’huile de noix a une notoriété qui a elle aussi traversé le Pacifique. André Vallini, premier défenseur de la Noix de Grenoble, qui connaît bien ce producteur de l’Albenc parle de lui comme d’ « un alchimiste toujours en quête de nouvelles saveurs, de nouveaux parfums ». Un talent reconnu, donc, qui lui vaut régulièrement, depuis des lustres,  des trophées dans les concours agricoles.

Et puis il y a aussi les éleveurs de Gillonay, Colombe et Saint-Georges d’Espéranche dont le travail a été distingué dans le concours de Montbéliardes.

Ci-joint le palmarès complet des Isérois récompensés :

-       L’ Etoile du Vercors (Saint-Christophe-sur-Guiers) : médaille d’argent pour son saint-Félicien. Représentée par Nicolas Guize et Pierre Jacquet.

-       La SARL Fruitière de Domessin (Panissage) réalise un triplé : médaille de bronze pour sa tommette 25% MG, médaille d’or pour son fromage à raclette ronde, médaille de bronze pour son fromage au poivre à pâte pressée demi-cuite. Représentée par Dominique Girard et José Del Omo.

-       Le GAEC de Riquetière Convert père & fils (L’Albenc) : médaille d’argent pour son huile de noix vierge destinée à l’alimentation humaine. Une entreprise familiale représentée par Bernard, Gilles, Bruno, Luc Convert.

-       La distillerie de Pied Menu F.Moyroud (Beaurepaire) : médaille d’argent pour son eau de vie de poire. Représentée par Raoul Simon et Pierrick Vendé.

-       L’EARL de Ternan (Gillonay) : 1er prix section 2e lactation – Vache Montbéliarde. Une affaire de famille, là aussi : Noël, Jean-Michel et Guillaume Baron étaient présents.

-       Le GAEC de la Raffinière (Colombe) : 2e prix section 3e lactation- Vache Montbéliarde- Représenté par Guy et Guillaume Robert-Michon.

-       Le GAEC des Terreaux (Saint-Georges-d’Espéranche) : 5e prix section 1ère lactation –Vache Montbéliarde.

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« Ecout’Agri  » en AG

Connaître, écouter, aider, soutenir moralement, favoriser le partage d’expériences, accompagner des personnes, des agriculteurs vivant des difficultés de tous ordres…, les assister, les soutenir, les représenter, à leur demande, devant des créanciers et l’administration…telles sont les missions premières de l’association Ecout’Agri.

Celle-ci tiendra son AG ce jeudi 11 mars au CFP de Moirans à partir de 20h30.

En cette année de  crise agricole, les sujets ne vont pas manquer, les témoignages également.

Le président Philippe Allagnat et les membres du bureau vous attendent nombreux à cette importante rencontre.

Pour contacter Ecout’Agri:

La Mondée, 95, avenue de la Gare

38140 Izeaux

Tel: 04 76 93 91 43

Mail: ecoutagri@voilà.fr


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La noix de Grenoble en vedette à la Capitale

noix de Gre SIA

La noix de Grenoble était en bonne place sur le stand de l’Isère au SIA qui s’est achevé dimanche. L’opération Capitale s’est bien déroulée. Pour le plus grand plaisir du CING (Comité interprofessionnel de la noix de Grenoble). L’objectif fédérateur de cette structure, solidement présidée par Yves Borel,  est de différencier clairement l’AOC pour accroître la valorisation de la Noix de Grenoble et conforter l’ensemble des opérateurs de la filière, nuciculteurs et metteurs en marché. Le SIA était l’occasion de mettre la noix sous les projecteurs. Ce qui fut fait.

aocUne étude IPSOS menée en avril-mai 2009 (voir notre article sur ce sujet) pour le compte du CING a conforté la volonté de l’interprofession de renforcer la promotion de ce produit-phare du Dauphiné : selon cette étude, la noix de Grenoble est jugée par les consommateurs français plus qualitative et raffinée que la noix en général ; elle est jugée meilleure par l’ensemble de la population, pour sa texture (64%), pour son goût (75%), et globalement (76%).

L’étude mentionne par ailleurs que si les connaisseurs n’en consomment pas, c’est avant tout parce qu’ils n’en trouvent pas (44%). Il y a donc encore des efforts à faire sur le plan de la distribution.

La filière noix de Grenoble qui regroupe les forces vives de l’AOC à savoir des opérateurs, producteurs, producteurs-expéditeurs et metteurs en marché,  résiste mieux que d’autres à la crise qui frappe les productions agricoles.

Son poids économique est le suivant: au 30 octobre 2009, on recensait :

- 1130 producteurs dont 75 producteurs-expéditeurs,

- 18 entreprises de commercialisation dont 2 coopératives

79% des producteurs sont en Isère, 20% dans la Drôme, 1 en Savoie. On dénombre 6 Organisations de Producteurs (OP)

6936 hectares sont recensés en AOC dont 82 % sont en Isère, 17 % dans la Drôme, 1 % en Savoie.

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La plus grande ferme de France a déménagé

Un salon plus fatiguant que l'on croit pour tout le monde...

Un salon plus fatiguant que l'on croit pour tout le monde...

Environ 650 000 visiteurs (chiffre en baisse par rapport à l’année précédente) se sont rendus au salon international de l’agriculture du 27 février au 7 mars. Cette 47e édition était placée sous le signe de la recherche et de l’innovation.

Le SIA, tout en ayant une dimension internationale, est toujours le cadre d’un panorama complet de l’agriculture française, de ses régions, de ses terroirs , de ses productions, qui font l’identité du territoire.

SIAbilan1

Le Vercors bien représenté avec, notamment, le bleu du Vercors Sassenage

La plus grande ferme de France est une destination appréciée par tous, petits et grands, et quasi obligatoire pour les élus de notre pays, au contact avec les femmes et les hommes qui cultivent la terre de France et alimentent la population.

Rappelons que la production agricole française, avec une valeur de 69 milliards € en 2008 est la première d’Europe. Elle contribue pour un peu plus de 18% à la production de l’UE27, suivie par l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne.

Le président de la République, Nicolas Sarkozy , lors de la table ronde sur l’agriculture qui s’est tenue le 6 mars dans le cadre du SIA, a notamment souhaité que soient revues, pour l’agriculture,  les mesures environnementales décidées dans le cadre du Grenelle de l’Environnement . Ci-joint un extrait de son discours abordant cette question, souvent soulevée par les agriculteurs :

« Je voudrais d’ailleurs, au point où j’en suis, dire un mot de toutes ces questions d’environnement. Parce que là aussi, cela commence à bien faire. Je crois à une agriculture durable, j’y crois. Je ne renoncerai pas à l’ambition de mettre la France au premier plan des pays qui construiront une économie durable et une agriculture durable. D’ailleurs, les agriculteurs seraient les premières victimes des pesticides, puisque, par parenthèse, c’est vous qui vivez les premiers sur vos territoires.

Mais, il faut que nous changions notre méthode de mise en œuvre des mesures environnementales en agriculture. Il faut que cela change. Bruno Le Maire et Jean Louis Borloo, dès la semaine prochaine, vont tenir un premier groupe de travail autour d’une nouvelle méthode d’analyse des mesures environnementales en agriculture.

Je voudrais l’articuler, cette nouvelle méthode, autour de trois axes : une analyse comparée avec ce qui se fait chez nos partenaires européens, moi, je suis désolé, je n’accepte plus les distorsions de concurrence à l’intérieur de l’Europe où nos agriculteurs, on leur empoisonne la vie tous les jours et les autres, on ne leur demande rien. Je ne veux pas critiquer, mais regardons ce qui se passe en Allemagne.

Sur les normes environnementales, je souhaite qu’on montre l’exemple, mais qu’on avance en regardant ce que font les autres, parce que sinon il n’y aura plus d’éleveurs de porcs bientôt chez nous.

Deuxièmement, une étude d’impact économique et social de cette mesure sur les filières françaises, et un chiffrage du bénéfice attendu pour la société dans son ensemble.

Au fond, le maître mot c’est le pragmatisme. C’est cela le maître mot en la matière. Je prends un exemple, on veut qu’il y ait moins de rejets de CO2 donc il faut protéger la forêt. Mais, enfin, nos prairies herbagères sont des réserves de stockage de CO2.

Donc, je ne veux pas qu’on entende parler de la suppression de la prime à l’herbe, puisque la prime à l’herbe est un élément de la lutte contre le CO2 ».

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Expert foncier agricole : une formation qui pose question

orateurM. Alain Fauconnier (Aveyron- PS) attire l’attention de M. le ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche sur les conditions d’obtention du titre d’expert foncier agricole (question écrite du 21/01/2010).

Celui-ci a été créé par la loi n° 72-565 du 5 juillet 1972, modifiée par l’article 86 de la loi n° 90-85 du 23 janvier 1990, le décret n° 75-1022 du 27 octobre 1975 réglementant l’accès à la profession. L’expert foncier agricole est un généraliste du droit de propriété et un homme de terrain indépendant. Il conseille la famille, l’entreprise et les collectivités en matière de gestion de leur patrimoine.

L’obtention du titre d’expert foncier agricole nécessitant un stage de trois ans, il s’avère très difficile de trouver des experts fonciers agricoles pour réaliser la période de stage, d’autant que les titulaires répugnent généralement à former d’éventuels concurrents. Quelle autre profession, au reste, impose un stage de trois ans ? Il lui demande de bien vouloir lui préciser les mesures qu’il entend prendre pour faciliter, à l’avenir, l’accès à la profession d’expert foncier agricole.

Réponse du ministère de l’Alimentation et de l’Agriculture publiée dans le JO Sénat du 04/03/2010

Le Conseil national de l’expertise foncière, agricole et forestière (CNEFAF) régi par les articles L. 171-1 et R. 171-1 et suivants du code rural est une personne morale créée par la loi n° 2005-157 du 23 février 2005 relative au développement des territoires ruraux, à laquelle doivent adhérer les personnes se réclamant en France du titre d’experts fonciers et agricoles ou d’experts forestiers.

Le conseil est chargé en particulier d’établir annuellement la liste de ces experts et de faire respecter les devoirs professionnels de chacune des personnes inscrites sur la liste.

La justification d’une pratique professionnelle d’une durée de trois années au moins, exigée par les dispositions de l’article R. 171-10 du code rural afin de pouvoir demander son inscription sur la liste des experts fonciers et agricoles et des experts forestiers, constitue une garantie de la qualité de la formation pratique de l’expert, profession de terrain et d’expérience. La période de stage effectuée auprès d’un expert agréé par le CNEFAF, figurant sur la liste visée par l’alinéa 5 de l’article L. 171-1 du code rural, permet d’acquérir un savoir-faire en complément des diplômes mentionnés à l’article R. 171-10 du même code qui ne forment pas spécifiquement au métier d’expert.

Remettre en cause le système de l’appréciation de l’expérience pratique acquise par les futurs experts conduirait à méconnaître l’esprit qui a animé tant l’ancienne législation (décret n° 75-1022 du 27 octobre 1975) que la nouvelle (décret n° 2006-1345 du 6 novembre 2006) établie dans sa continuité et qui est à l’origine de la création du CNEFAF.

En outre, les stagiaires ne sont en aucun cas tenus de trouver un maître de stage dans le département où ils comptent exercer la profession d’expert, ni dans le département où ils sont domiciliés. Ils peuvent en effet accomplir leur stage dans n’importe quel département.

Toutefois, le CNEFAF, conscient des difficultés rencontrées par les stagiaires dans certains départements pour trouver des cabinets d’expertise susceptibles de les accueillir dans le cadre de leurs formations, compte mener à ce sujet une réflexion en partenariat avec les syndicats de la profession, afin d’améliorer cette situation.

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Frelon asiatique: le Préfet aux côtés des apiculteurs

Sollicité par Francis Gruzelle, vice-président de la FARA (fédération Apicole Rhône-Alpes qui rassemble 8000 apiculteurs cotisants), et Président de l’Abeille Ardéchoise et Drômoise, suite à la prolifération du frelon asiatique, le préfet de la région Rhône-Alpes Jacques Gérault vient de répondre favorablement aux demandes des apiculteurs.
Dans un courrier, le représentant de l’Etat s’engage notamment à sensibiliser les préfets des 8 départements de Rhône-Alpes « afin qu’ils puissent eux-mêmes sensibiliser leurs services et les services départementaux d’incendie et de secours… ».
Le préfet de région ajoute : « Il convient en effet de mettre en place rapidement dans chaque département de la région une veille efficace pour détecter très rapidement toute arrivée éventuelle de ce prédateur dans la région, et d’en détruire les nids dans toute la mesure du possible… ».

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Interrogations sur le futur institut technique apicole

orateurDans sa question écrite du 28/01/2010, M. Didier Guillaume (Drôme-PS) interroge M. le ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche sur la mise en place prochaine d’un institut technique apicole préconisé par le rapport Saddier.

Si les apiculteurs sont très intéressés par la mise en place de cet organe scientifique dont ils pensent qu’il peut avoir un rôle très positif pour leur filière et pour la recherche des causes de surmortalité des abeilles, ils s’inquiètent néanmoins de la composition du conseil scientifique de cet institut.

En effet, les représentants de la profession souhaitent la mise en place d’un institut technique solide juridiquement et composé de membres ayant fait l’objet d’un consensus entre le ministère de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche et les représentants de la filière apicole.

C’est pourquoi il lui demande que la mise en place de cet institut technique apicole fasse l’objet d’une concertation avec les représentants de cette profession afin de rassurer les apiculteurs sur le rôle qu’entend jouer cet organisme pour défendre leur métier.

Réponse du ministère de l’Alimentation et de l’Agriculture publiée dans le JO Sénat du 04/03/2010

Les abeilles sont des pollinisateurs indispensables à l’agriculture et à la préservation de la biodiversité. L’augmentation de leur mortalité et la fragilisation de la filière apicole constituent des préoccupations majeures pour les pouvoirs publics.

Dans ce contexte, le Premier ministre a confié en janvier 2008 une mission d’audit et de diagnostic à M. Martial Saddier, député de la Haute-Savoie. Cette mission a notamment conclu à la nécessité de créer un institut technique contribuant au développement de la filière apicole. Les instituts techniques mènent des activités de recherche appliquée et de développement pour les acteurs des filières agricoles.

Les obligations réglementaires relatives à la qualification des instituts techniques prévoient notamment qu’ils soient dotés d’un conseil scientifique (CS), composé d’experts sélectionnés sur la base de leurs compétences propres. Ce CS rend un avis consultatif sur le programme annuel de travail de l’institut, avant son financement par les pouvoirs publics. La composition du CS est également soumise pour avis au conseil d’orientation scientifique et technique de l’association de coordination technique agricole (ACTA).

Le député Martial Saddier a animé un groupe de travail visant à dégager les bases fondatrices d’un institut dédié à la filière apicole. Ce groupe de travail, qui s’est réuni à trois reprises de février à avril 2009, regroupait l’ensemble des associations d’apidologues et de protection de la biodiversité, des organisations professionnelles apicoles, des organisations syndicales agricoles et des organismes de recherche et de développement.

Le centre national de développement agricole (CNDA) est apparu à tous pouvoir constituer la base du futur institut technique et scientifique de l’abeille et de la pollinisation (ITSAP). Son adossement à l’ACTA a été également proposé. Les discussions ont permis d’identifier des points de convergence entre les différentes parties prenantes, mais pas de consensus unanime quant à la présence de certaines organisations au conseil d’administration.

Par ailleurs, la composition du conseil scientifique proposé a fait l’objet de discussions, notamment quant aux critères de sélection des chercheurs. Dans ce contexte, le ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche a rendu le 22 mai 2009 des arbitrages faisant suite à cette longue phase de concertation associant l’ensemble des acteurs de la filière. L’ITSAP étant doté du statut d’association de type loi 1901, la participation de toute association à cet institut technique reste libre et volontaire. L’ouverture de ses organes de gouvernance à de nouveaux membres relève du choix des membres constitutifs de l’institut.

Le 22 janvier 2010 s’est tenue la première réunion du conseil d’administration de l’ITSAP, qui a notamment conclu à la nécessité de préciser les statuts de l’institut. Ainsi, il appartient désormais aux membres de l’ITSAP de définir ensemble, de manière responsable, des statuts répondant aux exigences du code rural et contribuant au fonctionnement optimal de cet institut ainsi que ses axes programmatiques, pour doter rapidement la filière de l’instrument technique indispensable à son développement.

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William Villeneuve en appelle au dialogue ville-campagne

William Villeneuve et Pascal Perri

William Villeneuve et Pascal Perri

William Villeneuve est un Gersois solide qui sait prendre le taureau par les cornes quand la situation l’exige. Il le fait, en tant qu’agriculteur et  président des JA, dans un livre intitulé « Le bonheur est dans les champs » (1),  réalisé à partir d’entretiens avec Pascal Perri, professeur d’économie.

Un ouvrage qu’il a présenté mercredi sur le stand des JA au Salon de l’Agriculture. Sillon38 y était.

« C’est un livre qui a l’ambition d’expliquer l’agriculture et l’alimentation au plus grand nombre, annonce t-il d’emblée. Un état des lieux qui s’adresse à tous les citoyens : ils peuvent faire changer le cours des choses, j’en suis persuadé ».

Ce message, William Villeneuve le dit haut et fort dans ce livre :

« C’est dans les villes que les problèmes de la malbouffe se posent tous les jours. J’ai tendance à penser que les consommateurs vont exiger des progrès et imposer un nouveau rapport à l’alimentation. Nous, paysans, je le dis clairement, nous comptons sur les Français des villes pour nous entendre. Nos intérêts sont liés : nous voulons gagner notre vie grâce à notre production et eux veulent consommer des produits de qualité. Tous les paysans de France doivent comprendre que l’enjeu du dialogue avec les citadins dépasse le cadre de la simple communication. C’est sur ce terrain que se jouera le maintien de l’agriculture à la française, qualitative, durable, respectueuse de l’environnement et des hommes ».

Mais pour le président des JA, il faut aller plus loin que les AMAP, quel que soit leur succès :

« Aujourd’hui, 85% des produits agricoles sont vendus par la grande distribution, dans les hypers. Le réseau des AMAP ne concerne approximativement que 200 000 consommateurs, soit l’équivalent d’une ville comme Clermont-Ferrand. C’est un marché de niche. On ne nourrira pas les citadins français avec les seules AMAP. Je ne juge pas le phénomène. Il doit nous servir de piste de réflexion sur le fait de remettre un producteur derrière chaque produit alimentaire plutôt qu’une marque ».

Ce dialogue consommateurs/producteurs, le succès qu’il connaît, n’est-ce pas aussi le signe d’un manque, d’une défaillance d’organisation de la part des producteurs eux-mêmes ?

« Je suis le premier à reconnaître que le monde agricole n’a pas su à temps s’occuper de  la commercialisation, de la valorisation de ses produits. Au début, les outils du mutualisme agricole auraient pu investir dans des magasins de produits agricoles. Ca aurait pu s’appeler « Pleins champs ». On aurait alors parlé d’enseigne des agriculteurs. On ne reviendra pas en arrière ».

Il y a de quoi s’inquiéter pour l’agriculture et vous l’écrivez. L’après-PAC arrive , la logique de la déréglementation et de la compétitivité devient la règle. Vous dites redouter plus que tout une agriculture sans paysans :

« Le risque d’une alimentation délocalisée et d’une agriculture sans paysans existe. Chez moi, dans le Gers, la population est agricole à 30% et 15% du revenu agricole est lié au tourisme. Si on continue à ce rythme en matière de déréglementation, les paysans comme moi n’auront plus de place sur le marché où seule la compétitivité compte ».

Et malgré tout, le bonheur est dans les champs ?

« Je suis heureux d’être au contact du vivant, animal ou végétal. Je ne changerais pour rien au monde. Mais je veux simplement gagner ma vie avec mon boulot, qui consiste à nourrir mes semblables ! L’alimentation, c’est notre carburant. On ne peut pas la traiter comme d’autres biens de consommation. La tradition de production en France privilégie le travail bien fait et des produits de qualité. Ces derniers ont un prix. Ce prix rémunère notre travail et garantit la traçabilité et l’authenticité. Les intérêts des paysans et ceux des consommateurs se rejoignent. Nous devons donc reprendre le dialogue, ensemble ».

Whos’who William Villeneuve

35 ans, agriculteur dans le Gers

BTS production animale

polyculture : céréales, bovins, vin (Côte de Saint Mont)

revenu : 1000 €/mois

prend deux semaines de vacances : une en été, une en hiver

……………………………………………

(1) Editions Florent Massot , Paris, 2010. Cet ouvrage devrait prochainement voir le jour en e-book, pour un prix symbolique. « L’objectif étant de toucher un maximum de lecteurs, pas de faire du chiffre », soulignent les auteurs.

Catégorie SIA 2010, agriculture, vie syndicaleCommentaire (1)

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