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Ambroisie: deux herbicides efficaces testés en Isère

Deux herbicides efficaces contre l’ambroisie  sont essayés sur des champs de tournesol du nord Isère.  La variété de tournesol sélectionnée est résistante aux molécules mises au point par BASF et Du Pont . La lutte contre l’ambroisie  dispose peut être d’un nouvel outil dont  l’effet sur l’environnement est réduit.Les pieds d'ambroisie concurrence le tournesol sur cette parcelle non traitée ( photo Enviscope)Les pieds d’ambroisie concurrence le tournesol sur cette parcelle non traitée ( photo Enviscope)

La démonstration est claire.  Didier Chollet, du CETIOM ( Centre Technique Interprofessionnel des Oléagineux Mépolitains) montre dans le champ de tournesol situé  sur la commune d’Estrablin, à l’est de Vienne ( Isère) , l’état de deux surfaces sur un terrain exploité par Pierre de Martène, producteurs de céréales et d’oléagineux.

La surface témoin, non traitée, est littéralement envahie de plants d’ambroisie d’une belle hauteur, qui pourront continuer à concurrencer les plants de tournesol. Déjà, sur ce secteur, les plants de tournesol accusent un retard de croissance évident car l’ambroisie a utilisé une partie des ressources du sol : leurs fleurs sont à peine écloses ;

Alors que dans la parcelle traitée avec un herbicide efficace, l’ambroisie n’a pu se développer. Les fleurs sont largement ouvertes et abondamment  explorées par des abeilles. Quelques rares plants d’ambroisie demeurent dans les inter- rangs, en général très propres. «  Les plants restant sont eux-mêmes nanifiés car l’herbicide a touché le méristème » explique  Didier Chollet.

Quatre vingt dix pour cent d’ambroisie supprimés

Le bilan est donc positif : l’herbicide permet de supprimer 90% des ambroisies et les plants restant de l’espèce invasive ne pourront se développer totalement, quelques un seulement parvenant à maturité pour produire quelques pollens.
Au total la production de pollen par des ambroisies sera sensiblement réduite par rapport à la charge pollinique constatée depuis des années dans le secteur. Il suffit de faire quelques dizaines de mètre en contrebas de la parcelle, pour découvrir sur un terrain nu,  non ensemencé, un véritable champ d’ambroisie.
Avec cette technique de lutte, la Chambre d’Agriculture de l’Isère et la coopérative la Dauphinoise tiennent peut-être  une nouvelle arme contre l’ambroisie qui empoisonne de ses pollens l’atmosphère d’une bonne partie du Département de l’Isère. L’ambroisie,  Roger Porcheron, maire d’Estrablin lui-même en souffre explique-t-il, chaque année à partir du 15 août.

Les agriculteurs eux-mêmes bien sûr sont exposés à ses méfaits, comme potentiellement toute la population. L’ambroisie empoisonne mêmes les relations entre agriculteurs et les non agriculteurs. Roger Porcheron, se rappelle que l’an dernier, il a été « sommé» par l’administration  de «  détruire » le champ d’un agriculteur envahi par l’herbe indésirable. Ce qui a été évidemment impossible. Le premier magistrat d’Estrablin se serait exposé à des poursuites. Il a demandé à l’agriculteur de nettoyer le pourtour de son champ. Mais la lutte contre l’ambroisie ne peut se limiter à ces actions.

michel.deprost@enviscope.com

Article repris sur le site enviscope.com. suite à des accords rédactionnels entre enviscope.com et sillon38.com.

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Tour: les FDSEA de la Drôme et de l’Ardèche dans la course

11 Fédérations Départementales sont mobilisées et ont pour mission d’imaginer et de concevoir la plus belle carte de France, dont l’intérieur doit illustrer le thème « de la fourche à la fourchette ».

Les créations sont visibles tout au long du parcours dans les champs à proximité du passage de la grande boucle. Elles permettent de faire découvrir  les régions et leurs produits.

Il s’agit d’un concours.

Les critères d’évaluation du jury :
-La valorisation des terroirs et des métiers
-L’originalité(lieu, difficulté de réalisation)
-La visibilité
- L’appréciation générale
-Les matériaux utilisés
- L’organisation d’une opération permettant la rencontre
entre agriculteurs et spectateurs sera un plus
- Le respect de l’environnement dans la préparation de l’événement sera un plus.

Les FDSEA de la Drôme et de l’Ardèche se sont mobilisées pour cette opération très médiatique.

Lors de l’étape Sisteron-Bourg -les-Valence de ce 15 juillet, l’oeuvre des agriculteurs drômois sera localisée
au km 101, à la sortie de la zone industrielle de Die.

Au cours de l’étape Bourg de Péage- Mende- 16 juillet, celle des agriculteurs ardèchois sera localisée au km 138,5, sur la commune de Coucouron, à 1172 m d’altitude.

Bien entendu les hélicoptères filmeront ces réalisations qui seront visibles lors de la retransmission de la course sur France 2.

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Revenus agricoles 2009 : la débâcle est confirmée !

La Commission des Comptes de l’Agriculture a publié  les résultats provisoires de l’année 2009, après une première prévision parue en décembre dernier.
Ces résultats confirment l’ampleur de la crise agricole, avec une baisse du revenu moyen par agriculteur de 34 % en 2009, qui s’ajoute aux -20 % enregistrés en 2008. Le revenu moyen net par actif non salarié chute ainsi à 14 600 €, son iveau le plus bas depuis plus de 30 ans.

Ces résultats se traduisent par des dégradations fortes du revenu par région et département. Là encore, la tendance est extrêmement inquiétante : 3 régions pour lesquelles le revenu moyen agricole par actif est inférieur au demi-SMIC, et 7 régions où la baisse de revenu est supérieure à 45 %.

Les résultats par production traduisent également l’ampleur du désastre : -57 % pour les producteurs de céréales (contre –51 % en décembre), -50 % pour les éleveurs laitiers et –44 % pour les producteurs de fruits.

Certaines baisses sont certes atténuées : -8 % pour le maraîchage et +9 % pour la viticulture sous appellation contre respectivement –34 % et –8 % annoncés en décembre 2009. Mais les principales améliorations le sont aussi : +9 % en viticulture hors appellation (+34 % en décembre), +10 % pour les éleveurs bovins viande (+17 % en décembre), +14 % pour les ovins (+22 % en décembre).

Les revenus en élevage demeurent toujours inférieurs au revenu moyen agricole. Seules les productions hors sol semblent bénéficier d’une relative embellie (+22 %), même si l’interprétation de ce résultat doit tenir compte de l’hétérogénéité de cette catégorie.

Autres faits marquants : cette dégradation de revenu intervient malgré le report important des investissements de la branche agriculture (-9 %). Elle s’accompagne également d’un effondrement du solde du commerce extérieur (-38 %) qui atteint 5,8 M€ en 2009 contre 9,4 M€ en 2008.

Cette situation catastrophique démontre une fois de plus les effets désastreux de 15 années de démantèlement, insidieux mais implacable, des outils de régulation de la PAC.

Les discussions sur la PAC de 2013 ne pourront faire l’impasse sur ces faits.  Et le maintien des outils
actuels, comme le plaident encore certains Etats membre, ne suffira pas.

L’Europe doit réinventer la régulation des marchés et mettre en place de véritables filets de sécurité pour toutes les productions sans pour autant constituer des débouchés.

Elle doit permettre la performance économique durable de toute la chaîne alimentaire pour garantir un juste retour de la valeur ajoutée aux producteurs et un prix final consommateurs équitable. A ce titre, les outils de surveillance européenne des prix avancés par le groupe à haut niveau sur l’avenir du secteur laitier, sont tout à fait intéressantes.

« La dégradation du revenu agricole traduit une véritable débâcle. De surcroît elle ne bénéficie en rien
au consommateur, le ciseau des prix entre produits alimentaires et produits agricoles s’amplifiant. Tous les clignotants sont au rouge, y compris le commerce extérieur. Au delà des réponses de fond que la PAC 2013 devra apporter – régulation notamment – il s’agit dès à présent au niveau européen de poursuivre sur la voie tracée par le Groupe à Haut Niveau pour le secteur laitier, pour conforter le pouvoir de marché des producteurs dans tous les secteurs » a déclaré Guy Vasseur, Président des Chambres d’agriculture.

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UE: 30M€ pour la promotion des produits agricoles

La Commission européenne a approuvé récemment 19 programmes présentés par 14 États membres (Autriche, Belgique, République tchèque, Danemark, Allemagne. France, Grèce, Italie, Irlande, Pays-Bas, Pologne, Slovénie, Espagne et Royaume-Uni), destinés à fournir des informations sur les produits agricoles et à en assurer la promotion dans l’Union européenne.

Les programmes sélectionnés, dont la durée d’exécution est comprise entre un et trois ans, sont dotés d’un budget total de 60,6 millions €, dont 30,3 millions € (50%) sont financés par l’UE. Les produits agricoles concernés par ces programmes sont les fruits et légumes, les produits laitiers, la viande, le miel, les fleurs, le lin textile, les AOP, IGP et STG el les produits biologiques.

« Les produits agricoles de l’Union européenne sont d’une qualité et d’une diversité incomparables » a déclaré Dacian Cioloş, membre de la Commission chargé de l’agriculture et du développement rural. « Dans un marché mondial de plus en plus ouvert il ne suffit pas de produire des aliments et des boissons d’excellente qualité. Nous devons augmenter d’effort pour expliquer aux consommateurs les standards et la qualité des produits que l’agriculture européenne met sur la table. Les programmes communautaires de ce type peuvent aider efficacement nos producteurs dans un monde de plus en plus concurrentiel »

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Concours des prairies fleuries: deux éleveurs sélectionnés

(photo Parc national des Ecrins)

(photo Parc national des Ecrins)

Proposée par le Parc national des Écrins pour le concours national des prairies fleuries, la participation des paysans de la Haute-Romanche est une première. Pour la première fois en France, en effet, des prix récompenseront les agriculteurs qui relèvent le défi du maintien de la richesse en espèces de leurs prairies de fauche ou de pâture.

Les parcelles de huit agriculteurs du canton de la Grave (Hautes-Alpes) ont été visitées il y a quelques jours par un jury. Celui-ci a expertisé la biodiversité générée par leurs prairies de fauche… en observant notamment les fleurs qui s’y développent.

Les résultats du concours « prairies fleuries » dans le Parc national des Écrins

1- Jean-Michel Juge pour sa prairie situé à 1925 mètres d’altitude à Valfroide (La Grave). Il est éleveur de chèvres et de vaches laitières et producteur de fromages. Le siège de son exploitation est à situé à Ventelon (La Grave).

2- Marie-Cécile Faure pour sa prairie située au Lautaret (alt 1950 m). Elle est productrice bovins-génisses et ovins-viande. Le siège de son exploitation est à Villar-d’Arène.

Voici donc les deux éleveurs dont les prairies vont concourir au niveau national. A noter que les deux parcelles sont situées sur des sites Natura 2000 des Écrins… ce qui ne constituait pas un critère dans la grille d’analyse du concours.

Le jury a ensuite décerné un prix « local » pour la qualité et le nombre d’espèces mellifères à la prairie de Jean-Jacques Sionnet, éleveur ovins-viande aux Terrasses (La Grave) et à celle d’ Eric Ferrier, éleveur bovins-génisses au lieu dit « le coin » (La Grave).

PNE prairie2

(photo Parc national des Ecrins)

Le jury a tenu compte, dans l’évaluation des prairies, des grandes différences de floraison suivant l’altitude ou l’exposition. Il a souhaité saluer la participation des éleveurs de Villar d’Arène à ce concours, compte tenu des pullulations de campagnols qui les pénalisent.

Quand elles sont labourées par les rongeurs, les parcelles ne produisent plus. Ici, pas un éleveur n’y a échappé. Certains ont dû acheter la totalité de leurs stocks de fourrage… Pourtant, la capacité de régénération des prairies naturelles s’avère impressionnante. Là où, voilà deux ans, le sol était totalement à nu, des stocks de graines enfouis dans la terre ont permis de retrouver une belle diversité… Il y manque encore certaines légumineuses, comme le sainfoin, qui pourraient pourtant revenir également.

Ont également participé à ce concours :
- Daniel Bouillet, éleveur bovins-génisses aux Terrasses qui a présenté une parcelle sur les rivets (vallée de la Buffe)
- André Faure, éleveur bovins-génisses aux cours (villar) qui a présenté sa seule parcelle encore à ce jour épargnée par les campagnols.
- Michel Albert, éleveur bovins-génisses et ovins-viande à Villar d’arène qui a présenté une parcelle aux jouvencelles (Villar d’Arène).

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Epidémie de sharka : l’INRA sur la sellette

orateurM. Bernard Piras (Drôme-SOC), dans sa question orale du 06/05/2010, attire l’attention de M. le ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche sur la prise en charge des conséquences de la maladie de la sharka sur les plantations d’arbres fruitiers à noyaux tels que les pêchers, abricotiers ou pruniers.

Faute de traitement, cette maladie virale induit des épidémies rapides au sein des vergers, la seule solution étant l’arrachage et la destruction par le feu des arbres contaminés. Parmi les différentes régions touchées en France, Rhône-Alpes l’est particulièrement, et notamment au sein de celle-ci, la région valentinoise.

Des procédures ont été engagées contre l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), considéré comme étant à l’origine de ces épidémies, deux lieux de départ ayant été identifiés, l’INRA de Gotheron dans la Drôme, l’INRA de Manduel dans le Gard.

Une expertise judiciaire a été ordonnée par les tribunaux administratifs de Grenoble et Marseille, visant à déterminer officiellement l’origine de ces épidémies et donc les responsabilités engagées. Le collège d’experts désigné a rendu son rapport début février. Il ressort de cette longue enquête exhaustive, que les experts ont découvert plusieurs filières internes de contamination à l’INRA.

Il est donc aujourd’hui établi avec la plus grande certitude que l’INRA est à l’origine de la contamination de ses propres vergers, contamination qui constitue un foyer primaire de sharka souche M dans la Drôme mais également dans les trois autres départements concernés. Il convient de noter que le rapport d’expertise écarte toutes les autres sources possibles de contamination.

Sur la base de cette expertise, des centaines de recours vont être exercés devant les juridictions administratives par les exploitants contraints d’arracher leur verger sans espoir de replantation et donc condamnés à la ruine.  Cependant, devant l’urgence, il est désormais du devoir de l’État de prendre ses responsabilités et de proposer une indemnisation à l’amiable aux victimes de ces épidémies.

Il lui demande de lui indiquer si telles sont bien ses intentions.

Réponse du ministère de l’Alimentation et de l’Agriculture le 30/06/2010 par la voix de Mme Fadela Amara, secrétaire d’État chargée de la politique de la ville.

Monsieur le sénateur, je vous prie tout d’abord d’excuser Bruno Le Maire, retenu par la préparation de l’examen du projet de loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche par l’Assemblée nationale.

Il ne peut être démontré, sur le fondement du rapport auquel vous faites référence, aucune faute de l’INRA ni de l’État, toutes les hypothèses sur les origines de la contamination n’ayant pu être écartées par les experts. Au demeurant, les juges administratifs n’ont pas rendu leur décision.

Par ailleurs, le ministère de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche n’est pas resté inactif.

L’engagement pris par le ministre le 17 février dernier, en présence des représentants des producteurs de fruits, de mettre en œuvre très rapidement un plan d’action contre cette maladie et d’octroyer des moyens pour accompagner la reconversion des producteurs en est une nouvelle preuve. Il doit ainsi conduire cet été à l’élaboration d’un plan national d’action contre la sharka.

Les mesures d’accompagnement des producteurs, aujourd’hui actives, reposent sur la nomination de médiateurs chargés d’étudier la situation des entreprises au cas par cas et d’intervenir, le cas échéant, auprès des créanciers de ces dernières, sur l’étude des conditions d’extension du plan de reconversion à tous les départements touchés par la maladie, ainsi que des conditions d’accès à la mesure de rénovation du verger.

Les médiateurs ont été nommés au début du mois de mars et ont aussitôt procédé aux nécessaires diagnostics des exploitations dans les quatre départements les plus touchés.

Cette mission de médiation, qui s’est déroulée dans de bonnes conditions, arrive à son terme. Le plan national d’action contre la sharka en intégrera les enseignements. Le cas du plateau de Manduel, où le verger est considéré comme étant dans une situation très critique sur les plans sanitaire et économique, doit être traité dans les prochaines semaines.

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Vins: du bon usage de la « méthode ancestrale »

orateurM. Bernard Piras (Drôme-SOC), dans sa question écrite du  15/04/2010,  attire l’attention de M. le ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche sur l’utilisation du terme « méthode ancestrale » pour certains vins.

Certaines organisations professionnelles ont exprimé le souhait que le terme « méthode ancestrale » puisse être utilisé par les vins avec indication géographique protégée (IGP) et les vins sans indication géographique.

Or, le terme « méthode ancestrale », historiquement lié à la filière viticole d’appellation, devrait être réservé aux vins d’appellations d’origine contrôlée (AOC). Les efforts fournis par ces vins AOC pour que cette méthode soit clairement définie et protégée au niveau national comme communautaire s’inscrivent dans une logique qualitative. Ces efforts doivent être reconnus.

Il lui demande de lui confirmer qu’il entend bien, dans le cadre du prochain décret à paraître, intervenir en vue de réserver le terme « méthode ancestrale » aux vins d’appellations d’origine contrôlée.

Réponse du ministère de l’Alimentation et de l’Agriculture publiée dans le JO Sénat du 01/07/2010

Il existe deux méthodes d’élaboration des vins mousseux : la méthode traditionnelle, également appelée « champenoise », où le gaz dissous est issu de la fermentation de sucres exogènes ajoutés ; la méthode ancestrale, où le gaz dissous est issu de la fermentation des sucres du raisin.

Si la réglementation communautaire a défini la méthode traditionnelle et l’a réservée aux appellation d’origine contrôlée (AOC) Champagne, aucune disposition réglementaire ne régit les conditions d’utilisation de la mention « méthode ancestrale », si ce n’est à travers les cahiers de charges de quatre appellations (Limoux, Gaillac, Cerdon et Clairette de Die).

Il est donc apparu pertinent de prévoir une disposition réglementaire nationale pour définir les conditions d’emploi de cette mention et pour la réserver aux AOC, catégorie de vins qui a construit la notoriété de cette méthode.

C’est pourquoi cette disposition est introduite dans un projet de décret en Conseil d’État relatif à l’étiquetage, actuellement en cours d’élaboration. Un amendement au projet de loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche a été présenté pour réserver la mention aux seules AOC.

Le ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche a émis un avis défavorable à cet amendement. En effet, cette disposition ne relève pas de la loi mais du règlement. Pour autant, l’intention du Gouvernement est bien de réserver cette mention à ces AOC.

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LMA: régime dérogatoire pour le purin d’ortie

Dans le cadre de la loi de modernisation agricole (LMA), François Brottes, député de l’Isère (PS) et ses collègues  ont enfin obtenu que les préparations naturelles peu préoccupantes (PNPP), comme le purin d’ortie ou le purin de prêle, ne soient plus soumises à un régime d’autorisation sur le marché lourde et contraignante.

Après l’adoption d’un premier amendement lors de la loi sur l’eau de 2006 qui avait prévu un régime dérogatoire pour ces préparations, un décret du 23 juin 2009 était revenu sur le vote du législateur en rétablissant un régime extrêmement lourd.

Il a fallu plusieurs mois pour que les députés obtiennent enfin le respect de leur vote, après plus de 3 années de combat, et les discussions du Grenelle notamment.

Ci-joint le texte de l’amendement adopté:

AMENDEMENT N° 1369 présenté par M. Herth

ARTICLE ADDITIONNEL

APRÈS L’ARTICLE 2, insérer l’article suivant :

L’article L. 253-3 du code rural et de la pêche maritime est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Elle publie et met à jour une liste de préparations naturelles peu préoccupantes réputées autorisées au titre du IV de l’article L. 253-1. »

EXPOSÉ SOMMAIRE

Les dispositions actuelles du code rural prévoient une procédure simplifiée d’autorisation de mise sur les marchés des préparations phytopharmaceutiques naturelles peu préoccupantes.

Force est cependant de constater que cette procédure simplifiée n’en demeure pas moins lourde et implique un coût important, deux éléments pouvant se révéler, en pratique, particulièrement dissuasifs et contraires à l’esprit de la loi n° 2006-1772 du 30 décembre 2006 sur l’eau et les milieux aquatiques qui a précisément introduit cette procédure simplifiée.

Aussi, tout en maintenant le cadre juridique actuel, légitime, compte-tenu des risques que peuvent présenter certains produits naturels, est-il proposé de donner à l’autorité administrative la possibilité d’établir une liste permettant de soustraire à cette procédure simplifiée les préparations naturelles peu préoccupantes, à l’instar du purin d’ortie, qui ne présentent aucun risque pour la santé et l’environnement.

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A la découverte de la cerise Ratafia

La cerise Ratafia est cultivée uniquement en Sud Grésivaudan, sur la commune de St Hilaire du Rosier. Il y a de fortes chances pour qu’elle doive son nom au fameux ratafia: liqueur de cerises. La ratafia est une petite cerise, noire, juteuse et très sucrée.

Cette cerise à boisson, destinée jadis à la fabrication du ratafia, peut aussi se déguster en confiture, jus de fruit, cerise aigre douce, cerise au kirsch.

Aujourd’hui environ 60 hectares de plantations de ces cerisiers se répartissent sur et autour de St Hilaire du Rosier. La quasi totalité de la production est livrée à des distillateurs. Deux producteurs transformant eux mêmes sur place en élaborant le fameux kirsch.

Ludovic Belle et sa mère ont créé le Gaec des Trois cyprès. Ils exploitent 5 hectares de cerises ratafia.  » La totalité de la production est livrée à un distillateur lorrain. Si l’arbre demande peu d’entretien tout au long de l’année, il ne faut pas louper la période de récolte.

Ludovic Belle: » le fruit doit être mûr à point, voilà pourquoi la récolte se fait fin juin, début juillet. »

ratafia7Il y a des décennies, cette récolte se faisait à la main » puis il y a eu le câble et depuis une vingtaine d’années la machine a pris la relève. Il s’agit d’un récolteur mécanique. Celui ci secoue l’arbre. Les fruits tombent sur un tapis puis  sont renvoyés sur un tapis roulant qui abouti sur une soufflerie ou les feuilles sont éjectées. Les fruits tombant enfin dans des containers.

 » Le secoueur a été acheté aux établissements Rousset. Celui ci me donne entière satisfaction. Il y a peu, il abimait les écorces des arbres mais AMB Rousset a trouvé la solution en rembourrant les mâchoires avec du caoutchouc. Certes il y aurait encore des améliorations à faire mais grâce à ce secoueur, on peut récolter une quinzaine de tonnes de cerises, en une grosse matinée de travail. C’est l’idéal. « 

Ludovic Belle apprécie enfin » la proximité du vendeur de la machine et son service après vente.  » Sur un laps de temps très court, on doit avoir du matériel fiable et en cas de pépin, toujours possible, on doit être dépanné rapidement. C’est ce qui se passe avec AMB Rousset. »

Voici le déroulement de la récolte en images.

ratafia 3

Dans un premier temps, le récolteur mécanique secoue les cerisiers… En quelques secondent elles tombent…

ratafia 5

…sur un tapis.

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Les cerises sont renvoyées sur un tapis roulant ou elles sont triées. Une soufflerie éjecte les feuilles.

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Elles terminent leur périple dans des containers, destination la Lorraine ou elles seront transformées.

ratafia 1

Afin de protéger les arbres, des tampons en caoutchouc ont été rajoutés par les Ets AMB Rousset sur leurs récolteurs mécaniques.

Pour en savoir plus sur le matériel proposé par les établissements AMB Rousset ou contacter l’entreprise: cliquez sur  le lien: www.amb-rousset.com

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LMA: l’accompagnement à l’installation menacé

Le projet de loi de modernisation de l’agriculture (LMA) est actuellement examiné à l’assemblée nationale. Les ADASEA/ODOSEA (1) dénoncent à cette occasion, dans un communiqué,  « un jeu de dupes inacceptable sur l’accompagnement à l’installation ».
« Le gouvernement, par un amendement introduit dans la LMA en cours d’examen, confie aux chambres d’agriculture les missions concernant l’accompagnement de l’installation des jeunes agriculteurs.
Depuis plus de 40 ans, les responsables professionnels et les agents des ADASEA/ODASEA (2) donnent le meilleur d’eux-mêmes pour accompagner avec un professionnalisme toujours renforcé, les porteurs de projets à l’installation et à la transmission en agriculture pour qu’aucun ne reste sur le carreau.
Cette mission de service public est financée par l’Etat, par une convention négociée annuellement. A l’appui de cette convention, pour 1 euro investi par l’Etat les ADASEA/ODASEA parviennent à mobiliser 3 euros auprès des collectivités territoriales et des fonds Européens.
Sous prétexte de restructuration des organisations (qui était naturellement en cours), l’Etat veut se désengager de la politique d’accompagnement** de l’installation en agriculture, même s’il a conforté, ces dernières années, les crédits d’intervention de la politique d’installation (dotations Jeunes Agriculteurs, prêts bonifiés à l’installation).
Ceci se fait dans une période où les besoins augmentent compte tenu des projets cousus main de plus en plus nombreux, des reconversions professionnelles en cours de carrière et des installations hors cadre familial de plus en plus importantes.
L’Etat voudrait indirectement faire des économies sur les crédits d’intervention, tout en affichant un volontarisme sur l’installation en agriculture, qu’il ne s’y prendrait pas autrement.
Encore plus sournoisement, l’Etat veut en réalité transférer sur les candidats à l’installation via le paiement d’une prestation, et sur les agriculteurs en général, via l’impôt chambre, la part du coût de la politique d’accompagnement qu’il prenait jusque là en charge.
Accroître les charges des agriculteurs en cette période de crise économique intense et mettre des barrières supplémentaires à l’installation à l’heure où le chômage augmente sont totalement inacceptables et irresponsables ».
Les ADASEA/ODASEA constatent avec tristesse et désappointement ce délitement d’une politique qui a largement fait ses preuves par la durabilité des projets accompagnés. Elles estiment que les compétences et les acquis des personnels ADASEA/ODASEA doivent être conservés, que  l’Etat doit maintenir sa participation financière dans la politique d’accompagnement de l’installation en agriculture.

…………………………………………………………………………………………………

(1) ADASEA = association départementale pour l’aménagement des structures des exploitations agricoles, ODASEA = organisme départemental pour l’aménagement des structures des exploitations agricoles,  service identifié au sein de la chambre d’agriculture.

(2) informations collectives et individuelles, appui au montage du dossier, tenue du répertoire départ installation, repérage d’exploitations sans successeurs, mise en relation cédant / jeune candidat à l’installation.

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