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Télépac : la procédure de télédéclaration des aides animales pour la campagne 2021 est ouverte

Télépac : la procédure de télédéclaration des aides animales pour la campagne 2021 est ouverte

Depuis le 1er janvier 2021, les agriculteurs peuvent procéder sur le site Telepac (www.telepac.agriculture.gouv.fr) à leurs demandes d’aides animales :

aides ovines, aide caprine, aide aux bovins laitiers en zone de montagne, aide aux bovins laitiers hors zone de montagne, aide aux bovins allaitants, aides aux veaux sous la mère et prime aux petits ruminants (départements d’outre-mer).
Pour rappel, cet espace permet de déposer sa demande d’aide et le cas échéant de la modifier. La télédéclaration sur le site Telepac est donc obligatoire pour bénéficier des paiements couplés aux filières animales dans le cadre de la Politique Agricole Commune.
Les délais de télédéclaration sont :

  • Pour les aides ovines et caprine en métropole et en outre-mer, la télédéclaration sera ouverte jusqu’au 1er février 2021.
  • Pour les aides aux bovins allaitants et laitiers et pour les aides aux veaux sous la mère, la télédéclaration restera ouverte jusqu’au 17 mai 2021.
  • Pour l’aide au développement et au maintien du cheptel allaitant dans les départements d’outre-mer, la télédéclaration sera ouverte entre le 1er mars 2021 et le 15 juin 2021.

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LA « BOX ISHERE » DE PRODUITS LOCAUX SERA LANCÉE EN 2021 AUPRÈS DU GRAND PUBLIC

Afin de soutenir la promotion des produits locaux, le Pôle Agroalimentaire de l’Isère lance un coffret de produits cultivés et fabriqués dans le département, bénéficiant du label ISHERE et baptisé « Box ISHERE ». Proposée en avant-première aux employés des partenaires du Pôle Agroalimentaire de l’Isère, la box a rencontré un vif succès.

Vendredi 11 décembre, les représentants du Pôle Agroalimentaire de l’Isère étaient présents au Marché d’Intérêt national de Grenoble-Alpes Métropole pour assister à la préparation des premiers colis.

Parmi eux, Pascal Denolly, Président de l’association du Pôle Agroalimentaire de l’Isère, Jean-Pierre Barbier, Président du Département de l’Isère, Christophe Ferrari, Président de Grenoble-Alpes Métropole, Salima Djidel, Présidente du Marché d’Intérêt National et Cyrille Plenet, Vice-présidente de Grenoble-Alpes Métropole chargée de l’agriculture, de la filière bois et de la montagne, Jo Lastella, Vice-président de la Chambre des Métiers et de l’artisanat de l’Isère, Jean-Claude Darlet, Président de la Chambre d’Agriculture de l’Isère.

Cette « Box ISHERE » propose une sélection de produits provenant de 20 producteurs et artisans bénéficiaires de la marque ISHERE : vin, liqueurs, terrines, biscuits, produits de la ruche, produits à base de noix, confitures… (voir encadré plus bas). Chaque coffret contient des produits fixes, d’autres variables à découvrir. Cette possibilité permet à chaque producteur et artisan de faire partie du projet, tout en conservant la surprise pour le consommateur.

600 Box ISHERE commandées en 10 jours

Déployée en un temps record (un mois seulement !), cette première expérimentation de la Box ISHERE auprès des agents de Grenoble Alpes Métropole, du Département et des chambres consulaires a immédiatement rencontré un vif succès : 600 « Box ISHERE » ont été commandées en seulement 10 jours.
2 formules ont été proposées : la box « Sentier de découverte » (25 €) contenant 7 produits et la formule « Grande randonnée » (35€) contenant 8 produits. Affichant des couleurs locales jusqu’au bout, l’emballage est fabriqué par l’entreprise artisanale Beau Carton à Pont-de-Claix, le calage intérieur (paille
de bois) provenant de Rives.

Un choix de proximité en phase avec les valeurs défendues par la marque ISHERE.

Sa préparation a lieu au Marché d’Intérêt National de Grenoble-Alpes Métropole où elle est assemblée par les producteurs et artisans de la marque. Elle sera livrée courant décembre dans les services des différentes structures.

Une offre au grand public en 2021 et d’autres projets

La réussite de cette première expérimentation, qui visait à fédérer le groupe de producteurs et à tester la vente de colis de la marque auprès des consommateurs, encourage tous les acteurs du Pôle Agroalimentaire de l’Isère à finaliser le projet en proposant cette offre au grand public et aux comités d’entreprises dans le courant de l’année 2021.

Le Pôle Agroalimentaire de l’Isère poursuit son action pour renforcer l’accès des consommateurs aux produits labellisés IsHere. Une quarantaine de points de vente existent déjà dans le département (grandes surfaces, petits commerces, chez les producteurs…) et cette offre sera enrichie progressivement. Un stand des produits de la marque sera également déployé sur les salons et foires.

Pascal Denolly se félicite du projet : « C’est un succès ! La demande existe. La mobilisation des producteurs et des transformateurs démontre qu’ils sont en attente de structuration : le Pôle Agroalimentaire est là pour les aider à aborder leur marché, de la vente directe à la GMS. »

« Je suis heureux de voir l’engouement suscité par cette box de produits ISHERE parmi les agents du Département » se réjouit Jean-Pierre Barbier. « Cela confirme que nos choix de promotion de l’agriculture locale, en soutenant le Pôle agroalimentaire de l’Isère et ses initiatives, sont en phase avec les attentes des Isérois. »

« Le projet de box ISHERE est très enthousiasmant. » déclare quant à lui Christophe Ferrari. « Il valorise le savoir-faire local des producteurs et commerçants de notre territoire isérois, nous pouvons en être fiers. La mise à disposition de la box au grand public permettra de le prouver une fois de plus ! »

A propos du Pôle agroalimentaire de l’Isère et de la marque ISHERE

Le Pôle Agroalimentaire de l’Isère est une association au service du développement de l’agriculture et de l’agroalimentaire du territoire. Regroupant les professionnels de la filière, il bénéficie de l’engagement de collectivités territoriales et des chambres consulaires de l’Isère :
Département de l’Isère, Grenoble Alpes Métropole, Communauté d’agglomération du Pays Voironnais, Communauté de communes du Grésivaudan, Communauté de communes Entre Bièvre et Rhône, Chambre d’agriculture de l’Isère, Chambre de métiers et de l’artisanat de l’Isère, Chambre de commerce et d’industrie de Grenoble, Chambre de commerce et d’industrie du Nord-Isère.

ISHERE est la première marque en France à garantir à la fois la provenance géographique et la juste rémunération des producteurs.

Déployée sous la responsabilité du Pôle Agroalimentaire de l’Isère depuis 2018, elle représente aujourd’hui plus de 960 produits agréés auprès de 123 producteurs (agriculteurs et artisans) :
• issus d’une ferme iséroise ou élaborés à partir de produits agricoles du territoire dans un atelier situé en Isère
• qui garantissent une juste rémunération de l’agriculteur qui tient compte de ses coûts de production
• qui respectent des conditions de production sanitaires et valorisent les pratiques environnementales.

Les deux offres de Box : « Sentiers de découverte » et « Grande Randonnée » :

Coffret 25€ « Sentier de découverte » (7 produits)
Terrine pour les fêtes (L’escargot de Layat)
Pâtes au safran (Ferme des Loives)
Biscuit Bouton d’Or (Biscuiterie de Villard-de-Lans)
Miel de la ruche (Benjamin Duffort – Les ruchers du Verderet – L’Arbre à miel)
Confiture artisanale bio (Ferme de Clos Martin)
Boisson artisanale (sans alcool) (Fruits du Val qui Rit – Bières de l’Oisans)
Produit sucré à base de noix (Ferme de Ferie – Ferme des Treize Fontaines)
Coffret 35€ « Grande randonnée » (8 produits)
Vin du Domaine du Loup des Vignes (Domaine du Loup des Vignes)
Terrine aux champignons (GAEC Ferme Moulin)
Pain d’épices (Benjamin Duffort – Les ruchers du Verderet – L’Arbre à miel)
Carrés aux noix (Noix et Noix)
Confiture de Goji (Terre de Goji)
Miel de la ruche (Benjamin Duffort – Les ruchers du Verderet – L’Arbre à miel)
Chutney (Les jardins de Louise – Les Jardins de Michel’s)
Liqueur artisanale (La Salettina – Basilico France – Ambix Distillation

Catégorie Département de l'Isère, La Métro, agricultureCommentaires fermés

Téléthon Tullins, c’est parti!

Durant tout ce week-end et même au delà l’équipe de bénévoles de Tullins, les partenaires seront mobilisés pour battre de nouveaux records! Oui on veut dépasser les 20 000 euros..

Inutile de présenter les défis de Tullins.. Ils battent chaque année des records. cette année, malgré la pandémie l’équipe de défis solidaires a encore  » fait fort ».. Alors que de nombreuses manifestations, plus de 80%, sont annulées,  à Tullins des animations sont prévues durant tout le week-end avec en particulier la venue de France Télévision samedi après midi.

Cette année donc pas de record en vue mais un immense drive avec différents points de collecte à Tullins mais aussi à Voiron..

Ces points de collectes  et de vente seront organisés à la mairie de Tullins mais aussi dans les galeries marchandes des magasins Carrefour, groupe Provencia, de Tullins et Voiron.

tele

il faut dire que le groupe Provencia est un partenaire historique du téléthon de Tullins . Il le sera encore cette année..Et rappelons nous que pour le téléthon 2019; alors que le toit de la salle des fêtes c’était envolé suite à une tempête, le  directeur de carrefour Market de Tullins n’a pas hésité une seconde pour accuiellir au sein de la galerie marchande le téléthon..

Pour ce téléthon une grande tombola est organisée, 5000 billets mis en vente au prix de 2 euros. Parmi les lots , des bons d’achats, une télévision offerts par le groupe Provencia . On citera également des séjours en gîtes de France..

Pour en savoir plus:

https://www.facebook.com/Defis.Solidaires.38.Telethon.Tullins/

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Noël 2020 : Acheter des produits fermiers en Isère

En cette fin d’année contrariée, notamment suite à la fermeture de nombreux marchés de noël, la Chambre d’agriculture  de l’Isère a mis en place cette carte qui répertorie par catégorie, les produits festifs (mais pas que !) du territoire. Mangeons et offrons local pour les fêtes.

Pour avoir la liste des producteurs ainsi cliquer sur la carte:

carte

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Eh oui le téléthon de Tullins aura bien lieu!

La crise sanitaire liée à la covid 19 aura un fort impact sur le téléthon puisque l’ on annonce que plus de 80 % des défis, animations… au niveau national seront annulés.

L’ association défis solidaires qui organise le téléthon à Tullins avec des animations originales, voire hors normes, buche de Noël la plus longue du monde, plateau de fromage le plus gros du monde, sans oublier les réalisations en chocolat, ne pouvait se résigner à ne rien faire.

Bénévoles, partenaires qui ont tous répondu présents ont accepté de relever le défi…

Tout en respectant les normes sanitaires en vigueur.Parmi celles ci on retiendra  du boeuf bourguignon, de la bûche de Noël, gâteau aux noix, des voitures miniatures an chocolat, marcellines …

Tout ceci sera vendu à la part avec un système de drive. Plusieurs points de vente sont prévus répartis sur Tullins.

A noter aussi une tombola avec de nombreux lots dont des séjours en Gîte de France, des bons d’achats et en gros lot une télévision offerte par le groupe Provencia ( carrefour  market de tullins et L’hyper carrefour de Voiron).

Passez commande..

Vous pouvez commander jusqu’au 1er décembre . Les retraits se feront vendredi 4 et samedi 5 à Carrefour Market et Intermarché et le samedi 5 à la mairie
Voici le bon de commande pour le Téléthon 2020 #Telethon2020
Après l’avoir rempli , vous pouvez l’envoyer par mail à defis.solidaires@free.fr et joindre le règlement par chèque à Défis Solidaires 32 route de Grenoble 38210 Tullins.
Un RIB peut également vous être envoyé sur demande

telethon




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Comité départemental du plan France Relance

Dans le cadre de la mise en oeuvre du plan « France relance » et conformément à la circulaire relative à
la territorialisation du plan de relance du 23 octobre 2020, M. Lionel BEFFRE, préfet de l’Isère, a installé
lundi 16 novembre 2020 le Comité départemental de la relance.

Le comité réunit les parlementaires de l’Isère, le président du conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes, le
président du conseil départemental, les présidents d’intercommunalités (EPCI à fiscalité propre), le
président de l’association des maires de l’Isère, les présidents des chambres consulaires (CCI de
Grenoble et du Nord-Isère, Chambre des métiers et de l’Artisanat, Chambre d’agriculture), ainsi que les
représentants des forces économiques, sociales et environnementales du département.

Cette réunion d’installation du comité départemental de relance en Isère a permis d’assurer
l’information des participants sur l’ensemble des mesures du plan de relance, et de présenter la
méthode de travail retenue pour sa mise en oeuvre en Isère. Cette méthode vise à assurer le suivi des
mesures déconcentrées, à donner une vue d’ensemble de l’application du plan de relance dans les
territoires, et à signaler les difficultés opérationnelles dans la mise en oeuvre du plan de relance.
En outre, pour une mise en oeuvre rapide et efficace du plan de relance en Isère, la préfecture met
régulièrement des informations relatives aux appels à projets en ligne sur le site de la préfecture
« www . isere.gouv.fr ».

Enfin, par décret du Président de la République du 13 novembre 2020, dans le cadre de la déclinaison
territoriale du plan de relance, M. Samy SISAID, ingénieur de l’armement, est nommé sous-préfet
chargé de mission, sous-préfet à la relance auprès du préfet de l’Isère. Il prendra ses fonctions le lundi
4 janvier 2021

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Indice des fermages en Isère pour 2O20/2021

Évolutions des fermages pour la période du 1er octobre 2020 au 30 septembre 2021

Pour les terres non plantées en vergers ou vignes les fermages payés entre le 1er octobre 2020 et le 30 septembre 2021 doivent augmenter de 0,55% par rapport à ceux versés lors de la période précédente.

L’indice national des fermages est de 105,33 (indice 100 : 2009). Pour calculer le fermage à verser il faut multiplier le loyer payé entre le 1er octobre 19 et le 30 septembre 2020 par 1,0055.

Depuis la loi du 2 janvier 1995, les fermages des terres non plantées en vergers ou vignes doivent être obligatoirement établis en euros. La référence au blé fermage n’a plus aucune valeur juridique.

Cela conduit à une valeur du point fermage de 1,76 euros. Les loyers des terres non plantées en vergers devront être compris entre 8,63 euros et 179,40 euros.
Le montant du kilo de noix fermage est de 2,76 euros.

Pour les habitations comprises dans un bail rural :

  • Indice Iindice de Référence des Loyers (INSEE) second trimestre 2020 :  130,57
  • Catégorie A : Max : 11,15 €        Min : 6,70 €
  • Catégorie B : Max : 7,80 €        Min : 4,44 €
  • Catégorie C : Max : 5,56 €        Min : 2,77 €

Catégorie agricultureCommentaires fermés

INFLUENZA AVIAIRE HAUTEMENT PATHOGÈNE: RISQUE ELEVE EN ISERE

Depuis la détection du virus influenza aviaire hautement pathogène H5N8 sur deux cygnes aux Pays-
Bas le 23 octobre, le nombre de cas dans la faune sauvage ne cesse de croître en Europe. Des foyers
domestiques et des cas dans l’avifaune sauvage ont été confirmés non seulement aux Pays-Bas mais
également en Allemagne et au Royaume-Uni.

L’accélération de la dynamique d’infection accentue le risque d’introduction du virus en France via les
couloirs de migration actuellement empruntés par les oiseaux sauvages.
Face à cette situation, le Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation Julien Denormandie a décidé de
faire passer de « modéré » à « élevé » le niveau de risque d’introduction du virus influenza aviaire par
l’avifaune en France dans les départements traversés par les couloirs de migration de ces oiseaux
sauvages.

Cette décision a été prise après information des professionnels des filières avicoles et de la fédération
nationale des chasseurs et consultation de l’Office français de la biodiversité.
L’isère est concernée comme tous les départements rhônalpins.

A compter du 6 novembre, les mesures de prévention suivantes sont rendues obligatoires en Isère :
• claustration des volailles ou protection de celles-ci par un filet avec réduction des parcours
extérieurs ;
• interdiction des rassemblements d’oiseaux (exemples : concours, foires, expositions avicoles) ;
• interdiction de faire participer des oiseaux originaires d’Isère à des rassemblements organisés
dans le reste du territoire national ;
• interdiction des transports et des lâchers de gibiers à plumes ;
• interdiction d’utilisation des appelants ;
• surveillance quotidienne de la santé des oiseaux dans les élevages commerciaux ;
• interdiction des compétitions de pigeons voyageurs ;
• vaccination obligatoire dans les zoos pour les oiseaux ne pouvant être confinés ou protégés
sous filet.

Catégorie agriculture, prophylaxie, élevageCommentaires fermés

Ambroisie : le silence du gouvernement inquiète


Face à la progression inexorable de cette espèce invasive allergène, les patients-victimes de lambroisie et les professionnels tirent la sonnette dalarme.

Dans un courrier au Premier Ministre envoyé cet été et resté sans réponse, lassociation Stop Ambroisie et le Réseau Biodiversité pour les abeilles demandent des mesures immédiates pour contenir les conséquences sanitaires, environnementales et économiques de la prolifération de lambroisie désormais présente dans toutes les régions métropolitaines.


La présence de l’ambroisie génère des problèmes de santé publique. Pour Stop Ambroisie, seule association de personnes allergiques à cette espèce nuisible, l’inquiétude grandit d’années en années. Le contexte du Covid-19 fait craindre un impact fort des allergies en raison des difficultés respiratoires provoquées. Les conséquences de la prolifération non maîtrisée de l’ambroisie sont aussi économiques et environnementales.

Rien qu’en région Auvergne-Rhône-Alpes, près de 10% de la population a consommé des soins en lien au pollen d’ambroisie pour un coût global de 40,6 millions d’euros. Si l’ensemble de la France était aussi touché, il y aurait 5,3 millions de personnes allergiques et 326 millions d’euros de dépenses de santé annuelles. L’asthme provoqué par l’ambroisie fait partie des facteurs aggravants pour les personnes atteintes par la Covid-19.


La lutte contre lambroisie, un défi environnemental


Outre les coûts des traitements médicaux, de la prise en charges des patients, l’ambroisie est devenue un casse-tête agronomique et une ennemie de la biodiversité.

En raison de ses caractéristiques biologiques, l’ambroisie gagne du terrain et se développe particulièrement dans les parcelles de tournesols.

Les agriculteurs ont pourtant besoin de cette culture dont les bénéfices agronomiques sont multiples. Il s’agit d’une excellente tête d’assolement qui est faiblement consommatrice d’eau et nécessite peu d’intrants.

Le tournesol est par ailleurs un garde-manger précieux pour les abeilles qui en font leur miel. Si des innovations variétales permettant un traitement en post-levée (VRTH) ont fait la preuve de leur efficacité depuis plusieurs années, une menace administrative pèse sur la tête des agriculteurs.

La perspective de contraintes synonymes de paperasserie supplémentaire risque fort de les détourner de cette culture.

« Conséquence directe : les abeilles vont se retrouver privées dune ressource alimentaire indispensable au développement des colonies et à la production de miel. Concrètement, ce serait une catastrophe économique pour le secteur apicole déjà durement éprouvé ces dernières années » estime Philippe Lecompte, apiculteur professionnel bio et Président du Réseau Biodiversité pour les Abeilles.

La filière des oléo-protéagineux est elle aussi menacée, et avec elle des dizaines de milliers d’emplois directs et indirects. Alors que le colza marque le pas en raison des difficultés d’implantation liées aux conditions climatiques et à la sécheresse ces 3 dernières années, la diminution des surfaces de tournesol signerait un retour en arrière et un désastre agronomique, industriel et pour la biodiversité.

Mais elle n’a rien d’inéluctable : les solutions techniques existent. Le gouvernement doit simplement en garantir un accès durable aux agriculteurs.

Les professionnels réclament donc des moyens de lutte efficaces et l’accès à ces outils, dont les innovations variétales.

De plus en plus nombreux en raison de son expansion, les patients victimes de l’ambroisie appellent à la mobilisation de tous les acteurs du territoire pour lutter véritablement contre son développement.

« Tout est encore possible. Seules les batailles non menées sont certaines dêtre perdue. Il faut arrêter de tourner autour du pot et faire preuve dune véritable volonté politique » estime Philippe de Goustine, Président de Stop Ambroisie.

Dans une enquête menée en janvier 2020 auprès des élus de Charente et de la Drôme, deux régions fortement touchées, 75% des répondants se déclarent favorable à la reconnaissance de l’ambroisie comme organisme nuisible à l’agriculture et 84% sont favorables à rendre obligatoire la lutte contre l’ambroisie.

Des solutions existent : mieux sensibiliser le grand public, donner des moyens techniques supplémentaires aux agriculteurs et gestionnaires d’espaces publics, mieux coordonner l’action des collectivités et former les référents ambroisie…

Compte tenu de l’aggravation de la situation et de l’inquiétude qu’elle génère chez les patients, les agriculteurs, les apiculteurs, les collectivités….


Stop Ambroisie et le Réseau Biodiversité pour les Abeilles attendent une réaction sans délai du Premier Ministre et de son gouvernement.

Catégorie agriculture, apiculture, environnementCommentaires fermés

viticulture isèroise: nouvel élan

Le Président du Département Jean-Pierre Barbier, accompagné par le Vice président en charge de l’agriculture, Robert Duranton, a signé la Charte en faveur de la viticulture iséroise au Domaine viticole Giachino, à Chapareillan, aux côtés du Président du Syndicat des vins de l’Isère, Wilfrid Debroize, et du Président de la Chambre d’agriculture Jean-Claude Darlet.

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Objectif ? Soutenir une viticulture qui fleurit à nouveau en Isère.

Une viticulture qui renait
Souvent méconnu, le passé viticole de l’Isère remonte à l’époque romaine. Au 19e siècle, il connaît son
âge d’or, avec 33 000 hectares de vigne recensés dans les années 1850, essentiellement plantés en
cépages autochtones (24 cépages cultivés) dont certains existent encore aujourd’hui. Le phylloxéra à la
fin du 19e, puis la première guerre mondiale, entrainent une première vague d’abandon de la vigne.
L’industrialisation, les crises de surproduction, l’effondrement des prix, la concurrence des vins du midi
l’accélèrent ensuite.

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le bâtiment du domaine viticole Giachino construit en bois de chartreuse

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Jean claude Darlet se rappelle que  » chaque agriculteur en Isère avait ses propres vigne pour faire son vin. »

Une production viticole demeure pourtant en Isère. L’installation de nouveaux vignerons, qui ont repris
des domaines familiaux ou ont permis la reconquête de vignobles disparus, a redynamisé la filière sur le
territoire, avec une soixantaine d’exploitations viticoles actuellement. En plus d’améliorer toujours plus la
qualité, ils valorisent le terroir et l’identité iséroise de leurs vins en travaillant notamment des cépages
locaux, et prennent en compte les problématiques environnementales.
Ainsi, ces dix dernières années, plus d’une vingtaine d’entreprises dont l’activité principale est la culture

de la vigne ont vu le jour, avec un âge moyen des viticulteurs à leur création de 36 ans. Avec un travail
spécifique et très qualitatif sur les cépages autochtones et alpins,une approche raisonnée de la
viticulture (la production AB prédomine), l’IGP Isère est portée par les nouvelles tendances sociétales
qui privilégient les circuits courts et l’impact environnemental chez le consommateur.

Même si la vente directe prédomine sur ce type d’exploitations, la grande diversité des cépages et des terroirs, alliée à
une nouvelle notoriété, permet de répondre aussi à des marchés de niches qui vont au-delà des frontières nationales.
En 2018, les vignes s’étendent sur 284 ha, dont 155 ha en AOP (Appellation d’Origine Protégée) et 85
en IGP (Indication Géographique Protégée). L’Isère compte l’IGP « Vins de l’Isère », l’IGP « Collines
rhodaniennes » et l’AOP « Vins de Savoie ».

Deux IGP en sus en Isère

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• IGP « Isère », créée en 2011, correspond aux vins initialement reconnus par l’appellation « Vin de
pays de l’Isère », qui comprend les secteurs géographiques des « Balmes Dauphinoises » (50 % de la
production) et des « Coteaux du Grésivaudan » (40 % de la production) et qui représente une production
totale d’environ 1 500 hl/an ;
• IGP « Collines rhodaniennes », autour du secteur de Seyssuel, vise une extension de l’AOP
« Côtes du Rhône ».

Une charte pour soutenir ce nouvel élan

Adoptée par l’Assemblée départementale le 21 février 2020, la « Charte en faveur de la viticulture
iséroise » vise à rassembler les acteurs de la viticulture iséroise autour d’objectifs partagés :
- de développement de la filière ;
- de promotion d’un produit local, de qualité contribuant à l’aménagement du territoire et à son
attractivité, notamment en lien avec les acteurs de la restauration et du tourisme.
Elle établit un plan d’actions bénéficiant du soutien du Département :
- avec une aide forfaitaire pour tout viticulteur isérois pour la plantation à hauteur de 6 000 €/ha,
plafonnée à 10 K€ par an ;
- avec une aide à l’acquisition de matériels de culture également plafonnée à 10 K€ par an ;
- avec une aide à l’équipement en outils de détection, de mesure et d’alarme associés à du matériel
de lutte contre la grêle, plafonnée à 30 K€ en individuel et 60 K€ en collectif ;
Le Département verse une aide de 3 000 €/an au syndicat pour mener les actions de développement de
la filière, accompagner les viticulteurs dans l’amélioration des pratiques, améliorer la visibilité des vins
de l’Isère, contribuer à leur notoriété, notamment via l’organisation d’un concours départemental.

Pour contribuer à la promotion des vins de l’Isère, le Département et Isère attractivité associent
également le syndicat dans les évènements permettant de promouvoir les vins.


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« Les viticulteurs isérois sont les gardiens d’une partie de notre histoire, de notre patrimoine et de notre
identité, c’est pourquoi le Département a décidé de les soutenir de manière volontariste. Nous signons
aujourd’hui la charte en faveur de la viticulture iséroise et consacrerons à cette filière 110 000 € par an
du budget agricole. Les vins isérois méritent d’être connus et reconnus », affirme Jean-Pierre Barbier,
Président du Département qui a rajouté: les vins de l’Isère sont de qualité…

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