Archive | agriculture

Plan de soutien à l’élevage : mise en place des mesures d’urgence pour les éleveurs

Au vu de la conjoncture économique difficile, le Gouvernement a décidé le 22 juillet 2015 un plan de soutien à l’élevage français.

Jean-Paul BONNETAIN, Préfet de l’Isère, a réuni le 23 juillet les représentants de la profession agricole pour présenter le plan de soutien qui comprend 6 priorités mises en œuvre à travers 10 mesures d’urgence et 14 mesures structurelles pour reconquérir les marchés national et internationaux, pour diversifier les revenus des éleveurs en les impliquant dans la transition énergétique et pour restaurer la compétitivité des filières d’élevage.

Le Préfet a souhaité qu’un suivi permanent des situations individuelles des agriculteurs soit réalisé, afin de mobiliser sans délai les mesures d’urgence avec l’appui des structures de la Direction Départementale des Territoires (DDT), de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) et de la Direction Départementale des Finances Publiques (DDFIP). Ainsi :

  • Pour toute demande de Fonds d’Allègement de Charges :

Contacter la DDT, Mme Cécile GALLIN-MARTELl, au 04 56 59 45 31.

Le critère de spécialisation en production élevage est ramené à 50 % par production d’élevage. Les dossiers sont à déposer à la DDT avant le 30 septembre 2015.

  • Pour toute demande concernant le report ou la prise en charge de cotisations sociales : Contacter la MSA au 09 69 36 87 00

  • Pour toute demande concernant le report d’échéance d’imposition ou de remise gracieuse :

Contacter votre centre des finances publiques (et trésoreries). Une remise gracieuse de 5000 € a ainsi déjà été accordée à un éleveur.

Le Sillon Dauphinois, réseau partenarial associant la MSA, la Chambre d’Agriculture, la DDT et le Conseil Départemental, est mobilisé pour accompagner toute exploitation en difficulté économique et sociale : contacter le Sillon Dauphinois au 04 74 20 81 49.

Les formulaires utiles sont disponibles sur le site internet des services de l’État en Isère : http://www.isere.gouv.fr

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Offres et demandes d’emploi en Rhône-Alpes, dans le secteur agricole

Retrouvez ces offres d’emploi sur www.anefa.org :

Ain . GE cherche un salarié polyvalent pr intervenir sur 3 expl. en vaches allaitantes, vaches laitières et volailles de Bresse. Traite, soins, alimentation des troupeaux et de la volaille. CDI tps plein. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. OEL11-01

Ain . GAEC recrute un salarié pr réaliser les travaux courants sur l’expl. (labour, ensilage, lisier, fumier etc…), l’entretien des installations et des matériels. Vs effectuerez quelques traites en binôme, la distribution de l’alimentation et les soins aux animaux. CDI tps plein. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. OCM12-01

Hte-Savoie . Expl., arbo, maraichage, avec activités de transformation cherche salarié polyvalent pr réaliser les travaux de plantations, aider à la transformation, entretenir le matériel et les installations, assurer les livraisons, l’étiquetage, la vente sur place. Poste à responsabilité, vs encadrerez du personnel. Formation et expérience nécessaires. CDI tps plein. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. OAR10-74.

Loire . Expl. recrute un agent fromager autonome pr assurer la transformation fromagère, le lavage. Vs réaliserez la traite, les soins aux animaux, un week-end sur 4. CDD tps plein. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. OVL39-42

Isère . Gr. de producteurs commercialisant vers la restauration collective recrute. Missions : Organiser et gérer les collectes et les livraisons, assurer la relation avec les producteurs, avec les clients, récupérer et classer les bons de livraison, participer aux réunions d’équipe et à la vie de la structure. CDI tps plein. Contact : 04 76 20 68 08 ou emploi-isere@anefa.org. OMA16-38

Retrouvez ces demandes d’emploi sur www.anefa.org :

Isère . Femme cherche exploitation pour suivre un BTSA production animale par apprentissage. Production recherchée : élevage bovin lait, caprin, ovin, porcin. Contact : 04 76 20 68 08 ou emploi-isere@anefa.org. DVL112-38

Loire . Femme cherche emploi d’agent d’élevage et/ou fromager. Titulaire BTS ACSE. Expérience d’un an à l’étranger. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. DVL101-42

Loire . Homme cherche une exploitation en élevage bovin lait pr réaliser une formation en apprentissage. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org.  DVL94-42

Rhône . Etudiante cherche une exploitation en production végétale pr réaliser une licence professionnelle d’expérimentateur végétal en apprentissage. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. DHO54-69

Rhône . Homme cherche emploi d’agent de cultures légumières. Formation d’ouvrier maraîcher. Contact : 04 75 56 94 06 ou emploi-rhone-alpes@anefa.org. DMA90-69

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Tunnel du chambon: la communauté de communes de l’Oisans se mobilise

Solidarité des élus de la communauté de communes de l’Oisans avec les habitants et les communes des Hautes Alpes victimes de l’accident géologique du CHAMBON

Pour exprimer leur solidarité et débattre des graves problèmes causés par la fermeture de la RD1091, c’est une délégation de 27 élus de l’Oisans emmenés par Christian Pichoud, président de la communauté de communes de l’Oisans, qui a emprunté le spectaculaire GR50 pour rejoindre La Grave.

Sans titreC’est ainsi que 10 maires, 5 vice-présidents de la communauté de communes et 12 conseillers communautaires ou municipaux ont gravit le chemin utilisé courageusement par des travailleurs, des familles pour leur vie quotidienne.

Le constat d’un tel état insupportable pour la population a été réaffirmé et redit.

Une longue réunion de travail a eu lieu avec les élus de la communauté de communes du Briançonnais réunis autour de leur président Alain Fardella avec notamment les maires de Villard d’Arène, de La Grave, Serre Chevalier et Montgenèvre.

La vie sociale bouleversée pour les entrepreneurs, les exploitants agricoles, les acteurs touristiques a été décrite par Roland Jacob, adjoint à La Grave.
Des présentations économiques ont été faites par la chambre de commerce et de l’industrie des Hautes Alpes. Yves Genevois, Président d’Oisans Tourisme a présenté le plan de promotion exceptionnel mis en place pour le territoire en liaison avec Isère Tourisme et Rhône Alpes Tourisme.

Les conseillers communautaires ont convenu unanimement de demander à leurs élus nationaux, départementaux et régionaux une approche globale de l’aménagement de la RD 1091 de Grenoble à Montgenèvre.
Les communautés de communes solliciteront une réunion de tous les partenaires institutionnels dans le cadre d’un comité d’axe associant les deux départements et les deux régions pour conserver la cohérence des aménagements indispensables.

Au titre du développement économique inscrit dans leurs compétences, la communauté de communes du Briançonnais et de l’Oisans demandent à être mieux associées et consultées sur les choix à venir pour leurs territoires.

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Présentation du plan de soutien à l’élevage français

Le plan de soutien à l’élevage français a été présenté mercredi 22 juillet à l’issue du Conseil des ministres.

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Sécheresse : Engagement de la Région aux côtés des éleveurs

Mardi 21 juillet, Jean-Jack QUEYRANNE, Président de la Région Rhône-Alpes, accompagné de Michel
GREGOIRE, Vice-président délégué à l’agriculture et au développement rural, s’est rendu à
Fleurieux-sur-l’Arbresle (Rhône), à l’invitation de la Fédération Régionale des Syndicats d’Exploitants
Agricoles (FRSEA) et des Jeunes Agriculteurs de Rhône-Alpes, pour constater les conséquences de la
sécheresse sur les exploitations agricoles de Rhône-Alpes.

Au contexte de crise que connaît actuellement l’élevage, s’ajoute en Rhône-Alpes un épisode de
sécheresse qui oblige les éleveurs à acheter du fourrage pour alimenter leur cheptel. Cette situation
entraîne des dépenses imprévues qui pèsent sur les trésoreries des exploitations dont certaines sont
déjà fragilisées.

Lors de cette visite, Jean-Jack QUEYRANNE a assuré les éleveurs du soutien de la Région. L’objectif
est d’éviter que les éleveurs décapitalisent leur exploitation en vendant des animaux pour ne pas
avoir à supporter le coût de leur alimentation et d’enrayer ainsi une baisse des cours.

Il s’est ainsi engagé à financer les actions collectives mises en place par les organisations
professionnelles agricoles visant à assurer l’approvisionnement en fourrage. Il a par ailleurs annoncé
le principe d’un dispositif de solidarité vis-à-vis des éleveurs.

Lors du dernier épisode de sécheresse, en 2011, la Région avait soutenu 5 669 éleveurs et
10 initiatives collectives en mobilisant 5M€.

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Le Département prend des mesures concrètes en faveur des agriculteurs isérois

Dans le prolongement des deux rencontres de la semaine dernière avec les agriculteurs de la filière lait, Jean-Pierre BARBIER, président du conseil Départemental a reçu aujourd’hui en présence de Robert DURANTON vice-président du Département à l’agriculture, les représentants de l’ensemble des filières du monde agricole afin d’échanger et définir avec eux les leviers à mobiliser pour améliorer leur situation à court et moyen terme.

A cette occasion, Jean Pierre BARBIER s’est réjoui que le Gouvernement ait enfin entendu la détresse des agriculteurs. Il espère cependant que les mesures proposées permettront d’apporter des solutions immédiates à l’urgence de la situation.

Néanmoins il est plus réservé quant à l’efficacité de ces mesures à long terme et sur la garantie des prix demandés par les agriculteurs. Il n’en reste pas moins qu’en accord avec les professionnels de l’agriculture et leurs représentants le Département apportera son soutien à l’agriculture iséroise dans la limite de ses compétences:

En intervenant auprès de l’Etat :
- Pour demander le gel de l’application de la 5ème directive nitrate
- Pour le versement des aides de la PAC dès 2015 et non en 2016
- Pour une clarification de la position du gouvernement sur l’allègement des normes et des contrôles
- Pour une action gouvernementale auprès de l’Union Européenne

En agissant auprès de la Région Rhône Alpes
- Pour que la Région accélère le déblocage des fonds européens FEADER qui conditionne le versement des aides du Département à l’investissement et aux mesures agro-environnementales et mette en oeuvre le PDR
- Pour qu’elle simplifie les critères d’aide au plus près des réalités du terrain.
- Pour qu’elle rétablisse son aide aux irriguant dans le cadre du PDR

En débloquant un fonds d’aide d’urgence  d’un million d’euros face à la crise :
- Sous forme d’aides directes du Département aux agriculteurs
- En soutien au Sillon dauphinois qui accompagne les agriculteurs en difficulté.

En accompagnant l’agriculture face à ses enjeux de développement
- 1,43 M€ d’aide aux investissements agricoles et agro-alimentaires locaux, pour la modernisation des installations, pour soutenir les jeunes en cours d’installation, pour soutenir les TPE et PME agro-alimentaires implantées localement sous condition de rémunération équitable des producteurs.
- 300 000 € issus de la taxe d’aménagement redirigée au profit de l’agriculture

En mobilisant les services du département
- En incitant les restaurants scolaires à développer l’achat de produits locaux (37 000 repas servis chaque jour dans les 96 collèges isérois)
- En multipliant les actions de promotion des produits isérois.
- En confortant son laboratoire d’analyses vétérinaires (1,6 M€) et proposant un allègement exceptionnel de la facturation aux éleveurs
- En continuant son action en faveur de la modernisation de l’abattoir du Fontanil pour une participation globale de 1,3 M€.

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Apport de trésorerie remboursable

Dans une conjoncture économique difficile pour le secteur agricole, un apport de trésorerie remboursable sera versé à partir du 1er octobre aux agriculteurs ayant demandé des aides de la PAC en 2015.

Pour en bénéficier, chaque agriculteur est invité à renseigner un formulaire mis à disposition dès ce 20 juillet sur Telepac et dans les DDT(M). Ce formulaire devra être transmis sous forme papier à la DDT(M) au plus tard le 20 août.

Les intérêts de l’apport de trésorerie seront intégralement financés par l’Etat ; son coût sera donc nul pour les agriculteurs bénéficiaires. Cette prise en charge constituera une aide dite « de minimis ». L’agriculteur devra indiquer sur le formulaire le bilan des aides « de minimis » déjà demandées ou reçues. La notice accompagnant le formulaire donne toutes les indications nécessaires pour le remplir correctement.

Cet apport versé à partir du 1er octobre permettra d’éviter les difficultés de trésorerie en attendant le versement des aides PAC en décembre, sachant qu’il n’y aura pas cette année de versement d’avances PAC. Le montant total de l’apport de trésorerie représentera environ 3,5 milliards d’euros.

Toutes les informations utiles sont dès à présent disponibles sur www.telepac.agriculture.gouv.fr ou auprès de la DDT(M).

Apport de trésorerie remboursable : les agriculteurs sont invités à déposer une demande avant le 20 août

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Tour: comment se rendre à l’Alpe d’Huez pour assister à l’événement ?

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Questions et réponses sur Xylella fastidiosa

Xylella fastidiosa (Wells et al.) est une bactérie s’attaquant aux végétaux, l’une des plus dangereuses au monde, à l’origine de nombreuses maladies et pouvant avoir une incidence économique gigantesque dans le domaine de l’agriculture. Depuis octobre 2013, une souche de cette bactérie se propage dans la région des Pouilles (Italie); il s’agit jusqu’à présent du premier et de l’unique foyer confirmé dans l’Union européenne (UE), touchant principalement les oliveraies.

Xylella fastidiosa est réglementée dans l’UE en tant qu’organisme de quarantaine conformément à la directive 2000/29/CE du Conseil («directive phytosanitaire») concernant les mesures de protection contre l’introduction dans la Communauté d’organismes nuisibles aux végétaux ou aux produits végétaux et contre leur propagation à l’intérieur de la Communauté. En tant que tel, l’introduction de cet organisme dans tous les États membres et sa propagation au sein de ces derniers est interdite.

La directive phytosanitaire dispose que les États membres ont l’obligation légale de prendre, une fois que la présence de l’organisme est confirmée et indépendamment des symptômes, toutes les mesures nécessaires en vue de l’éradication ou, si celle-ci n’est pas possible, de l’endiguement de cet organisme.

La bactérie vit dans le xylème des végétaux et se propage habituellement par l’intermédiaire des cercopes, des cigales et des cicadelles pisseuses qui se nourrissent de xylème. Le cercope des prés (Philaenus spumarius) est un insecte polyphage très commun qui abonde dans les oliviers; il est connu pour être le vecteur responsable de la transmission de la bactérie dans la région des Pouilles.

Les symptômes associés à la présence de Xylella fastidiosa dans les végétaux varient fortement et peuvent entraîner la mort du végétal en l’espace de quelques années, en fonction de l’espèce végétale hôte, de la sévérité de l’infection et des conditions climatiques.

Sur la base de la littérature scientifique, environ 300 espèces végétales sont sensibles à la bactérie et associées aux quatre sous-espèces de Xylella fastidiosa; toutes ne sont cependant pas sensibles à la maladie.

La souche identifiée dans la région des Pouilles est considérée comme étant une nouvelle variante génétique de Xylella fastidiosa (sous-espèce pauca) pour laquelle l’éventail des végétaux hôtes reste incertain. Elle n’a pas encore été décelée dans les agrumes ou la vigne, bien que des tests de pathogénicité soient toujours en cours.

Toutefois, en raison du grand nombre de végétaux hôtes confirmés (notamment les oliviers et les pruniers) ou potentiels (tels que les agrumes et la vigne) et étant donné l’abondance et l’éparpillement des insectes vecteurs, le risque de propagation de cet organisme nuisible dans d’autres régions d’Italie et le reste de l’UE est très élevé.

Des mesures d’urgence de l’UE sont en place depuis février 2014 pour lutter contre cet organisme. Elles ont été affinées en juillet 2014 et renforcées en mai 2015 afin d’enrayer la propagation de la bactérie dans l’UE.

Questions et réponses

Quelles mesures ont été prises par la Commission afin d’enrayer la propagation de l’organisme nuisible sur le territoire de l’Union?

En raison de l’incertitude élevée relative à l’éventail complet des végétaux hôtes sensibles à la souche décelée dans la région des Pouilles (11 espèces et 2 genres actuellement réglementés), les mesures d’urgence de l’UE prévoient des exigences strictes concernant les mouvements des végétaux à l’intérieur et à l’extérieur de la zone touchée pour une longue liste de végétaux spécifiés, composée de 160 espèces et de 27 genres de végétaux destinés à la plantation, à l’exception des semences, y compris la vigne et les agrumes.

L’ensemble de la province de Lecce, déclarée zone infectée, est soumise à des mesures d’enrayement et est entourée d’une large zone tampon de 20 km qui est indemne de la bactérie. Une zone de surveillance renforcée doit être établie autour de la zone délimitée de Lecce afin de garantir une détection précoce de nouveaux foyers. Une zone délimitée spécifique (zone infectée et zone tampon) a également été créée autour du nouveau foyer d’Oria, dans la province de Brindisi, où s’appliquent des mesures d’éradication strictes.

-  Les foyers détectés en dehors de la province de Lecce (par exemple dans la ville d’Oria, dans la province de Brindisi) font l’objet de mesures d’éradication très strictes, qui incluent une coupe rase de tous les végétaux hôtes (11 espèces et 2 genres), indépendamment de leur statut sanitaire, dans un rayon de 100 m autour des végétaux infectés.

-  Les foyers dans la province de Lecce sont soumis à des mesures d’enrayement qui prévoient l’enlèvement de tous les végétaux infectés (pas de coupe rase) dans un rayon de 20 km, dans la partie nord de la province, adjacente aux provinces voisines de Brindisi et Tarante, ainsi qu’à proximité des sites de culture autorisés (tels que les pépinières, les jardineries) et des sites présentant des valeurs culturelles, scientifiques et sociales.

-  Les mouvements en dehors des zones délimitées des espèces végétales spécifiées ne sont autorisés que si ces végétaux sont cultivés dans des sites autorisés et dans des conditions protégées et s’ils sont correctement échantillonnés et analysés avant le mouvement; ils doivent en outre faire l’objet d’une notification à l’autorité nationale compétente de destination et satisfaire à des exigences en matière de traçabilité.

Ces mesures auront une incidence considérable dans la province de Lecce et les provinces voisines de Brindisi et Tarante en raison de l’importance économique et culturelle de la production d’olives dans la zone touchée. La zone faisant l’objet de mesures d’urgence de l’UE a une superficie de 570 200 hectares. La province de Lecce, avec ses 350 000 hectares, compte environ 12 580 000 oliviers, dont 2 900 000 sont âgés de plus de 100 ans. Toutefois, étant donné que la grande majorité de ces végétaux sont actuellement encore épargnés par la maladie, il est nécessaire d’entreprendre tout ce qui est possible pour empêcher leur infection.

Comment la Commission compte-t-elle empêcher l’introduction de Xylella fastidiosa en provenance de pays tiers?

Les règles d’importation actuelles ont été renforcées et les importations des végétaux spécifiés (160 espèces et 27 genres) en provenance de pays tiers où la bactérie a été décelée ne sont possibles que si ces végétaux sont cultivés dans des conditions protégées et seulement s’ils font l’objet d’une inspection, d’un échantillonnage et d’une analyse prouvant l’absence de la bactérie avant leur exportation et lors de leur entrée dans l’UE. Les conditions de mouvement au sein de l’UE pour ces végétaux importés sont appliquées de manière stricte.

L’importation à partir de pays ou de zones indemnes de l’organisme nuisible n’est possible que si le statut sanitaire de ces zones a été au préalable notifié officiellement à la Commission. Les importations de végétaux du genre Coffea destinés à la plantation en provenance du Honduras ou du Costa Rica sont interdites.

Les agriculteurs touchés par Xylella fastidiosa peuvent-ils bénéficier d’aides financières?

Un cofinancement de l’Union européenne au titre de la protection de la santé végétale peut être accordé pour la mise en œuvre de programmes de surveillance et de campagnes d’éradication/d’enrayement conformément aurèglement (UE) nº 652/2014. En vertu du même cadre juridique, la contribution financière de l’UE aux coûts d’indemnisation des propriétaires dont des végétaux ont été détruits ne sera possible qu’à partir de 2017. Un soutien financier supplémentaire est actuellement examiné dans le cadre de la politique agricole commune de l’UE.

En outre, un appel spécifique concernant la recherche sur Xylella fastidiosa est prévu dans le cadre du prochain programme de travail 2016/2017 du programme Horizon 2020; il a pour but de promouvoir un ensemble complet d’actions destinées à améliorer les connaissances relatives à la bactérie et à élaborer des solutions de prévention et de contrôle, ainsi que des outils d’évaluation des risques et des politiques relatives à la santé des végétaux.

Pourrait-il y avoir d’autres causes de dégénérescence des oliviers? Selon certains articles scientifiques, les végétaux seraient affaiblis par des champignons avant d’être attaqués par Xylella fastidiosa et il existerait des traitements spécifiques.

La Commission a examiné toutes les informations disponibles lors de la révision des mesures d’urgence de l’UE. Tous les documents pertinents ont été transmis à l’EFSA à des fins d’évaluation scientifique.

Le 17 avril 2015, l’EFSA a publié une déclaration indiquant qu’il n’existe actuellement aucune preuve scientifique permettant d’étayer l’hypothèse selon laquelle des champignons, plutôt que la bactérie Xylella fastidiosa, seraient la cause principale de la dégénérescence des oliviers observée dans la région des Pouilles, dans le sud de l’Italie.

En outre, il n’existe aucune publication prouvant qu’un traitement de maladie fongique réduirait l’établissement, la propagation et l’incidence de Xylella fastidiosa, bien qu’une conduite correcte des vergers soit généralement bénéfique pour la santé des végétaux.

Déjà dans l’avis scientifique de janvier 2015, l’EFSA concluait que les oliviers symptomatiques étaient généralement touchés par un ensemble complexe d’organismes nuisibles et d’agents pathogènes, dont notamment Xylella fastidiosa, plusieurs champignons et Zeuzera pyrina.Toutefois, bien que le rôle spécifique joué par Xylella fastidiosa dans la dégénérescence rapide des oliviers ne soit pas encore totalement compris, la bactérie a été décelée chez de jeunes végétaux présentant des signes de dépérissement alors qu’aucun autre agent pathogène n’avait été détecté.

Comment lutter contre Xylella fastidiosa?

Selon les experts en matière de santé des végétaux de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), il n’existe actuellement aucune méthode de contrôle disponible permettant de soigner les végétaux infectés dans les plantations. Des changements dans les systèmes de culture pourraient avoir une certaine incidence sur la maladie (par exemple dans les domaines de l’élagage, de la fertilisation et de l’irrigation), mais cela ne suffira pas pour guérir les végétaux.

Dans la région des Pouilles, une taille sévère des oliviers infectés a entraîné le développement de nouvelles pousses à partir de la base de l’arbre mais, jusqu’à présent, il n’a pas été démontré que cela permettait de soigner les végétaux et d’empêcher leur mort.

La stratégie de contrôle doit se concentrer sur l’insecte vecteur et sur l’enlèvement des végétaux infectés qui, s’ils restent dans la plantation, peuvent constituer un réservoir d’inoculum bactérien.

Pour ce qui est du contrôle de la population de vecteurs, des traitements phytosanitaires appropriés sont nécessaires, tels que l’enlèvement des mauvaises herbes qui sont indispensables à la réalisation du cycle de vie de l’insecte, mais aussi l’utilisation ciblée de produits phytosanitaires, notamment avant l’enlèvement des végétaux infectés. De tels traitements doivent être associés à des pratiques agricoles adaptées.

Il est important de noter que les hôtes asymptomatiques, les infections asymptomatiques ou les infections peu sévères peuvent ne pas être pris en compte dans les enquêtes basées uniquement sur l’inspection visuelle et même dans celles basées sur des tests de laboratoire en raison du stade précoce des infections ou de la répartition hétérogène de la bactérie dans le végétal.

Il s’agit là de la justification principale de la mise en œuvre de mesures d’éradication strictes (telles que la coupe rase de tous les végétaux hôtes autour des végétaux infectés) pour les foyers détectés en dehors de la province de Lecce.

Que puis-je faire en tant que citoyen pour prévenir la propagation dans l’UE de Xylella fastidiosa?

Les autorités nationales compétentes devraient être immédiatement informées de tout cas suspect de Xylella fastidiosa afin que les mesures nécessaires puissent être prises.

Il est important que les mouvements, à l’intérieur et à l’extérieur des zones délimitées dans la région des Pouilles, des végétaux spécifiés originaires de cette région soient limités aux végétaux cultivés dans une pépinière autorisée et accompagnés d’un passeport phytosanitaire.

Enfin, il est déconseillé de rapporter une plante quelconque à la suite d’un voyage effectué dans un pays tiers, à moins que cette plante ne soit accompagnée d’un certificat phytosanitaire.

Pour en savoir plus sur le foyer de Xylella fastidiosa, consultez la page web suivante où vous trouverez une carte et une chronologie relatives aux mesures d’urgence:http://ec.europa.eu/food/plant/plant_health_biosecurity/legislation/emergency_measures/xylella-fastidiosa/index_en.htm

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Crise des filières d’élevage: mesures de soutien aux exploitations en difficulté

Stéphane Le Foll, ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du gouvernement, a tenu vendredi 17 juillet 2015 un point presse à propos de la crise des filières d’élevage.

A cette occasion, le ministre a annoncé que 23 millions d’euros d’allègement de charges et de report ou effacement de cotisations MSA ont déjà été mis en œuvre à travers les cellules d’urgences départementales.

Au-delà de cette somme et avec l’accord du Premier ministre Manuel Valls, avec lequel Stéphane le Foll s’est entretenu ce matin, d’autres mesures seront mises en place pour répondre aux besoins de chaque filière, dans les départements concernés. On estime aujourd’hui que 10% des exploitations agricoles pratiquant l’élevage connaissent des difficultés, à des degrés divers.

Le médiateur des relations commerciales agricoles, saisi le 1er juillet pour estimer la mobilisation au niveau des transformateurs et des distributeurs afin d’agir sur les prix, rendra ses conclusions mercredi 22 juillet prochain.

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