Archive | foires/salons

Beaucroissant:un espace couvert pour accueillir les charolais?

Comme on l’a vu, l’assemblée générale de Charolais Sud-Est qui s’est tenue à Virieu a fait la part belle à l’activité 2009 et à celle à venir en 2010. Cependant un débat s’est instauré à propos du concours régional charolais.

Chacun a pu constater que les frais d’organisation de ce concours sont énormes.

Le président Maurice Perron: » les charges les plus lourdes concernent la location de chapiteaux. Pourra t-on limiter cette dépense à l’avenir? Cela passe par la construction d’une ère couverte. »

Débat qui revient de façon cyclique mais il semble que le dossier ait avancé. Toujours Maurice Perron: » Une réunion collégiale a eu lieu fin janvier avec le maire de Beaucroissant, la chambre d’agriculture de l’Isère et Charolais Sud-Est. Il nous a été dit que  la mairie menait les négociations pour acheter les terrains qui appartiennent à un privé. Le propriétaire ne serait pas hostile à les céder.

chapiteau

Les chapiteaux: des frais et du travail qui pourraient s’atténuer grâce à la construction d’un espace couvert en dur.

Ensuite il faudra bien monter le dossier financier concernant la construction d’un espace d’environ 3000 m2. Il a déjà été décidé que l’ère couverte ne concernerait que l’accueil des animaux à travers un pôle professionnel étoffé. La restauration se faisant toujours sous chapiteau. »

Une prochaine réunion est fixée fin mars. Maurice Perron se montre confiant » à condition que la volonté politique suive. »

Il a été également précisé que cet espace pourrait servir à d’autres manifestations, initiatives: concours départemental d’élevage, marché des produits fermiers….

Affaire à suivre!

Rappelons que le concours régional charolais se déroule dans le cadre de la foire de Beaucroissant. Il aura lieu cette année entre le 10 et le 14 septembre.

Catégorie foire de Beaucroissant, élevageCommentaire (0)

A partir de 2011, la foire de Beaucroissant stabilisée à 3 jours!

La plus ancienne foire de France, la foire de septembre de Beaucroissant avait la particularité, suivant l’année, de durer entre 3 et 5 jours.

La règle était simple: il fallait que le 14 soit le jour du bétail, qu’il y ait un week-end et qu’elle dure au minimum 3 jours. Quand le 14 tombait un mardi ou un jeudi, la foire durait 4 jours, quand il tombait un mercredi, on partait pour 5 jours!

Cette tradition s’est perpétuée pendant plus de 790 ans!

Depuis plusieurs années, la mairie, organisatrice de l’évènement s’interroge sur la poursuite ou pas de cette cadence. Aidée en cela par de nombreux acteurs, exposants, elle a réfléchi à ce problème, beaucoup questionné, organisé un sondage. Il en est ressorti que cette mouvance n’était plus adaptée à la vie moderne, aux impératifs d’organisation, économiques, de timing….

Le conseil municipal a donc pris la décision de bloquer la foire à trois jours, quelque soit les années: les vendredi, samedi et dimanche les plus proches du 14. Le jour dit agricole, du bétail, d’inauguration étant fixé au vendredi. Ceci à partir de 2011. Ce qui veut dire que cette année, et pour la dernière fois la foire durera 4 jours les: 11-12-13-14. Le jour du bétail étant fixé au mardi 14.

Pierre Fouque, maire: « Certes, cela va perturber l’espace de quelques éditions quelques visiteurs, les plus anciens en particulier mais ce changement de rythme était indispensable pour assurer l’avenir de notre foire, pour la redynamiser… »

Toujours à propos de la foire de septembre:  « Il y a eu un couac l’année dernière à propos des trains  s »arrêtant ou pas à Beaucroissant les jours de foire. La volonté du Conseil régional est claire: certains trains, en provenance de Lyon ou de Grenoble doivent desservir « La Beaucroissant ». Nous allons même améliorer ce service », nous a précisé le responsable transports du Conseil général.

Un dernier mot sur la prochaine édition de la foire d’avril. Elle aura lieu les 23 et 24.

Selon Patrick Bouchet, régisseur:  « On affichera complet. Cette année vue la crise et les conditions météo de cet hiver, on a une forte demande et près de 400 d’entre elles ne pourront pas être satisfaites. »

Catégorie A la une, foire de BeaucroissantCommentaire (0)

L’Isère honore les médaillés du Salon de l’agriculture

Le président André Vallini remarquait, en aparté, que l’agriculture iséroise glanait davantage de trophées que le ski. En bref, Paris mieux que Vancouver. C’est un fait. Mais Didier Rambaud , conseiller général aux Sports, sans le contredire, lui glissa sans doute qu’ une cérémonie comparable à celle-ci s’imposait pour deux athlètes: Marie Dorin, citoyenne de Laval,  formée au lycée sport-études de Villard-de-Lans, médaillée de bronze en biathlon aux JO de Vancouver et Marion Josserand, née à Saint-Martin-d’Hères, licenciée à Chamrousse, médaille de bronze en ski cross.

Ces deux jeunes filles devraient donc prochainement passer elles aussi par la salle Berlioz.

Mais revenons à l’agriculture. La moisson de médailles réalisée par les Isérois au concours général du SIA 2010 est  de qualité : on y trouve de l’or, de l’argent et du bronze.

Pour fêter dignement ces agriculteurs qui font honneur au département de l’Isère, le président du CG38 était entouré de Christian Nucci,  Charles Galvin,  Bernard Cottaz et de nombreux conseillers généraux parmi lesquels Didier Rambaud, Serge Revel, Daniel Vitte, Bernard Perazio. Eliane Giraud, vice-présidente du Conseil régional à l’Agriculture avait également tenu à participer à l’événement.

SIA

La famille Convert, de l'Albenc, parmi les producteurs honorés ce matin par André Vallini et Christian Nucci.

Les médaillés ont reçu des mains du président Vallini, en plus de ses chaleureuses félicitations, la médaille d’honneur du département, un ouvrage intitulé « Portraits de l’Isère » et une clé USB.

Christian Nucci avait auparavant  rappelé avec les mots qu’il faut les qualités de chacun des récipiendaires, avec, peut-être, une note sentimentale particulière pour les représentants de la distillerie Moyroud , sise à Beaurepaire, ville pour laquelle il manifeste un penchant certain et qui le lui rend bien d’ailleurs.

Pour la petite histoire, le  vice-président du CG38 à l’Agriculture a rappelé que lorsqu’il occupait les fonctions de ministre de la Coopération et du Développement (1982-1986), le présent qu’il avait remis au représentant de la Nouvelle-Calédonie n’était autre que la précieuse eau de vie de poire de la Maison Moyroud de Beaurepaire, assurant ainsi la notoriété de ce produit dans ce lointain territoire d’outre-mer. Le ministre savait aussi se faire l’ ambassadeur des produits du terroir isérois.

Parmi les médaillés, un habitué des podiums en la personne de Bernard Convert dont l’huile de noix a une notoriété qui a elle aussi traversé le Pacifique. André Vallini, premier défenseur de la Noix de Grenoble, qui connaît bien ce producteur de l’Albenc parle de lui comme d’ « un alchimiste toujours en quête de nouvelles saveurs, de nouveaux parfums ». Un talent reconnu, donc, qui lui vaut régulièrement, depuis des lustres,  des trophées dans les concours agricoles.

Et puis il y a aussi les éleveurs de Gillonay, Colombe et Saint-Georges d’Espéranche dont le travail a été distingué dans le concours de Montbéliardes.

Ci-joint le palmarès complet des Isérois récompensés :

-       L’ Etoile du Vercors (Saint-Christophe-sur-Guiers) : médaille d’argent pour son saint-Félicien. Représentée par Nicolas Guize et Pierre Jacquet.

-       La SARL Fruitière de Domessin (Panissage) réalise un triplé : médaille de bronze pour sa tommette 25% MG, médaille d’or pour son fromage à raclette ronde, médaille de bronze pour son fromage au poivre à pâte pressée demi-cuite. Représentée par Dominique Girard et José Del Omo.

-       Le GAEC de Riquetière Convert père & fils (L’Albenc) : médaille d’argent pour son huile de noix vierge destinée à l’alimentation humaine. Une entreprise familiale représentée par Bernard, Gilles, Bruno, Luc Convert.

-       La distillerie de Pied Menu F.Moyroud (Beaurepaire) : médaille d’argent pour son eau de vie de poire. Représentée par Raoul Simon et Pierrick Vendé.

-       L’EARL de Ternan (Gillonay) : 1er prix section 2e lactation – Vache Montbéliarde. Une affaire de famille, là aussi : Noël, Jean-Michel et Guillaume Baron étaient présents.

-       Le GAEC de la Raffinière (Colombe) : 2e prix section 3e lactation- Vache Montbéliarde- Représenté par Guy et Guillaume Robert-Michon.

-       Le GAEC des Terreaux (Saint-Georges-d’Espéranche) : 5e prix section 1ère lactation –Vache Montbéliarde.

Catégorie SIA 2010, agriculture, terroirs/gastronomieCommentaire (0)

La noix de Grenoble en vedette à la Capitale

noix de Gre SIA

La noix de Grenoble était en bonne place sur le stand de l’Isère au SIA qui s’est achevé dimanche. L’opération Capitale s’est bien déroulée. Pour le plus grand plaisir du CING (Comité interprofessionnel de la noix de Grenoble). L’objectif fédérateur de cette structure, solidement présidée par Yves Borel,  est de différencier clairement l’AOC pour accroître la valorisation de la Noix de Grenoble et conforter l’ensemble des opérateurs de la filière, nuciculteurs et metteurs en marché. Le SIA était l’occasion de mettre la noix sous les projecteurs. Ce qui fut fait.

aocUne étude IPSOS menée en avril-mai 2009 (voir notre article sur ce sujet) pour le compte du CING a conforté la volonté de l’interprofession de renforcer la promotion de ce produit-phare du Dauphiné : selon cette étude, la noix de Grenoble est jugée par les consommateurs français plus qualitative et raffinée que la noix en général ; elle est jugée meilleure par l’ensemble de la population, pour sa texture (64%), pour son goût (75%), et globalement (76%).

L’étude mentionne par ailleurs que si les connaisseurs n’en consomment pas, c’est avant tout parce qu’ils n’en trouvent pas (44%). Il y a donc encore des efforts à faire sur le plan de la distribution.

La filière noix de Grenoble qui regroupe les forces vives de l’AOC à savoir des opérateurs, producteurs, producteurs-expéditeurs et metteurs en marché,  résiste mieux que d’autres à la crise qui frappe les productions agricoles.

Son poids économique est le suivant: au 30 octobre 2009, on recensait :

- 1130 producteurs dont 75 producteurs-expéditeurs,

- 18 entreprises de commercialisation dont 2 coopératives

79% des producteurs sont en Isère, 20% dans la Drôme, 1 en Savoie. On dénombre 6 Organisations de Producteurs (OP)

6936 hectares sont recensés en AOC dont 82 % sont en Isère, 17 % dans la Drôme, 1 % en Savoie.

Catégorie SIA 2010, nuciculture, terroirs/gastronomieCommentaire (0)

Salon européen du bois: l’Isère sur le pont

salonboisCréabois Isère, le CAUE de l’Isère, la fédération compagnonique des métiers du bâtiment et l’ensemble des partenaires économiques départementaux de la forêt et du bois seront au Salon européen du bois du 25 mars au 28 mars à Alpexpo.

Un espace « Isère » de plus de 1500m2, conçu et animé par les professionnels, présentera les différentes formes d’utilisation moderne du bois de nos forêts.

Les expositions :

« Au fil du bois 2 : Objectif passif ! »
Exposition dressant un état des lieux régional des constructions passives, présentant de nombreuses réalisations innovantes retenues pour leurs performances énergétiques et architecturales à travers une approche descriptive et technique, mais aussi sensible, en mettant en évidence le point de vue des habitants. Elle permettra de répondre aux nombreuses questions que vous vous posez sur la réalisation de maisons passives.

« Au fil du bois 3 : vêtures et bardages »
Mise en œuvre et utilisation illustrées à travers des échantillons de bardage bois. L’isolation par l’extérieur des bâtiments existants chaque fois que cela est possible constitue l’enjeu central des économies d’énergie dans la construction pour les prochaines années. Le bois en structure et bardage apporte une réponse durable qui n’a pas fini de nous émerveiller…

« Parcours Bois, de l’arbre au système constructif »
Illustration du cheminement de la matière bois, depuis son stade le plus brut, l’arbre (présentation et utilisation des essences), jusqu’aux niveaux les plus élaborés des utilisations constructives économes en énergie, tant en rénovation qu’en construction neuve,

« Module d’étanchéité à l’air »
Construit avec La Passion du Bois et la Fédération compagnonnique, démonstration in situ de test d’étanchéité et de leur apport dans la qualité finale de la construction.

Le Pôle des professionnels de l’Isère où les hommes de l’art (forestiers, artisans-architectes) mettront leurs connaissances au service du public,

Un Espace « territorial », avec cette année pour la première fois, la présence du Parc naturel du Vercors aux côtés de celui de Chartreuse, pour affirmer le bois local comme moteur du développement économique du territoire et valeur environnementale d’avenir. Nous découvrirons également la marque de bois de chauffage local « Bois d’ici » issu des forêts de l’Y grenoblois et porté par l’ADAYG.

Des conférences pour grand public, professionnels et élus, pour débattre des grands sujets d’actualité :
« Surélévation d’immeubles, du bois pour financer les travaux d’isolation et densifier la ville », « Des élus pour le bois, la Charte Bois des collectivités et ses outils », « Forêt et filière bois : un atout pour Rhône-Alpes », sans oublier d’autres thématiques incontournables telles que l’ « Energie grise », « La rénovation »…

L’Espace Isère sera par ailleurs le théâtre d’animations permanentes : visites guidées des expositions, tables-rondes impromptues, breaks musicaux, etc…

Créabois Isère et le CAUE sont partenaires de la Biennale de l’Habitat durable et proposeront également des visites de constructions passives dans l’agglomération grenobloise.
…………………………………………………………………………………………………………………..
Renseignements : Créabois Isère – P.Lambouroud, M. Adam Tél : 04.76.46.51.44
CAUE – S.Gros, W. Lorenzet Tél : 04.76.00.02.21

Catégorie - filière bois, foires/salonsCommentaire (0)

La plus grande ferme de France a déménagé

Un salon plus fatiguant que l'on croit pour tout le monde...

Un salon plus fatiguant que l'on croit pour tout le monde...

Environ 650 000 visiteurs (chiffre en baisse par rapport à l’année précédente) se sont rendus au salon international de l’agriculture du 27 février au 7 mars. Cette 47e édition était placée sous le signe de la recherche et de l’innovation.

Le SIA, tout en ayant une dimension internationale, est toujours le cadre d’un panorama complet de l’agriculture française, de ses régions, de ses terroirs , de ses productions, qui font l’identité du territoire.

SIAbilan1

Le Vercors bien représenté avec, notamment, le bleu du Vercors Sassenage

La plus grande ferme de France est une destination appréciée par tous, petits et grands, et quasi obligatoire pour les élus de notre pays, au contact avec les femmes et les hommes qui cultivent la terre de France et alimentent la population.

Rappelons que la production agricole française, avec une valeur de 69 milliards € en 2008 est la première d’Europe. Elle contribue pour un peu plus de 18% à la production de l’UE27, suivie par l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne.

Le président de la République, Nicolas Sarkozy , lors de la table ronde sur l’agriculture qui s’est tenue le 6 mars dans le cadre du SIA, a notamment souhaité que soient revues, pour l’agriculture,  les mesures environnementales décidées dans le cadre du Grenelle de l’Environnement . Ci-joint un extrait de son discours abordant cette question, souvent soulevée par les agriculteurs :

« Je voudrais d’ailleurs, au point où j’en suis, dire un mot de toutes ces questions d’environnement. Parce que là aussi, cela commence à bien faire. Je crois à une agriculture durable, j’y crois. Je ne renoncerai pas à l’ambition de mettre la France au premier plan des pays qui construiront une économie durable et une agriculture durable. D’ailleurs, les agriculteurs seraient les premières victimes des pesticides, puisque, par parenthèse, c’est vous qui vivez les premiers sur vos territoires.

Mais, il faut que nous changions notre méthode de mise en œuvre des mesures environnementales en agriculture. Il faut que cela change. Bruno Le Maire et Jean Louis Borloo, dès la semaine prochaine, vont tenir un premier groupe de travail autour d’une nouvelle méthode d’analyse des mesures environnementales en agriculture.

Je voudrais l’articuler, cette nouvelle méthode, autour de trois axes : une analyse comparée avec ce qui se fait chez nos partenaires européens, moi, je suis désolé, je n’accepte plus les distorsions de concurrence à l’intérieur de l’Europe où nos agriculteurs, on leur empoisonne la vie tous les jours et les autres, on ne leur demande rien. Je ne veux pas critiquer, mais regardons ce qui se passe en Allemagne.

Sur les normes environnementales, je souhaite qu’on montre l’exemple, mais qu’on avance en regardant ce que font les autres, parce que sinon il n’y aura plus d’éleveurs de porcs bientôt chez nous.

Deuxièmement, une étude d’impact économique et social de cette mesure sur les filières françaises, et un chiffrage du bénéfice attendu pour la société dans son ensemble.

Au fond, le maître mot c’est le pragmatisme. C’est cela le maître mot en la matière. Je prends un exemple, on veut qu’il y ait moins de rejets de CO2 donc il faut protéger la forêt. Mais, enfin, nos prairies herbagères sont des réserves de stockage de CO2.

Donc, je ne veux pas qu’on entende parler de la suppression de la prime à l’herbe, puisque la prime à l’herbe est un élément de la lutte contre le CO2 ».

Catégorie SIA 2010, agricultureCommentaire (0)

Concours général agricole: trois médailles pour l’Isère

concours agricoleDepuis sa création en 1870, chaque année dans le cadre du Salon International de l’Agriculture, le Concours Général Agricole a pour ambition de sélectionner et de primer les meilleurs produits du terroir français et les meilleurs animaux reproducteurs.

Parce qu’il est organisé sous le contrôle de l’Etat et obéit à un processus rigoureux de présélections et de sélections, le Concours Général Agricole est reconnu pour son impartialité et la valeur des résultats.

Trois producteurs de l’Isère ont été distingués au concours général 2010, obtenant chacun une médaille d’argent. Il s’agit de :

-La distillerie F.Moyroud à Beaurepaire (38270) – eaux de vie de poire.

- L’Etoile du Vercors à Saint-Just-de-Claix (38 680) – fromages au lait de vache à pâte molle et à croûte fleurie à caractère lactique.

-Le GAEC Convert Père & Fils à L’Albenc (38470) – huile de noix vierge destinée à l’alimentation humaine.

Catégorie SIA 2010, terroirs/gastronomieCommentaire (0)

William Villeneuve en appelle au dialogue ville-campagne

William Villeneuve et Pascal Perri

William Villeneuve et Pascal Perri

William Villeneuve est un Gersois solide qui sait prendre le taureau par les cornes quand la situation l’exige. Il le fait, en tant qu’agriculteur et  président des JA, dans un livre intitulé « Le bonheur est dans les champs » (1),  réalisé à partir d’entretiens avec Pascal Perri, professeur d’économie.

Un ouvrage qu’il a présenté mercredi sur le stand des JA au Salon de l’Agriculture. Sillon38 y était.

« C’est un livre qui a l’ambition d’expliquer l’agriculture et l’alimentation au plus grand nombre, annonce t-il d’emblée. Un état des lieux qui s’adresse à tous les citoyens : ils peuvent faire changer le cours des choses, j’en suis persuadé ».

Ce message, William Villeneuve le dit haut et fort dans ce livre :

« C’est dans les villes que les problèmes de la malbouffe se posent tous les jours. J’ai tendance à penser que les consommateurs vont exiger des progrès et imposer un nouveau rapport à l’alimentation. Nous, paysans, je le dis clairement, nous comptons sur les Français des villes pour nous entendre. Nos intérêts sont liés : nous voulons gagner notre vie grâce à notre production et eux veulent consommer des produits de qualité. Tous les paysans de France doivent comprendre que l’enjeu du dialogue avec les citadins dépasse le cadre de la simple communication. C’est sur ce terrain que se jouera le maintien de l’agriculture à la française, qualitative, durable, respectueuse de l’environnement et des hommes ».

Mais pour le président des JA, il faut aller plus loin que les AMAP, quel que soit leur succès :

« Aujourd’hui, 85% des produits agricoles sont vendus par la grande distribution, dans les hypers. Le réseau des AMAP ne concerne approximativement que 200 000 consommateurs, soit l’équivalent d’une ville comme Clermont-Ferrand. C’est un marché de niche. On ne nourrira pas les citadins français avec les seules AMAP. Je ne juge pas le phénomène. Il doit nous servir de piste de réflexion sur le fait de remettre un producteur derrière chaque produit alimentaire plutôt qu’une marque ».

Ce dialogue consommateurs/producteurs, le succès qu’il connaît, n’est-ce pas aussi le signe d’un manque, d’une défaillance d’organisation de la part des producteurs eux-mêmes ?

« Je suis le premier à reconnaître que le monde agricole n’a pas su à temps s’occuper de  la commercialisation, de la valorisation de ses produits. Au début, les outils du mutualisme agricole auraient pu investir dans des magasins de produits agricoles. Ca aurait pu s’appeler « Pleins champs ». On aurait alors parlé d’enseigne des agriculteurs. On ne reviendra pas en arrière ».

Il y a de quoi s’inquiéter pour l’agriculture et vous l’écrivez. L’après-PAC arrive , la logique de la déréglementation et de la compétitivité devient la règle. Vous dites redouter plus que tout une agriculture sans paysans :

« Le risque d’une alimentation délocalisée et d’une agriculture sans paysans existe. Chez moi, dans le Gers, la population est agricole à 30% et 15% du revenu agricole est lié au tourisme. Si on continue à ce rythme en matière de déréglementation, les paysans comme moi n’auront plus de place sur le marché où seule la compétitivité compte ».

Et malgré tout, le bonheur est dans les champs ?

« Je suis heureux d’être au contact du vivant, animal ou végétal. Je ne changerais pour rien au monde. Mais je veux simplement gagner ma vie avec mon boulot, qui consiste à nourrir mes semblables ! L’alimentation, c’est notre carburant. On ne peut pas la traiter comme d’autres biens de consommation. La tradition de production en France privilégie le travail bien fait et des produits de qualité. Ces derniers ont un prix. Ce prix rémunère notre travail et garantit la traçabilité et l’authenticité. Les intérêts des paysans et ceux des consommateurs se rejoignent. Nous devons donc reprendre le dialogue, ensemble ».

Whos’who William Villeneuve

35 ans, agriculteur dans le Gers

BTS production animale

polyculture : céréales, bovins, vin (Côte de Saint Mont)

revenu : 1000 €/mois

prend deux semaines de vacances : une en été, une en hiver

……………………………………………

(1) Editions Florent Massot , Paris, 2010. Cet ouvrage devrait prochainement voir le jour en e-book, pour un prix symbolique. « L’objectif étant de toucher un maximum de lecteurs, pas de faire du chiffre », soulignent les auteurs.

Catégorie SIA 2010, agriculture, vie syndicaleCommentaire (1)

Lancement d’un concours des prairies fleuries

Le ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche et Chantal Jouanno, Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, ont lancé, mercredi 3 mars, le premier Concours agricole national des prairies fleuries, au Salon International de l’Agriculture.
Dans le cadre de l’ « Année internationale de la biodiversité » en 2010, les Parcs naturels régionaux et les Parcs nationaux de France organisent avec les Chambres d’agriculture, les syndicats d’AOC fromagères, les syndicats d’apiculture, et des associations de gestion et de protection de la nature cette première édition. Le concours mobilise 18 territoires de Parcs dans toute la France et près de 300 exploitations agricoles :

13 Parcs naturels régionaux : Ballons des Vosges, Brenne, Camargue, Chartreuse, Haut-Jura, Lorraine, Massif des Bauges, Morvan, Pilat, Pyrénées Catalanes, Vercors, Volcans d’Auvergne, Vosges du Nord
5 Parcs nationaux : Cévennes, Ecrins, Mercantour, Pyrénées, Vanoise

A la différence des jachères fleuries, qui sont semées sur des terres non exploitées, les prairies fleuries sont des herbages naturellement riches en espèces destinés à la production de fourrage. Le concours récompense au niveau local et national les exploitations agricoles dont les prairies présentent le meilleur équilibre entre valeur agricole et valeur écologique.

Un jury sélectionnera localement, entre mai et juillet, deux exploitations pouvant concourir au niveau national. Le jury national constitué d’experts désignera les lauréats sur des critères d’agronomie, de qualité fourragère, de botanique, de phytosociologie, d’apiculture, d’entomologie et de faune sauvage.

Catégorie SIA 2010, parcsCommentaire (0)

Biocore: transformer la biomasse en biocarburants

INRA au SIAGuy Riba, vice-président de l’INRA, Michael O’Donohue, directeur de recherche à l’INRA et coordinateur du projet BIOCORE, Bruno Schmitz et Philippe Schild, de la direction générale de la Recherche (Commission européenne) et Andreas Redl, directeur de la société Syral ont annoncé aujourd’hui au Salon de l’agriculture le lancement du projet européen BIOCORE qui vise à transformer la biomasse en biocarburants de deuxième génération et en divers produits industriels.

Aujourd’hui, les menaces du changement climatique et de la dépendance excessive à l’égard du pétrole obligent l’Europe à diversifier ses ressources énergétiques et en carbone renouvelable.

A ce titre, la biomasse est unique, car c’est la seule ressource naturelle qui peut répondre à la fois aux deux besoins, en fournissant la matière nécessaire à la production de biocarburants de 2ème génération (1) et aussi de molécules de synthèse, de polymères et de matériaux.

Le projet européen BIOCORE (BIOCOmmodity REfinery), coordonné par l’INRA, vise à concevoir et à analyser la faisabilité industrielle d’une bioraffinerie permettant de convertir les résidus agricoles et forestiers en biocarburants de 2ème génération, en molécules chimiques et en polymères plastiques biodégradables. BIOCORE couvrira ainsi une palette de polymères qui représentent plus de 70% du marché mondial de ces produits utilisés dans l’industrie textile, l’emballage, la construction, les peintures, etc.

BIOCORE rassemblera pendant 4 ans 23 partenaires européens et 1 partenaire indien : dix entreprises dont cinq PME, une ONG et 13 universités ou organismes de recherche publics spécialisés. Le projet, dont le budget total s’élève à 20,3 millions d’euros, recevra un financement de l’Union Européenne de 13,9 millions d’euros dans le cadre du 7ème Programme-cadre de Recherche et développement (PCRD).
……………………………………………………………………………………….

(1) Pour la fabrication de biocarburants de la deuxième génération, on utilise des sous-produits et déchets agricoles ou encore des plantes qui ne servent pas à l’alimentation humaine.

Catégorie SIA 2010, recherche scientifique, énergiesCommentaire (0)

Catégories

Archives

Agenda

mars 2010
L Ma Me J V S D
« fév    
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
293031  

A propos

Sillon38.com est un journal qui se veut interactif, agricole et rural. C’est le premier du genre. Sur le fond, il reprend à son compte le principe, déjà utilisé par des confrères parisiens, du journal à trois voix: des journalistes, des experts (ou, si l’on péfère des hommes et femmes de l’art), des internautes.
Nous contacter

 

La météo par Sillon38 et Météo Alpes!

  • Ciel clair
  • Température: 2°C
  • Humidité: 74.7%
  • Vent: N mit 9 km/h
  • Visibilité: 10km
  • Baromêtre: 1027 hPa
  • Nuages: Ciel clair
  • Temp. du vent: -1°C

Découvrez toutes les prévisions sur Météo Alpes.

PHVsPjwvdWw+