Archive | novembre, 2007

Tout sur le contrat de Plan Etat-région

Un internaute nous a demandé, par téléphone, de mettre en ligne le contrat de plan Etat -région Rhône Alpes pour la période 2007-2013. Nous le faisons bien volontiers mais en ne reprenant que la partie agricole de ce contrat. Pour en connaître le contenu dans son intégralité nous vous conseillons de vous rendre sur le site suivant: www.rhonealpes.fr

Le contrat de Plan Etat-régions est un document signé par l’Etat et la région engageant les deux partenaires pour la réalisation et le financement d’équipements et d’infrastructures dans les six ans à venir. Il a pour objectif de favoriser l’aménagement durable du territoire, la cohésion sociale et l’emploi.


Pour la région Rhône-Alpes

L’Etat et la Région conviennent :
1. de définir les objectifs régionaux majeurs en matière d’agriculture, de forêt, de développement rural et d’Industries Agro- alimentaires ;
2. d’identifier les actions mises en œuvre et les montants dévolus par chacun pour atteindre ces objectifs partagés ;
3. de s’engager à les mettre en œuvre ;
4. de les porter à connaissance de leurs partenaires.

Les objectifs :

Le contrat de projets couvre une période particulière d’évolution de la PAC.
L’agriculture rhônalpine, particulièrement diversifiée, caractérisée par de nombreuses petites exploitations, largement situées en zone de montagne, est une activité économique tout à la fois porteuse de valeur ajoutée (produits de qualité, diversification des exploitations) et de vulnérabilité face aux pressions urbaines, foncières, touristiques qui s’exercent sur ses espaces. On rencontre des caractéristiques identiques pour l’industrie agro – alimentaire en ce qui concerne la diversité, la présence forte de TPE et PME et leur impact économique sur l’ensemble du territoire notamment en zone rurale. La forêt rhônalpine, essentiellement en zone de montagne, souffre de sous mobilisation et
représente un vivier en terme de ressources de bois-énergie, de bois construction et d’espaces récréatifs et de protection qu’il convient d’exploiter.
Les zones rurales nécessitent d’être accompagnées pour développer des projets de développement d’activités économiques, jouant sur leur attractivité et leur proximité des zones urbaines et axes de communication.
Pour atteindre ces objectifs, la mobilisation et la valorisation des savoirs-faire des acteurs du monde agricole et plus largement des territoires est cruciale.

L’Etat décline les politiques nationales en la matière en les adaptant au contexte rhônalpin.

La Région Rhône-Alpes a défini ses objectifs en matière d’agriculture, de forêt et de développement rural lors du vote à l’unanimité du plan régional pour l’agriculture et le développement rural en juillet 2005, complété par les délibérations en matière de forêt-bois, d’espaces pastoraux, de risques spécifiques à la montagne en octobre 2006 et en matière d’agriculture biologique en janvier 2007 puis sur le secteur de l’agro alimentaire au cours du 1er semestre 2007. Sa stratégie est claire et déclinée en trois axes : les hommes et femmes en milieu rural, les filières agricoles, les territoires. Elle s’inscrit dans la volonté de construire une éco-région.

Le diagnostic récent réalisé dans le cadre de l’élaboration des programmes opérationnels, en particulier le FEADER, a permis d’élaborer un bilan commun et partagé de la situation en Rhône-Alpes.

I. APPUYER LE DEVELOPPEMENT DU POLE DE RECHERCHE ET D’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR AGRO-VETERINAIRE RHONE-ALPES – MASSIF CENTRAL

Pour mémoire, l’ensemble de ces actions est intégré dans le Grand Projet 4 : « Appuyer le développement international des pôles de recherche et d’enseignement supérieur rhônalpins »

II. SOUTENIR LA COMPETITIVITE DES FILIERES AGRICOLES

Objectifs
Les objectifs poursuivis sont :
- d’accompagner chacun des maillons des filières vers la mise en conformité aux nouvelles réglementations pour atteindre une sécurité alimentaire maximale, et vers l’innovation par l’expérimentation,
- de structurer chacune des filières, de l’aval à l’amont, afin de renforcer la prise de conscience collective de ses enjeux globaux et de développer la valeur ajoutée en leur sein. Dans le contexte de « l’après PAC », il est fondamental de développer partout le réflexe « marché » et plus précisément de faire adhérer chacun à l’objectif de l’équilibre économique
nécessaire au maintien et au développement de toute activité. Compte tenu des caractéristiques de l’agriculture rhônalpine et de la composante de son aval, l’atteinte de cet objectif passe bien souvent par des organisations collectives.
En outre, une attention particulière sera portée aux initiatives visant à économiser les ressources.
Par ailleurs, la pérennité économique des exploitations est seule garante d’un entretien de l’espace rural lui permettant de développer d’autres activités. Le thème de la transmission des exploitations face à la déprise agricole et à l’étalement urbain est donc récurrent et omniprésent.
Les filières retenues dans le présent contrat sont les suivantes :
1. Filières de l’élevage : l’objectif est de permettre la diversification des exploitations en matière d’élevage, d’assurer la production et la commercialisation des produits de qualité (signes officiels de qualité – SIQO), d’assurer la diffusion des savoirs-faire et de développer des structures d’exploitation spécifiques à la montagne.
2. Viti-vini culture : l’objectif est de permettre aux producteurs et au secteur coopératif de s’adapter au marché (local à international) tout en améliorant la qualité de la production, de conforter des appellations locales et/ou de diversifier l’offre pour conquérir des parts de marché, de se structurer pour surmonter les crises économiques et les problèmes
sanitaires.
3. Filières fruits, légumes et associées : l’objectif est de trouver des solutions pour la filière fruits malmenée par les crises économiques et les problèmes sanitaires : nouveaux produits, nouveaux circuits de commercialisation, structuration de la filière et reconversion des producteurs. L’objectif est aussi d’agir auprès des autres filières, pour lesquelles il s’avérera nécessaire de structurer l’offre et de renforcer la compétitivité notamment par l’innovation.
Actions
L’Etat accompagne les filières via :
- les offices interprofessionnels à travers leur mission de soutien à l’expérimentation, l’animation, l’appui technique, l’action économique et la génétique pour les races de montagne ;
- le plan bâtiment d’élevage (PMBE) et le plan végétal (PVE) pour l’environnement.
L’objectif est de permettre aux exploitants de se moderniser et de mettre aux normes leurs installations et équipements, suite aux évolutions de réglementation et aux exigences de la PAC ;
- les crédits réservés à l’aquaculture pour dynamiser la filière.
L’Etat peut intervenir au travers des crédits de VINIFLHOR pour des aides aux investissements des structures collectives en cas de restructurations d’entreprises (caves coopératives ou autres outils de vinification, entreprises de première mise en marché,….) La Région agit auprès des filières qui se mobilisent autour d’un projet fédérateur. Elle accorde la priorité à la segmentation de marchés, au soutien collectif à l’organisation de marchés et à l’appui à la mise en place des SIQO. Les dispositifs mis en œuvre par la Région sont :
- les pôles d’expérimentation et de progrès, lieux de recherche et d’expérimentation ;
- les programmes intégrés de développement agricole, dédiés à un produit de qualité (SIQO) produit sur un territoire local autour de la construction d’un partenariat amont
–aval ;
- les contrats régionaux d’objectifs filières, dédiés à une filière dans son ensemble pour traiter des problématiques communes.
En outre, les actions en faveur des industries agro-alimentaires (IAA) viennent compléter l’aval du dispositif ainsi que les travaux conduits en lien avec le Pôle de compétitivité Innovation Fruits et légumes (PEIFL). La future politique régionale (révision en 2007) viendra préciser ces éléments.

La Région intervient aussi en faveur de la commercialisation et donc des filières via deux dispositifs :
- le soutien aux circuits courts de commercialisation de produits de qualité,
- les dispositifs territoriaux : PSADER et plans pastoraux territoriaux.

Elle apporte aussi des aides aux bâtiments d’élevage.

La Région intervient en outre plus spécifiquement pour favoriser l’autonomie des élevages, particularité rhônalpine, ainsi que sur l’assurance – récolte qui sont part intégrante de la problématique de compétitivité des filières : les résultats économiques et financiers de tous les maillons de la filière sont impactés par ces accidents de l’amont.

Maquette financière
L’effort financier de l’Etat sera pour la période de 2007 à 2013 de 16,467 M€ sur les crédits Offices (VINIFLHOR, Office de l’Elevage), de 1 M€ sur l’aquaculture et de 27,507 M€ pour le PMBE et PVE.

L’effort financier de la Région sera pour la période de 2007 à 2013 de 45 M€.

III. SOUTENIR LE DEVELOPPEMENT DE L’ECONOMIE FORESTIERE POUR MOBILISER AU MAXIMUM LA RESSOURCE LIGNEUSE

Pour mémoire : l’ensemble de ces actions est intégré dans le grand projet 10 « Plan régional de lutte contre le changement climatique et pour la préservation de la biodiversité ».


IV. INSTALLATION ET TRANSMISSION EN AGRICULTURE

Objectifs
Les objectifs sont de limiter la déprise agricole et d’inciter au renouvellement des générations en favorisant la transmission et la cession des exploitations (hors DJA et prêts bonifiés). La charte à l’installation créée au cours du précédent CPER, cadre de la politique conduite par l’Etat, la Région et la profession agricole, est venue à terme fin 2006. Cette charte fait l’objet d’une évaluation tripartite, qui permettra à l’ensemble des partenaires de définir en 2007 une nouvelle politique pluri-annuelle de soutien à l’installation.
Maquette financière
L’effort financier de l’Etat pour la période de 2007 à 2013 sera de 19,04 M€.
L’effort financier de la Région pour la période de 2007 à 2013 sera de 8 M€.

V. SOUTIEN AU DEVELOPPEMENT DE L’AGRICULTURE BIOLOGIQUE

Objectifs
La production sous label agriculture biologique pèse significativement plus dans la production agricole en région Rhône-Alpes que dans la moyenne des autres régions françaises. Les objectifs de l’Etat et de la Région sont :
- d’assurer l’adéquation entre production et débouchés,
- d’augmenter la production,
- et de structurer les filières.
Actions
L’Etat soutient l’augmentation de la production issue de l’agriculture biologique à travers l’aide à la conversion à l’agriculture biologique apportée aux producteurs conventionnels.

La Région soutient :

- la conversion et l’installation des agriculteurs en agriculture biologique, à travers notamment l’appui technique et l’aide à la certification AB.
- L’accompagnement des entreprises ayant un projet de transformation de produits biologiques, ainsi que la mutualisation des ateliers et industries de transformation de ces produits ;
- L’organisation des filières biologiques, en encourageant la mise en relation des acteurs de l’amont et de l’aval ;
- La dynamisation de la structuration de l’aval de la filière à travers le dispositif Clusters Organics et dans le cadre du soutien aux organisations ;
- La communication sur l’agriculture biologique et la promotion des produits biologiques régionaux auprès des consommateurs.

Maquette financière
L’effort financier de l’Etat pour la période de 2007 à 2013 sera de 6,3 M€.
L’effort financier de la Région pour la période de 2007 à 2013 sera de 6,3 M€.

VI. INVESTIR DANS LA PREVENTION DES RISQUES NATURELS POUR
PRESERVER LES RESSOURCES ENVIRONNEMENTALES DE LA MONTAGNE

Pour mémoire : l’ensemble de ces actions est intégré dans le grand projet 9 « Investir dans les ressources environnementales de la montagne ».

VII. AFFICHER UNE AMBITION SPECIFIQUE POUR LA MONTAGNE


Objectifs

Avec 51 % de ses habitants en zone de massif, 65 % de son territoire classés en zone de montagne et 73 % classés en zone de massif et répartis sur les Alpes, le Jura et le Massif Central, Rhône-Alpes est incontestablement une région de montagnes. Chacun des objectifs définis dans les paragraphes précédents prend en compte cette situation qui influence la structuration des filières agricoles et forestières, les problématiques de l’installation en agriculture et la typologie des risques existants. Les filières bovines, ovines et caprines sont spécialement concernées et les actions qui seront mises en œuvre pour la compétitivité des filières prennent en compte ces aspects.

En outre, en montagne, le pastoralisme est une des principales activités de production et d’entretien de l’espace, et donc aussi le support d’autres activités économiques, récréatives ou environnementales. Cette importance territoriale a été reconnue par la loi relative au développement des territoires ruraux : « Par sa contribution à la production, à l’emploi, à
l’entretien des sols, à la protection des paysages, à la gestion et au développement de la biodiversité, (…) le pastoralisme est reconnu d’intérêt général comme activité de base de la vie montagnarde et comme gestionnaire central de l’espace montagnard. »
Les objectifs poursuivis sont les suivants :
- accompagner le développement durable de zones fragiles ou défavorisées en secteur de moyenne et haute montagne par le soutien à l’activité pastorale, créatrice d’emplois et de richesse,
- garantir la préservation et l’entretien des espaces remarquables que sont les espaces pastoraux : alpages et zones de parcours,
- accompagner une activité pastorale extensive qui compose avec les enjeux de la biodiversité et du multi-usage des espaces et permette de valoriser des produits typés sous signe de qualité.
Actions
L’action de l’Etat et de la Région est mise en œuvre au travers des mesures identifiées dans les paragraphes précédents d’une part, et dans les conventions de massif d’autre part.

En outre, l’action de la Région pour la valorisation des espaces pastoraux passera par :
- la mise en œuvre d’investissements qui seront réfléchis avec tous les acteurs du territoire à l’échelle de petits massifs dans le cadre de « plans pastoraux territoriaux »,
- des actions d’ingénierie et de valorisation des savoir-faire pour accompagner ces territoires,
- des appels à projet afin de piloter la réflexion sur des questions concernant l’ensemble de la région et qui représentent un fort enjeu en terme de mutualisation ou de valorisation au niveau régional des expériences locales concluantes.
Maquette financière
L’effort financier de la Région spécifique aux espaces pastoraux pour la période de 2007 à 2013 sera de 10 M€.
L’effort financier de l’Etat spécifique aux espaces pastoraux pour la même période est inscrit dans la convention de massif Alpes.
Le montant de l’aide de l’Etat qui sera consacrée aux zones de montagne au titre du programme 227 (offices agricoles) s’élève à 5.12 M€.

VII. ASSURER LA COMPETITIVITE DE LA FILIERE « PLANTES A PARFUM, AROMATIQUES ET MEDICINALES »

Pour mémoire : l’ensemble de ces actions est intégré dans le volet territorial.

Maquette financière (en millions d’Euros)

TOTAL CPER Grand Projet 6 et volet territorial.Etat: 71,064 Région Rhône-Alpes 71,3

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Bruxelles propose de suspendre les droits d’importation

La Commission européenne a proposé hier de suspendre les droits à l’importation applicables à toutes les céréales excepté l’avoine pour la campagne de commercialisation en cours, qui s’achèvera le 30 juin 2008. Cette proposition intervient en réaction à la situation exceptionnellement tendue qui prévaut sur les marchés mondiaux et communautaire des céréales et aux prix record atteints. Même si les niveaux actuels de la protection aux frontières pour les céréales sont relativement bas, des droits à l’importation s’appliquent toujours à certaines variétés de céréales qui sont importantes pour l’équilibre du marché de l’UE. Cette proposition devra être approuvée par le Conseil des ministres; ce devrait être fait, espère-t-on, lors de la session qui s’ouvrira le 18 décembre.

«Je souhaite que cette proposition contribue à faciliter les importations dans l’Union européenne de céréales en provenance de pays tiers et à réduire les tensions sur les marchés européens des céréales», a déclaré Mme Mariann Fischer Boel, membre de la Commission chargé de l’agriculture et du développement rural. «La récolte a été modeste en Europe et les prix ont augmenté tant sur le marché intérieur que sur les marchés mondiaux. Même si la protection aux frontières est relativement peu importante, des droits continuent de s’appliquer à certaines céréales qui sont nécessaires à l’équilibre du marché de l’UE.»

En juillet, au début de la campagne de commercialisation 2007/2008, le volume total des stocks (stocks privés + stocks d’intervention) était en baisse de 13,2 millions de tonnes par rapport à la même période lors de la campagne précédente. Cette situation est due aux modestes récoltes de la campagne 2006/2007 et aux importants prélèvements effectués dans les stocks d’intervention de l’UE. En 2007, de mauvaises conditions climatiques ont réduit la récolte; la production totale de l’UE est estimée à 256 millions de tonnes, soit une baisse de 10 millions de tonnes (3,5 %) par rapport à la récolte de 2006/2007, déjà considérée comme modeste. La production diminue alors que le niveau des stocks de l’UE est déjà bas. Aussi l’Union européenne devra-t-elle importer davantage en 2007/2008 qu’elle ne l’a fait en 2006/2007. Traditionnellement exportatrice nette, l’UE est devenue importatrice nette en 2007/2008, depuis le 1er juillet 2007 (5,2 millions de tonnes importées au 20 novembre).

Les marchés céréaliers européens ont enregistré une progression spectaculaire des cours depuis le début de la campagne 2007/2008. La tension porte à la fois sur les céréales à paille et sur le maïs. Une telle situation est la conséquence de disponibilités réduites en blé tendre et en maïs, de résultats qualitatifs inférieurs aux prévisions et de l’épuisement des stocks d’intervention (actuellement réduits à 0,5 million de tonnes).

Depuis l’ouverture de la nouvelle campagne, le prix du blé meunier à Rouen a progressé, passant de 179 €/t à près de 300 €/t au début du mois de septembre 2007. En Allemagne, le blé panifiable se vendait déjà 70 % plus cher que l’année précédente à la mi-août. Les cours des orges fourragères ont progressé dans le sillage du blé. Sur le marché français, l’orge fourragère a plus que doublé par rapport à l’été 2006, cotant jusqu’à 270 €/t à Rouen à la fin du mois de septembre 2007. Le prix élevé de l’orge a provoqué une hausse de la demande de maïs pour l’alimentation animale. Le maïs français rendu Bayonne a également suivi la même tendance, partant de 183 €/t à l’ouverture de la nouvelle campagne, le 2 juillet 2007, pour atteindre, au plus fort, un prix de 255 €/t à la mi-septembre 2007.

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Quand la raison l’emporte

Farre retrouve son agrément national d’association de protection de l’environnement.

Suite à l’audience du 8 novembre dernier, la Cour Administrative d’Appel de Paris valide dans son arrêt du 26 novembre la demande présentée par le Commissaire du Gouvernement d’annulation du jugement du Tribunal Administratif de Paris du 16 décembre 2004. Cette décision permet à l’association nationale Farre (Forum de l’agriculture raisonnée respectueuse de l’environnement) de retrouver son agrément d’association de protection de l’environnement (articles L. 141-1 et R. 252-1 à R. 252-29 du code de l’environnement), après l’avoir perdu en 2004 suite aux polémiques et affirmations infondées des associations Manche nature, Allier nature et Environnement 56.

Farre se réjouit de cette décision :

- Tout d’abord parce qu’elle rétablit la vérité sur la vocation environnementale de l’association, en termes de sensibilisation, formation, actions concrètes, expertise du Conseil Scientifique et l’ensemble des travaux menés avec les instituts techniques.

- Ensuite parce qu’elle reconnaît tout le travail qu’ont réalisé depuis 14 ans, les agriculteurs Farre et les membres du réseau pour démontrer que l’agriculture raisonnée est une démarche crédible et une contribution essentielle à un meilleur respect de l’environnement avec des résultats concrets sur la baisse de consommation des intrants, une amélioration de la biodiversité et une compétence accrue des agriculteurs.

- Enfin parce qu’elle conforte l’association à poursuivre ses efforts de communication pour entraîner plus d’agriculteurs à s’engager dans la certification de leur exploitation et ainsi faire reconnaître l’amélioration de leurs pratiques dans une démarche globale d’agriculture durable.

La Cour Administrative d’Appel de Paris a, par ailleurs, condamné Manche nature, Allier nature et Environnement 56 à payer à l’association Farre la somme de 1.500 euros au titre de l’article L. 761-1 du Code de justice administrative.

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S’installer et transmettre en apiculture en Rhône-Alpes

Journée « S’installer et transmettre en apiculture en Rhône-Alpes : c’est possible »
Ce mardi 27 novembre à la Côte Saint-André
L’Association pour le Développement de l’Apiculture en Rhône-Alpes (ADARA) organise une journée sur l’installation en apiculture, à destination des jeunes, des apiculteurs amateurs souhaitant se professionnaliser, et des cédants. Au cours de la journée : présentation de la filière, des opportunités, des démarches et forum des acteurs professionnels.
Contact : Caroline Baffert – ADARA – Tél. 04 74 20 87 24

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continuité, changement, modernité

logo_ar_petit.jpgPierre Durand a donc quitté la présidence de la fédération départementale de aînés ruraux, son successeur étant Jean Cailly. Un nouveau président qui souhaite la continuité mais également le changement et la modernité. Vaste programme qui demande des explications.

Dans un premier temps, faisons connaissance avec Jean Cailly.

Il est natif d’une commune rurale par excellence: Merlas, Village situé à quelques encablures de Pont de Beauvoisin. Les aléas de la vie l’ont transporté à Grenoble, en Maurienne et à Voiron ou il exerce le métier de moniteur d’auto école en tant que salarié, puis patron  » j’ai appris et beaucoup appris » se plaît il à dire. Jean Cailly a eu des élèves jeunes, moins jeunes, de toute souche sociale mais surtout des handicapés » ils m’ont fait découvrir la vie! »

Jean Cailly retrouve sa maison de famille à Merlas et très vite le président local du club des aînés ruraux fait appel à ses capacités…. »Je ne connaissait pas du tout ce monde et la première mission que je me suis confié est celle de découvrir ce qu’étaient les aînés ruraux à travers leur fédération. »

Nous sommes en 2001 et notre homme va assister à l’assemblée générale de la fédération départementale à Voreppe.  » J’ai été impressionné par le nombre de personnes qui étaient présentes à cette assemblée générale mais surtout par la teneur des discours » Très naturellement il entre au conseil d’administration, en 2002, ou ces idées font tilt. Il a par exemple organisé des sessions de remise à niveau du code de la route.

En 2003 il accède au poste de premier vice président de la fédération départementale et en 2005 il est élu administrateur de l’association de formation des aînés ruraux. En novembre de cette année il succède donc tout naturellement au poste de président départemental des aînés ruraux à Pierre Durand mais il est également élu président de l’union régionale Rhône Alpes.

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Ceci n’est pas une fin en soi mais le début d’une nouvelle aventure.

Jean Cailly vous succédez à un personnage, n’est ce pas stressant?

« Il est certain que de succéder à une personne telle que Pierre peut paraître difficile. Je vais rester moi même avec mes qualités et mes défauts, ma façon de travailler. Avec l’équipe qui est en place on va poursuivre la route qui a été tracée par nos prédécesseurs tout en sachant que de nouvelles taches nous attendent. Parmi celles ci la mise en place du projet associatif tel qu’il a été défini à Paris.

Il s’articule autour des axes suivants: recherche de nouveaux adhérents, de nouvelles activités et la modernisation de nos clubs, de notre fédération au sens large. Cela passe par la recherche de compétences, le rajeunissement de nos dirigeants…Et je pose une question qui à mon sens est importante: ne faudrait-il pas limiter les mandats dans le temps. Je pense que ce que ne fait pas un président en 5 ans, il ne le fera pas en 10! »

Comment accueillir de nouveaux adhérents?

 » Vaste question. Il y a encore quelques années ceux ci venaient à nous tout naturellement. ce n’est plus le cas aujourd’hui. Il faut les convaincre du bien fondé de notre fédération, que celle ci défend des causes nobles qu’elle est connue et reconnue, écoutée par toutes les instances, qu’elle est force de propositions. A côté de cela il faut bien entendu parler de nos activités et surtout en créer de nouvelles qui puissent intéresser de nouveaux adhérents. Tache pas simple car le monde rural est devenu une sacrée nébuleuse.

On a un fameux challenge à relever mais avec méthode et persévérance on y arrivera. »

Comment?

En organisant des actions bien spécifiques comme des journées portes ouvertes, en mettant en place une vaste campagne de promotion, de communication. On ne peut plus se permettre de vivre seul dans son coin. Il faut s’ouvrir vers l’extérieur, sensibiliser les maires, élus locaux. Je crois également que nos clubs doivent mieux et d’avantage communiquer entre eux, organiser des manifestations communes…

Vous le voyez, un énorme chantier nous attend au niveau de la communication et je suis persuadé qu’un outil comme internet peut nous aider. »

D’autres pistes?

« On va poursuivre notre investissement aux côtés de la banque alimentaire, du téléthon, je souhaite également relancer le système de partenariat avec les commerçants basé sur une réduction pour les clients issus de notre fédération. »

Si je vous dit: continuité, changement et modernisation.

 » C’est dans cet état d’esprit que j’ai accepté de prendre la présidence de la fédération départementale des aînés ruraux »

Contact

Fédération des aînés ruraux de l’Isère

5 place Gustave Rivet

38000 Grenoble

TEL:04 76 88 76 22

Pour joindre directement Jean Cailly

TEL: 04 76 07 56 19

MAIL: jean.cailly@wanadoo.fr

Mail: fdainesruraux38@orange.fr

Au niveau national

www.ainesruraux.org ( Une page est réservée aux activités départementales)

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AUTRANS: festival du film de montagne

affiche-autrans-logos.jpg

Programme détaillé et toute information

www.festival-autrans.com

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prix agricoles: en baisse et en hausse!

Les prix agricoles baissent en octobre (-1,5 % en données corrigées des variations saisonnières) mais restent supérieurs de 15,9 % à ceux d’octobre 2006.
En octobre, les cours des céréales se replient (-9,3 % sur un mois) après la forte progression des quatre mois précédents. Mais ils demeurent très supérieurs à ceux d’octobre 2006 (+61,0 %). Les marchés se détendent après la révision à la hausse de l’estimation des récoltes de blé en Europe de l’Est. La récolte mondiale de blé serait supérieure de 12Mt à celle de la campagne précédente.

De même, la récolte mondiale de maïs atteindrait un niveau record avec une hausse de 70Mt par rapport à l’an dernier, hausse essentiellement due aux États- Unis. Les cours des oléagineux continuent en revanche de progresser en octobre (+5,2 % sur le mois et +54,4 % en glissement annuel).
Les prix des vins restent très supérieurs à ceux d’octobre 2006 (+11,3 %). Ceux des vins d’appellation continuent de progresser (+10,9 % par rapport à octobre 2006). Les vins de consommation courante poursuivent le redressement amorcé en mars après trois années de recul.
Les prix des fruits et des légumes sont supérieurs à ceux de 2006 à pareille époque (respectivement +8,0 % et +5,2 %).

La campagne du raisin prend fin sur des niveaux de prix élevés (+44,0 % en glissement annuel).

Les prix de la châtaigne et de la noix sont orientés à la hausse (+35,3 % et +10,7 % sur un an) tandis que les cours de la pomme continuent de s’effriter dans toutes les variétés (-9,0 %). La faiblesse des arrivages favorise la hausse des cours du chou-fleur (+103,0 %) et de la tomate (+16,0 %).
Conséquence de la hausse des prix des aliments pour animaux, les prix du veau et des volailles demeurent en nette hausse sur un an (respectivement +18,2 % et +18,0 %). Le lait de vache augmente de 6,3 % en glissement annuel. Les prix de gros alimentaires sont supérieurs de 5,8 % à ceux d’octobre 2006 en dépit du recul des légumes et des produits de la marée.

Les prix de gros des fruits exotiques progressent de 9,1 % sur un an tandis que les cours du raisin s’envolent (+21,2 % en glissement annuel). En revanche, en dehors de la tomate (+16,8 %), les légumes se commercialisent à des prix bien inférieurs à ceux d’octobre 2006 (haricot vert : -33,6 % ; laitue -29,2 % ; oignon -34,2 %). À l’exception du lapin et du porc, le marché des produits carnés est dynamique.

Il en est de même des œufs et des produits laitiers. Dans le même temps, les prix des produits de la marée reculent (-9,4 % en glissement annuel).
Les prix d’achat des moyens de production (+0,9 % en octobre) s’infléchissent sous l’effet du recul des prix des céréales.
La progression des prix des aliments ralentit, mais reste très vive (+2,1 % en octobre contre +4,3 % en septembre et +22,6 % en glissement annuel), répercutant celle des céréales. Les engrais phosphatés ont accentué leur progression en octobre (+4,8 % en octobre en +31,8 % en glissement annuel).

source: insee

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La truite, sentinelle des rivières

A Bourgoin, en matière de qualité de l’eau potable, ce sont les truites qui donnent l’alerte. Afin de contrôler en permanence la qualité de cette eau, la ville a en effet opté pour le « Truitosem », un aquarium rempli de truitelles, par où passe l’eau du Vernay, et qui permet, en cas de pollution de couper immédiatement la distribution. La truite joue donc ce rôle précieux de sentinelle, sentinelle de la qualité de l’eau que nous buvons.

La Société des Eaux de Marseille a conçu et breveté ce système de biodétection pour protéger ses adductions contre les risques de pollutions accidentelles toxiques. Le premier appareil a été installé sur l’adduction du Canal de Marseille dans les années 1985/86. A Bourgoin, ce sont les résultats d’une étude menée en 2002 par la CROPP , cellule régionale d’observation et de prévention des pollutions par les pesticides, confirmant une contamination du bassin en atrazine (désherbant du maïs) ou déséthylatrazine, qui ont conduit la ville, en convention avec une société fermière, à prendre ces mesures sanitaires. Une quarantaine de villes françaises ont fait la même démarche.

Comment ça marche?

Le « Truitosem » est un détecteur biologique de pollution hydrique. En d’autres termes, il s’agit d’un test poisson automatique dont l’originalité repose sur l’utilisation de l’effet Doppler pour surveiller l’activité des poissons.

A l’intérieur de la cuve où nagent les poissons, alimentée en continu par l’eau du Vernay, deux sondes sont immergées. Leur rôle est de créer dans ce milieu un champ ultrasonique homogène, ou encore un bruit de fond régulier. En fonction du mouvement des truitelles, le bruit ou signal initial est perturbé : c’est l’effet Doppler – Fizeau. C’est par une analyse sonore, ou électrique, de ce signal ainsi modifié, que l’on détermine l’activité globale de la population de poissons. Les truites évoluant dans un milieu sain, leur activité est normale et le signal sonore (ou électrique) est constant. Si les truites perçoivent une pollution dans l’eau, leur activité diminue, et le signal est modifié. Une alarme est alors déclenchée et permet de mettre les installations surveillées en sécurité. A Bourgoin, à la moindre réaction anormale des truitelles, le système de distribution peut être interompu.

Un système d’animaux sentinelles est défini comme un dispositif destiné à collecter, systématiquement et régulièrement, des données sur des animaux exposés à la pollution environnementale; ces donnée sont ensuite analysées pour identifier les dangers potentiels pour la santé de l’homme et de l’environnement (selon le National Research Council).

En ce qui concerne les truites du « Truitosem », des recherches ont permis de déterminer les variétés les plus sensibles aux variations de la qualité de l’eau: ce sont des truites arc-en-ciel, blackbass et des vairons.

Autres animaux sentinelles

D’autres espèces animales, en dehors des animaux domestiques (qui peuvent eux aussi jouer un rôle de gardien), permettent à l’homme d’évaluer les variations de son milieu vital. Les mollusques, les moules notamment, ont été les premières, dans l’histoire de la biodétection, à servir d’indicateurs de la qualité de l’eau de mer.

Au siècle dernier, quand ils redescendaient dans la mine, les mineurs emportaient avec eux un canari. L’apparition de symptômes d’asphyxie chez cet oiseau, vingt fois plus sensible que l’homme au monoxyde de carbone, les avertissait de la présence dans les galeries de concentrations dangereuses de ce gaz toxique.

Le surmulot est un animal sentinelle de la pollution des sols. Le pigeon des villes, le goéland qui fréquente en nombre les décharges d’ordures ménagères (les rares qui existent encore) peuvent donner de précieuses indications sur la pollution environnementale.

source: INRA, CROPP

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Les Suisses marquent des points

Les prix à la production du blé, de l’orge, du maïs, du soja, du colza et du lait ont enregistré une forte hausse sur le marché mondial en 2007. En Suisse, en raison de la protection douanière, les prix de ces produits ont peu bougé. Néanmoins, les différences entre les prix sur le marché mondial et sur le marché intérieur se sont considérablement estompées. Les matières premières suisses sont devenues plus compétitives.

Le huitième rapport agricole de l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG) présenté récemment, souligne cet état de fait. Ce rapport annuel donne des informations sur la situation économique, écologique et sociale de l’agriculture durant l’exercice 2006. Cette édition s’intéresse plus particulièrement à la hausse des prix de diverses matières premières agricoles, qui fait actuellement l’objet d’un large débat.

Revenus en hausse

Après avoir chuté en 2006 à 2,54 milliards de francs, les revenus de l’agriculture suisse, hors paiement directs, sont repartis à la hausse. Les prévisions 2007 laissent apparaître un revenu total de 2,60 milliards, en hausse de 2,2 %, indique l’OFAG.

La valeur de la production agricole devrait quant à elle progresser en 2007 de 3,6 % à 10,34 milliards de francs. Pour l’OFAG, le fait que le revenu augmente moins fortement que la valeur de la production s’explique par les charges de plus en plus lourdes qui pèsent sur les agriculteurs, notamment dans le domaine de l’énergie.

La Suisse occupe la première place ex-aequo avec le Liechtenstein en matière de pouvoir d’achat, avec 27 521 euros par an et par habitant. En Europe, le revenu annuel moyen s’établit à 11 998 euros, indique une étude de l’institut Gfk. Le Luxembourg arrive en deuxième position avec 27 395 euros. La France occupe la neuvième place avec 18 873 euros, juste devant l’Allemagne, mais derrière notamment la Norvège, l’Irlande, le Danemark, l’Islande, le Royaume-Uni et l’Autriche.

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Christian Nucci passe la main

Entendu ce matin sur France Bleu Isère: Christian Nucci, maire de Beaurepaire ne se présentera pas à sa succession en mars prochain. Agé de 68 ans, élu depuis 30 ans premier magistrat de sa commune, il estime qu’il est temps de « passer la main, tout en restant au service des Beaurepérois.

« Pour ce, Christian Nucci sera présent sur la liste menée par son premier adjoint Philippe Mignot. Il souhaite également conserver ses responsabilitées au sein du Conseil général et de sa communauté de communes.

Une sacrée page va se tourner à Beaurepaire!

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