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Salon européen du bois: l’Isère sur le pont

salonboisCréabois Isère, le CAUE de l’Isère, la fédération compagnonique des métiers du bâtiment et l’ensemble des partenaires économiques départementaux de la forêt et du bois seront au Salon européen du bois du 25 mars au 28 mars à Alpexpo.

Un espace « Isère » de plus de 1500m2, conçu et animé par les professionnels, présentera les différentes formes d’utilisation moderne du bois de nos forêts.

Les expositions :

« Au fil du bois 2 : Objectif passif ! »
Exposition dressant un état des lieux régional des constructions passives, présentant de nombreuses réalisations innovantes retenues pour leurs performances énergétiques et architecturales à travers une approche descriptive et technique, mais aussi sensible, en mettant en évidence le point de vue des habitants. Elle permettra de répondre aux nombreuses questions que vous vous posez sur la réalisation de maisons passives.

« Au fil du bois 3 : vêtures et bardages »
Mise en œuvre et utilisation illustrées à travers des échantillons de bardage bois. L’isolation par l’extérieur des bâtiments existants chaque fois que cela est possible constitue l’enjeu central des économies d’énergie dans la construction pour les prochaines années. Le bois en structure et bardage apporte une réponse durable qui n’a pas fini de nous émerveiller…

« Parcours Bois, de l’arbre au système constructif »
Illustration du cheminement de la matière bois, depuis son stade le plus brut, l’arbre (présentation et utilisation des essences), jusqu’aux niveaux les plus élaborés des utilisations constructives économes en énergie, tant en rénovation qu’en construction neuve,

« Module d’étanchéité à l’air »
Construit avec La Passion du Bois et la Fédération compagnonnique, démonstration in situ de test d’étanchéité et de leur apport dans la qualité finale de la construction.

Le Pôle des professionnels de l’Isère où les hommes de l’art (forestiers, artisans-architectes) mettront leurs connaissances au service du public,

Un Espace « territorial », avec cette année pour la première fois, la présence du Parc naturel du Vercors aux côtés de celui de Chartreuse, pour affirmer le bois local comme moteur du développement économique du territoire et valeur environnementale d’avenir. Nous découvrirons également la marque de bois de chauffage local « Bois d’ici » issu des forêts de l’Y grenoblois et porté par l’ADAYG.

Des conférences pour grand public, professionnels et élus, pour débattre des grands sujets d’actualité :
« Surélévation d’immeubles, du bois pour financer les travaux d’isolation et densifier la ville », « Des élus pour le bois, la Charte Bois des collectivités et ses outils », « Forêt et filière bois : un atout pour Rhône-Alpes », sans oublier d’autres thématiques incontournables telles que l’ « Energie grise », « La rénovation »…

L’Espace Isère sera par ailleurs le théâtre d’animations permanentes : visites guidées des expositions, tables-rondes impromptues, breaks musicaux, etc…

Créabois Isère et le CAUE sont partenaires de la Biennale de l’Habitat durable et proposeront également des visites de constructions passives dans l’agglomération grenobloise.
…………………………………………………………………………………………………………………..
Renseignements : Créabois Isère – P.Lambouroud, M. Adam Tél : 04.76.46.51.44
CAUE – S.Gros, W. Lorenzet Tél : 04.76.00.02.21

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Les nouvelles ambitions de l’UGDFI

Charles Galvin et Henri Gras: sur la même longueur d'ondes pour faire avancer la filière bois

Charles Galvin et Henri Gras: sur la même longueur d'ondes pour faire avancer la filière bois

C’est sous la présidence d’Henri Gras, nouvellement élu que s’est déroulé l’assemblée générale de l’UGDFI. Celui-ci a tenu à rendre hommage à son prédécesseur, Jean Bernard , « qui a démissionné suite à trop de dissensions avec certains présidents de groupements. Il a fait avancer le mouvement de façon significative et son retrait aurait pu nous être fatal. Il a fallu repartir…Pour ce,  nous avons souhaiter réorganiser le groupement en redéfinissant les tâches de chacun et en modifiant les statuts. »

Le président Gras a fixé deux objectifs prioritaires qui semblent réalisables mais qui vont demander une sacrée détermination de chaque groupement.

- Avoir fin 2011 une augmentation d’adhérents de 30%.

- L’adhésion à PEFC de 30 à 40% des adhérents.

Il s’en suivit alors un vaste débat sur PEFC avec un constat cinglant:  « Les propriétaires forestiers  ne sont pas assez mobilisés dans cette démarche qui sera, à très court terme, la certification obligatoire pour pefcpénétrer les marchés. Déjà de nombreuses grandes surfaces du bricolage ne travaillent qu’avec des matériaux certifiés », prévient le président de PEFC Rhône Alpes: Bruno Quinsonnas.

Xavier Martin directeur du CRPF:  « La sanction va très vite tomber: les non adhérents à PEFC ne pourront pas accéder au marché. »

Michel Cochet, de Créabois: « Nous sommes en période de crise et notre salut passe par la certification, le classement mécanique des bois, en un mot par la qualité…. »

Charles Galvin, vice président du Conseil général en charge de la forêt: « La filière bois joue un rôle primordial au sein de notre département, le Conseil général en est parfaitement conscient et malgré la crise, le budget alloué à la filière ne sera pas raboté!

Le bois doit être utilisé à chaque fois que c’est possible, la démarche charte forestière doit se pérenniser, les initiatives comme la plate forme de St-Michel-Les Portes doivent être confortées. Nous ne devons pas passer à côté de Center Parc et ses 1000 cottages à structure bois. Nous devons être capables de fournir du bois local, de qualité, certifié pour leur construction, sinon les subventions allouées partiront à l’étranger, ce serait un comble! Chacun doit garder en mémoire que la filière bois fournit des emplois non délocalisables ».

Et de conclure: « Comme chez nos voisin, nous devons avoir le réflexe bois ».

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Clin d’oeil à Antoine Pupier

Antoine Pupier  qui vient d’entrer dans ce qu’il appelle, non sans humour « l’octogénie » a participé activement ce matin à l’assemblée générale de l’UGDFI. Chacun se souvient qu’Antoine a joué un rôle important, tout au long de sa vie dans les mondes de l’agriculture et de la forêt. Il a rappelé que c’est sous la houlette de Henri Oddos qu’a été créé le groupement départemental , « il y a une trentaine d’années. A l’époque nous étions adhérents de l’association forestière Vercors -Trièves ».  Il est tout a fait conscient que les statuts de l’UGDFI qui datent de cette époque « méritent une remise à niveau ».

Antoine Pupier, au sortir de l'AG entouré de ses amis forstiers.

Antoine Pupier, au sortir de l'AG entouré de ses amis forestiers.

A propos de sylve 38 dont il a été un des piliers : « On le fabriquait dans un certain folklore et ce bulletin de liaison doit sa qualité actuelle grâce à l’action de Jean Bernard, l’ancien président de l’UGDFI ».

Antoine a bien entendu écouté avec beaucoup d’intérêt les débats de l’AG, en particulier les interventions concernant le PEFC. « J’ai tout de suite adhéré à cette certification qui est un bien pour notre forêt, pour son avenir. A propos d’avenir il a souhaité que « la nouvelle équipe travaille sur de nouvelles bases, en gardant comme cap l’intérêt des propriétaires forestiers. »

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Assemblée générale du groupement des sylviculteurs de Chartreuse

L’assemblée générale du groupement des sylviculteurs de Chartreuse Isère qui s’est tenue à Entre-Deux-Guiers aura permis de réaffirmer toute la place que tient la filière bois en Chartreuse et les bonnes relations qui animent les sylviculteurs et les acteurs du parc. « Nos craintes se sont envolées », a conclu le président su groupement Pierre Basso.

Il faut dire que selon le président « le départ de Sylvain Ougier est préjudiciable. Un autre technicien, Philippe Pionne assure l’intérim, de fort belle manière, mais il faut que tout rentre dans l’ordre rapidement. « D’autant plus que le groupement a une activité soutenue: séances de formation, présence aux différentes réunions concernant l’AOC  « un dossier qui avance dans le bon sens »….

Au cours de cette assemblée générale un point a été fait sur les avantages et inconvénients d’un plan de gestion collectif.   « La vente groupée peut être une solution pour constituer un volume intéressant de bois à commercialiser. » Il a été rappelé les obligations faites vis-à-vis de la filière dans le cadre de la gestion durable de la forêt à travers la certification PEFC qui a du mal à se mettre en place.

Pierre Basso a regretté que le projet de plateforme de stockage de grumes accessible de tous temps sur St Laurent-du-Pont soit bloqué, pour des raisons écologiques, par le service environnement du Conseil général. Ce dernier s’engageant à trouver un autre terrain. « On espère que ce sera promesse tenue! »

Filière renforcée

L’intervention d’Eliane Giraud, vice présidente du Conseil régional en charge de l’agriculture et de la forêt mais surtout, dans le cas présent, présidente du Parc régional de Chartreuse était très attendue.

D’entrée de jeu, elle a réussi à rassurer l’assemblée. « Le départ de Sylvain Ougier doit nous permettre de restructurer un fonctionnement qui était valable il y a quelques années mai qui devenait difficile à maîtriser aujourd’hui. Il travaillait à mi-temps pour le Parc et à mi-temps pour le CRPF. Le Parc a pris la décision d’embaucher une personne à temps plein sur la  forêt. Le recrutement est fait. Reste à le finaliser. A cela se rajoutent deux animateurs spécifiques à la filière bois et une personne sera également mise en place à mi temps par le CRPF. Reste à caler son deuxième mi-temps qui serait pris en charge par les Conseils régional et général. La trufficulture a besoin d’un animateur. Une piste à explorer… »

Eliane Giraud croit dur comme ….bois de Chartreuse au développement de la filière bois: « Une activité en plein essor, innovante, moderne, génératrice d’emplois non délocalisables. A nous tous de savoir la faire vivre. »

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Décès de Marcel Eymard: réaction des sylviculteurs du Vercors

Daniel Bonnet, président du groupement des sylviculteurs du Vercors 4 montagne a souhaité réagir au décès de Marcel Eymard, un enfant du Vercors.

« C’est avec peine que les forestiers et moi-même venons d’apprendre le décès de Marcel Eymard.

Outre ses nombreuses fonctions à la tête de la filière – Chambre Syndicale des marchands de bois et scieurs – Groupement des exploitants forestiers et scieurs en Rhône-Alpes – et surtout chef d’entreprise…
Très tôt, après un accident mortel de son père, il s’est retrouvé à la tête d’une petite scierie dans la plaine de Villard-de-Lans.

Il a connu le travail « à l’ancienne » cognée, passe-partout, débardage avec les animaux, transports archaïques ….
Très vite, il a compris que les difficultés hivernales menaçaient l’expansion de son entreprise, alors la délocalisation sur Veurey a été un challenge grandement assumé et réussi.
Pour nous, sylviculteurs du Vercors, nous conserverons l’image de l’homme de terrain qui connaissait chaque parcelle de forêt et sa juste valeur, mais toujours « marchand de bois », d’un débateur impénitent en public mais conciliant d’homme à homme.
Nous présentons nos sincères condoléances à son épouse, ses enfants ».
D.BONNET et les Sylviculteurs du Vercors 4 Montagnes.

NDRL: on rappellera que Marcel Eymard a également été, dans les années 90, président du club de Hockey sur glace des Ours de Villard-de-Lans

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Décès de Marcel Eymard

Nous venons d’apprendre le décès de Marcel Eymard qui a durant de longues années dirigé sa scierie située à Veurey et qui a eu de grosses responsabilités au sein de la filière.

Marcel Eymard a largement contribué au développement de la scierie familiale qu’il a dirigé pendant de longues années. Créée en 1899, aujourd’hui elle peut produire 35000 m3 de sciage.

Marcel Eymard a eu également des responsabilités au sein de la filière bois puisqu’il fut Président de la Chambre Syndicale des Marchands de Bois et Scieurs de  l’Isère, président du groupement régional des exploitants forestiers et scieurs de Rhône-Alpes et membre actif de Créabois Isère dont il fut pendant presque deux décennies un vice-président passionné.

L’ensemble de la filière bois adresse ses sincères condoléances à sa famille.

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Taxe carbone : quelle compensation pour les espaces ruraux ?

orateurDans une question orale publiée dans le JO Sénat du 10/12/2009, M. Jean Milhau (Lot- RDSE) attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat, sur le rôle joué par les espaces ruraux dans le stockage du carbone, grâce à leurs espaces boisés, et sur la compensation qu’il serait juste de leur attribuer à ce titre.

Avec la mise en place de la contribution carbone, le Gouvernement a reconnu que la ruralité était particulièrement pénalisée et a de ce fait instauré une compensation supérieure pour les populations concernées. Mais l’équité voudrait que les collectivités elles-mêmes soient indemnisées en rapport avec leur action dans le stockage des émissions de carbone.

En effet, les collectivités rurales participent au stockage et à l’élimination du carbone par le biais de leurs espaces boisés. Ainsi subissent-elles en quelque sorte une double peine au titre de cette contribution.

L’instauration d’un fonds national de compensation de la taxe carbone alimenté par un prélèvement de 5 % sur le produit de cette taxe permettrait d’indemniser les collectivités les plus contributives au titre de leur potentiel boisé rapporté à l’habitant. Cette compensation pourrait s’appliquer plus particulièrement aux communes de moins de 5 000 habitants et à leurs groupements. Il l’invite à lui indiquer ses intentions quant à cette proposition, qui consacrerait le rôle de la ruralité dans la protection de l’environnement.

Réponse de Mme Valérie Létard, ministère d’Etat en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat publiée dans le JO Sénat du 03/02/2010

Monsieur le sénateur, le rôle de séquestration du carbone par les forêts est bien sûr reconnu. Les espaces ruraux, notamment grâce à leurs forêts, abritent des stocks de carbone naturels importants. Ainsi contribuent-ils à la réalisation de nos objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Toutefois, dans la mesure où le puits de carbone forestier repose sur un phénomène naturel, seules peuvent être comptabilisées les émissions et absorptions de gaz à effet de serre liées aux activités humaines, comme la gestion forestière durable, les déboisements ou les reboisements.

L’action des collectivités dans le stockage des émissions par le biais des espaces boisés reçoit le soutien de l’État. Pour l’entretien de leurs espaces boisés, les collectivités territoriales bénéficient aujourd’hui de l’appui et de l’expertise technique de l’Office national des forêts, l’ONF, en contrepartie de leurs frais de garderie, qui représentent environ 15 % des montants engagés par l’ONF pour réaliser cette mission, le reste étant versé par l’État au travers du versement compensateur.

Lors de son discours sur la mise en valeur de la forêt française et sur le développement de la filière bois à Urmatt, le 19 mai 2009, le Président de la République a annoncé la création d’un « fonds stratégie bois » dédié aux investissements dans l’économie du bois.

La création de ce fonds a été confirmée le 25 septembre 2009 par le ministre chargé de l’agriculture et le ministre chargé de l’industrie. Initialement de 20 millions d’euros, ledit fonds pourrait atteindre, à terme, 100 millions d’euros. Les collectivités ne subiront pas de double peine au titre de la contribution carbone.

Un nouveau dispositif de contribution carbone tenant compte de la décision du Conseil constitutionnel du 29 décembre 2009, et qui reprendra les principaux aspects du dispositif prévu pour les collectivités territoriales, sera soumis au Parlement, pour entrer en vigueur le 1er juillet prochain.

Ainsi, un fonds, créé auprès de l’ADEME, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, sera destiné à financer les investissements des collectivités territoriales en matière d’économie d’énergie et de développement durable.

Ce fonds sera doté d’un montant correspondant au produit de la contribution carbone acquittée par les collectivités territoriales, afin d’accompagner ces dernières dans des démarches de développement durable. Les emplois de ce fonds seront définis après avis d’une commission comprenant des représentants des collectivités territoriales, ce qui permettra, monsieur le sénateur, de bien prendre en compte les besoins des collectivités tels que vous les avez exposés.

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Comment développer le secteur du sciage ?

orateurDans sa question écrite publiée dans le JO Sénat du 05/11/2009, M. Adrien Gouteyron (Haute-Loire-UMP) interroge M. le ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche sur les difficultés rencontrées par la filière bois et la mise en place du plan de réforme présenté par le président de la République.

En mai dernier, le président de la République s’est inquiété de ces difficultés et de l’insuffisante exploitation des forêts françaises, qui représentent pourtant un quart de notre territoire et 13 % de la surface boisée de l’Union européenne.

La filière forêt-bois emploie 450 000 personnes, soit 2,5 % de la population active, autant que les secteurs de l’automobile ou de la sidérurgie. Elle est une source de création d‘emplois considérable.

Pourtant, la balance extérieure de la France pour l’ensemble de la filière du bois et de l’ameublement affiche un solde négatif de plus de 6 milliards d’euros en 2008. La scierie est un maillon structurant de cette filière et une activité ancrée dans le monde rural qui regroupe 2 000 scieries, dont 300 assurent plus de 85 % de la production nationale. Aucune entreprise française n’est présente dans les vingt premières entreprises de sciage européennes, ce qui est un élément de faiblesse considérable qui ne doit pas perdurer.

En mai dernier, le président de la République a annoncé la mise en place d’un fonds stratégique d’investissement qui pourrait aller jusqu’à 100 M€, pour participer au développement et à la consolidation des entreprises du bois, afin de faire émerger un tissu d’entreprises de taille suffisante pour structurer la filière. Ce fonds sera constitué de participations d’opérateurs privés et d’aides de l’État. Son cœur de cible concernera les entreprises du secteur de la construction en bois et de la valorisation énergétique du bois. Il souhaiterait savoir où en est la mise en place du plan en faveur de la filière bois et des scieries tout particulièrement.

Réponse de Mme Roselyne Bachelot-Narquin  ministère de la Santé et des Sports en l’absence de Bruno Le Maire, publiée dans le JO Sénat du 20/01/2010

Le Gouvernement a pris connaissance avec intérêt de votre question relative à la mise en place d’un fonds d’investissement en faveur de la filière bois. Il n’est pas inutile de le rappeler, la France possède le troisième patrimoine forestier de l’Union européenne.

Paradoxalement, la filière forêt-bois reste lourdement déficitaire dans la balance des échanges, avec un déficit de 6,2 milliards d’euros en 2008, ce qui n’est pas neutre. Non moins paradoxalement, la forêt française est notoirement sous-exploitée : 60 % seulement de l’accroissement annuel est récolté.

Les entreprises de la filière bois, que vous avez évoquées en prenant l’exemple de votre département, la Haute-Loire, sont de très petites entreprises, parfois des petites et moyennes entreprises, qui disposent de très peu de fonds propres pour assurer leur croissance et se maintenir au niveau de compétitivité de leurs concurrents européens.

En particulier, dans le domaine de la scierie, sur lequel porte votre question, les investissements à consentir sont comparables à ceux des industries lourdes qui présentent des marges réduites compte tenu de la taille des entreprises.

J’ai rappelé à M. Jean-Claude Carle le discours prononcé le mardi 19 mai 2009 à Urmatt, dans le Bas-Rhin, par le Président de la République, qui a demandé au ministre qui a en charge la forêt de mettre en place un fonds stratégique d’investissement pour la filière bois destiné à contribuer au renforcement de notre tissu industriel de valorisation du bois. Le 25 septembre 2009, M. Bruno Le Maire, ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche, et M. Christian Estrosi, ministre chargé de l’industrie, ont annoncé la création du Fonds stratégique Bois, le FSB, dont l’objectif est de faire émerger des entreprises de taille suffisante pour structurer la filière. Ce fonds se concentrera en particulier sur le secteur du sciage, secteur prioritaire pour la filière. Il est doté d’un montant initial de 20 millions d’euros, et l’ambition affichée est d’atteindre un montant de 100 millions d’euros d’investissements. Ses premières interventions devraient avoir lieu dans le courant du premier trimestre 2010.

Par ailleurs, je tiens à rappeler que, de 2007 à 2009, le ministère chargé de la forêt a conduit un plan triennal de soutien aux scieries qui s’est traduit par un effort exceptionnel de 25,2 millions d’euros de subventions et qui a suscité 284 millions d’euros d’investissements au total. L’effet multiplicateur a donc été important.

En 2010, le ministère chargé de la forêt continuera de soutenir les investissements des scieries au même niveau qu’avant ce plan exceptionnel, c’est-à-dire à hauteur de 4 millions d’euros. Les projets d’investissements apportant de la valeur ajoutée aux sciages sont particulièrement visés par ces aides.

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Mobilisation pour les métiers de la croissance verte

Le lancement du plan de mobilisation des filières et des territoires pour le développement des métiers de la croissance verte a eu lieu dans le cadre de la conférence nationale sur les métiers de la croissance verte jeudi 28 janvier. Jean-Louis Borloo et Valérie Létard y participaient. Les secteurs impactés par la croissance verte (1) touchent près de 12 millions d’actifs, soit 1 actif sur 2 en France et pour les filières qui ont pu évaluer le maintien/création d’emplois dans leur secteur, 600 000 emplois est une fourchette basse à l’horizon 2020.

Dans sa synthèse, le comité de la filière Agriculture et Forêts, présidé par Constant Lecoeur (2), a retenu comme emplois de la croissance verte les emplois liés à la production de biomasse dans les activités agricoles et forestières, soit un ensemble de plus de 2 millions d’emplois.

Le comité prévoit :

Pour le secteur de l’Agriculture :

- environ 10 000 créations nettes d’emplois dont 7 600 pour l’agriculture biologique et l’approvisionnement direct de proximité,

- 600 créations d’emplois au titre de la formation,

- 2 700 créations d’emplois d’éco-conseillers : conseillers de développement durable, éco énergéticiens, éco-certificateurs et qualiticiens.

Ce secteur comprend l’agriculture conventionnelle, l’agriculture biologique, l’approvisionnement direct de proximité, les entreprises de travaux, les Coopératives d’utilisation du matériel agricole (CUMA), l’ensemble des coopératives et négociants de proximité ainsi que les conseillers de l’agriculture.

Pour les industries agroalimentaires (IAA) :

-la création d’emplois d’éco-énergéticiens pour la maîtrise énergétique et l’optimisation des bilans carbone sur la base d’un emploi pour 1000 soit 600 créations,

-la croissance des emplois de la distribution de produits issus de l’agriculture biologique à hauteur de 2000 par an. Le comité retient le chiffre de 1000 par an pour l’horizon 2020 soit 10 000 emplois,

-la formation est une nécessité. En effet, il est estimé un besoin nouveau d’engager 1 jour/an pour la moitié des personnels des IAA en moyenne sur les dix prochaines années soit 300 000 jours stagiaires.

Pour les métiers d’appui de ce secteur :

-des formateurs au développement durable qui incluent les économies d’énergie dans la conduite de lignes de production, le stockage et la conduite des engins et véhicules soit 250 formateurs,

- des conseillers énergie et développement durable à raison de 1 pour 250 emplois soit 2 400 éco-conseillers.

Au total, la création d’emplois dans l’industrie agroalimentaire et la distribution spécialisée en produits de l’agriculture biologique est donc estimée à 13 250 emplois.

Pour les métiers de la forêt, de l’exploitation forestière et de la première transformation du bois,

la croissance verte devrait induire la création de :

- 23 620 emplois pérennes à l’horizon 2020, métiers d’appui inclus (techniciens d’animation et de mobilisation, éco-certificateurs, formateurs…),

- 800 emplois liés à la création des nouveaux parcs dans les cinq ans,

- 4 000 emplois attachés aux activités de gestion de la biodiversité ordinaire en relation avec la mise en oeuvre des trames verte et bleue dans les dix ans.

Actuellement, les créations d’emploi dans ces secteurs sont estimées à environ 2 500 par an. A l’horizon 2020, on devrait atteindre 22 500 emplois.

Pour les métiers d’appui de ce secteur :

La stratégie nationale de recherche et d’innovation sur l’alimentation, les biotechnologies, l’urgence environnementale due au changement climatique et les éco technologies militent pour renforcer les équipes publiques et privées de 3 000 chercheurs.

Pour la formation, le comité de filière propose de mener :

- une action prioritaire auprès des formateurs en mobilisant les acteurs de la recherche et du développement pour une agriculture écologiquement intensive, une alimentation de qualité et de sécurité sanitaire et un développement durable des espaces agricoles, forestiers et naturels,

- une labellisation des centres de formation préparant aux qualifications des métiers de la croissance verte de manière à valoriser ces métiers : label « métiers de la croissance verte »,

- des opérations de suivi des préparations aux nouvelles qualifications de la croissance verte avec appels de candidatures,

- des actions de promotions des métiers de la croissance verte auprès des institutions chargées de l’accueil, l’orientation et l’insertion des jeunes dans la vie active avec la palette de l’ensemble des diplômes offerts sans discrimination d’institutions,

- des actions prioritaires de promotion des métiers de la forêt, de l’agriculture et de l’agroalimentaire pour améliorer l’image de ces secteurs auprès des jeunes par des opérations associant qualité de l’environnement et des métiers de la production en forêt et dans l’agriculture notamment, ou sur notre alimentation,

- des appels à projets auprès des fédérations professionnelles pour valoriser leurs métiers,

- une recherche des entreprises concernées pour prendre en compte la dimension sociale du développement durable notamment dans la partie conditions de travail.

Le comité s’est appuyé principalement sur les travaux engagés par l’enseignement agricole dans l’accompagnement aux métiers de « la croissance verte ». Les besoins en formation semblent identifiés et couverts, il s’agit davantage de faire évoluer les formations existantes que d’en créer sur des secteurs qui seraient non couverts. L’urgence est, par conséquent, de former les formateurs nécessaires à cette requalification de masse des acteurs avec l’appui de la recherche et de l’enseignement supérieur.

www.developpement-durable.gouv.fr

……………………………………………….

(1) Il y avait 11 comités : Métiers de la filière « Agriculture et Forêts »,  de la filière « Bâtiment »,  de la filière « Mer », de la filière « Construction électrique, électromécanique et réseaux », de la filière « Transports »,  de la filière « Raffinage, carburants et chimie verte», de la filière « Automobile », de la filière « Biodiversité et services écologiques », de la filière « Tourisme »,  de la filière « Energies renouvelables », de la filière « Eau, Assainissement, Déchets, Air».

(2) Constant Lecoeur, ingénieur général des ponts, des eaux et des forêts, est également Président de la section « Emploi, formation, recherche » du conseil général de l’agriculture, de l’alimentation et des espaces ruraux (CGAAER) et Président de l’observatoire des Missions et des Métiers (OMM) du ministère de l’agriculture (CGAAER).

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La filière bois rhônalpine au Mondial des métiers de Lyon

L’ensemble de la filière forêt-bois rhônalpine se mobilise pour le Mondial des métiers du 4 au 7 février à Lyon Eurexpo. Sur 300 m2 un dispositif conçu et animé par FIBRA – Fédération forêt-bois Rhône-Alpes, son réseau d’interprofessions départementales et des établissements de formation, présentera les atouts de ce secteur d’activité et les opportunités de carrières qu’il offre.

Un pôle accueil « métiers de la filière forêt-bois de Rhône-Alpes »

Il sera le centre de l’ensemble du dispositif. Animé par des professionnels et les permanents des Interprofessions (départementales et régionale), il permettra d’orienter les jeunes vers un métier, une formation, une structure de formation. Le public y trouvera, en plus de la présence et des témoignages des animateurs :

-Des panneaux d’informations sur les métiers et sur le bois et son intérêt environnemental

- Des brochures ONISEP « Zoom sur les métiers du bois », (Edition 2009),

- Une borne d’accès au site internet www.metiers-foret-bois.org développé par FIBRA, (site internet de présentation des métiers de la filière et des organismes de formation en Région Rhône Alpes et d’avantage).

- Des marque-pages seront remis aux jeunes, mentionnant l’adresse du site internet www.metiers-foret-bois.org.

- Des sacs papiers issus d’une collaboration entre la filière forêt-bois et la filière papier seront distribués mettant en avant l’adresse de site www.metiers-forêt-bois.org.

- Un jeu interactif où filières bois/papier-carton/plastique/métal/textile sont associées. L’élève pourra, en répondant à un quiz, constituer sa parure de crayons fabriquée à partir des 5 matières.

Des espaces animations

Les animations seront assurées par les établissements (formateurs, élèves). Ces animations permettront de présenter les métiers aux jeunes et à leurs familles, mais surtout les opportunités d’emploi, les points forts et les aspects modernes et très techniques de ces différents métiers. Les pôles animations occuperont environ 250 m2 et présenteront les cinq secteurs suivants, en lien avec le site internet www.metiers-foret-bois.org, et proposent les activités suivantes :

- La forêt : secteur de l’exploitation forestière et du bois énergie, présentation des différents types de combustibles.

- Le matériau : secteur de la scierie, présentation d’une scierie rhônalpine en vidéo.

- La construction bois : présence d’une aire d’épure au sol pour fabrication d’une charpente, atelier de montage et assemblage d’un escalier.

- Le mobilier et l’agencement : montage sur place de caissons de cuisine

- L’art du bois : présence d’un échiquier géant

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